MAIN assembly

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Sweden Game Arena – Date de Sortie : Fin 2019 (Early Access)

Main Assembly est le premier jeu du studio Bad Yolk Games, fondé en 2017 par d’anciens de chez MachineGames, visiblement lassés du sang et de la testostérone. Ils nous proposent ici de la construction de robots, et toutes les phases d’expérimentations burlesques que cela implique. Mais sous sa carrosserie colorée et déjantée, Main Assembly recèle des outils très intuitifs et très poussés, qui promettent monts et merveilles aux plus assidus.

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Kit ou double

Ce qui différencie Main Assembly de ses confrères comme Besiege, c’est la manière dont il gère la construction, ordinairement limitée à un assemblage de cubes. Libre de ces contraintes, les outils freeform vous permettent de plier, tordre et déformer à l’envie chaque pièce de vos créations. L’utilisation est simple et visuellement claire, et n’est pas sans rappeler un logiciel de modélisation 3D, bien que tout soit ici intégré directement au jeu. Tout est orienté vers la construction de machines, et on vous fournit tout ce qu’il vous faut pour réussir cette entreprise. Les modifications se font à la volée, en temps réel, avec toute la panoplie essentielle de pistons, roues ou axes de rotations. Et une fois votre créature de Frankenstein assemblée, il est temps de lui donner la vie. La surprise du jeu, et celle qui annonce de belles et grandes choses, c’est la possibilité de programmer directement vos créations. En plaçant une unité de processeur sur l’une de vos machines, vous accédez à une interface de “programmation” visuelle, dans laquelle il vous suffit de placer des blocs et de les relier entre eux pour voir opérer la magie. Un bloc “input” lié à la touche Z de votre clavier peut être lié à une action simple ou complexe, par exemple “avancer sur un axe X”, recréant ainsi des contrôles sommaires pour votre voiture préhistorique. Les options sont nombreuses et, pour certaines, demandent quelques connaissances préalables. Mais il est possible, dans l’absolu, d’attribuer des comportements autonomes à vos robots, régis par des algorithmes aléatoires ou non, avec des boucles de commandes, ou avec plusieurs processeurs qui communiquent entre eux. Le genre de jouets qui seront sans doute magnifiés dès la première semaine de sortie dans les mains des joueurs les plus astucieux.

Ces créations peuvent voir le jour soit dans un mode bac à sable (prévu en multijoueur jusqu’à 4 joueurs), soit dans un mode challenge, où des objectifs spécifiques vous seront proposés. À vous de construire votre plus beau chariot élévateur afin de charger au mieux ces grosses caisses à l’arrière de ce camion. Et comme dans les autres jeux du genre, l’échec fait parti de l’expérience puisque souvent amusant. Bad Yolk Games a également fait le choix d’utiliser le moteur physique Bullet afin d’assurer à vos progénitures une destruction graduelle et entièrement simulée, ainsi qu’une simulation de l’aérodynamisme qui permettra à vos avions de voler dans les règles de l’art. Les possibilités sont considérables, surtout s’ils arrivent à développer un écosystème de partage des créations.

Main Assembly se positionne dans une niche de jeu pour petits bricoleurs, mais il le fait très bien. Les outils proposés semblent vraiment propulser le genre vers l'avant, avec une proposition à mi-chemin entre le logiciel de modélisation et le jeu vidéo. La facilité de création de modèles complexes, le tout en temps réel, en multijoueur et couplée à une programmation simple d'accès, promet une expérience gratifiante qui pourra peut-être éveiller un amour du code et de la robotique chez certains. Si vous êtes fan du genre, il vous incombe de surveiller de très près ce qui peut vite devenir un incontournable.

Tmnath

Tmnath

Passionné de jeux de plates-formes et de crème anglaise.

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