Rapide Critique

Lapis x Labyrinth

Développeur : Nippon Ichi Software – Éditeur : Sega

Date de Sortie : 31 mai 2019 – Prix : 29,99 €

L’aventure de Lapis x Labyrinth commence par la présentation d’un village en proie à de grandes difficultés financières : basé sur les fondements d’un labyrinthe débordant d’or, les héros devraient se bousculer vers les profondeurs afin d’acquérir un énorme trésor. Comme personne n’a jamais réussi, il n’y a plus aucune trace d’aventurier. Sauf vous.

Votre équipe se dote de quatre équipiers aux capacités et coups uniques, avec des classes sans aucune imagination. Comme tout jeu japonais qui se respecte (ou pas), vous pensez bien que la sorcière sera toute mignonne et que le guerrier aura un côté obscur et badass. Heureusement que le jeu prend le parti du chibi, sinon on aurait eu des femmes aux proportions disproportionnées, si vous voyez ce que je veux dire…

Passé ce côté mignon et bon enfant, le jeu vous envoie ad nauseam dans des niveaux labyrinthiques à la recherche d’un quota de gemmes violettes moches pour enfin atteindre un portail lui aussi bien planqué. Il faut cependant se dépêcher car chaque plateau est limité dans le temps : au bout de cinq minutes, un fantôme apparaît pour vous éliminer, et c’est reparti depuis le début s’il vous touche.

La réinitialisation est la mécanique principale de Lapis x Labyrinth, car vous ferez encore et toujours la même chose durant les nombreuses heures de votre aventure. La boucle de gameplay se résume sur un timbre : accepter une quête (qui correspond à un dédale unique) ; faire les différents étages du Labyrinthe ; tuer le boss ; changer son matériel gagné ou acheté ; recommencer. Je peux vous dire que répéter ces actions pendant ne serait-ce que deux heures est fastidieux, alors imaginez faire cela pendant presque quinze heures !

En général, la répétitivité n’est pas un problème si l’histoire ou le gameplay apportent de quoi nous tenir en haleine. Pour le premier point, on peut oublier, car les quelques phrases de scénario ne sont qu’un prétexte pour tuer des monstres par milliers. Le second, quant à lui, s’en sort plutôt bien avec des palettes de coups qui augmentent à mesure de notre progression (une espèce de montée automatique d’expérience et de niveau) et la possibilité de passer à l’un de nos quatre membres durant l’exploration d’un simple clic de bouton. Des combos dévastateurs sont aussi autorisés après un laps de temps afin de faire le ménage rapidement.

Tout cela est cool et bien maîtrisé, mais il vous suffit de regarder les quelques images fournies ici pour comprendre qu’on ne pige absolument rien. Des tonnes d’éléments sont ajoutés à l’écran, les monstres se superposent, on ne sait plus où on est, et le mode Fever (un pouvoir ultime qui se charge et s’active tout seul après un certain nombre de coups) transforme le jeu en fête du slip visuelle avec des gemmes sacrément dégueulasses qui noient le niveau dans un déluge qui ferait un carnage chez les épileptiques.

Après quelques heures, je comprends un peu pourquoi plus personne ne venait dans ce petit village abandonné… Lapis x Labyrinth n’est cependant pas un mauvais bougre. Il se savoure par petites gorgées de trente minutes affalées dans son canapé avec une Switch (format recommandé) car au-delà on arrive rapidement à l’overdose d’effets en tout sens et de labyrinthes moches et quasiment identiques.

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Zhykos

Zhykos

Touche à tout, mais toujours avec plusieurs mois de retard ; tellement de retard que mon PC n'a pas évolué depuis 2008 quand j'ai commencé à parler de jeux vidéo sur le net.

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