Hardware

Souris Mad Catz R.A.T. 4+

Évidemment que comme vous, depuis la nuit des temps, quand je vois une souris Mad Catz j’ai des aprioris. Du genre à me laisser penser que ce côté explosé/déconstruit d’un contrôleur n’est là que pour donner un style, un peu comme ces manettes ou cette Game Boy qui se pare d’une coque transparente pour en voir tous les rouages, transistors et petites leds tenues par deux petits point de soudage en usine.

Alors quand on m’a proposé d’en essayer une, je me suis jeté dans la gueule du loup en pensant que jamais ils n’arriveraient à ne me détacher d’un bon mulot bien technique et simpliste, rond et câlin pour ma paume. Raté : j’ai succombé et je vais avoir du mal à me séparer de cette R.A.T 4+. Halte-là cependant, elle n’est pas dénuée de gros défauts !

Maléable et personnalisable

Construction et destruction sont au cœur de l’idée de ces Mad Catz qui permettent plusieurs choses très originales dont je vais vous parler de suite. Pour commencer, on a un petit bouton “tir de précision” qui apparaît à la gauche de la souris, sur le côté.

Ce bouton permet de “ralentir” la souris et de bouger ensuite avec précision si on reste appuyé. Malin, ce bouton qu’on nous vend pour mieux cibler en jeu (et ça fonctionne plutôt bien contre de l’I.A, comme le prouvent mes kills critiques bien sentis dans Destiny 2) peut aussi permettre pas mal d’actions de précisions pour le montage vidéo (pour décaler des secondes d’un bloc sélectionné par exemple). Je lui ai trouvé pas mal d’utilisation alors même que je trouvais cela excessivement gadget au premier abord.

L’autre idée, c’est de pouvoir modifier quelques éléments pour davantage de personnalisation et surtout, d’adaptation à la morphologie et aux habitudes/préférences de chacun. Si les gauchers sont toujours exclus de cette marque (encore davantage avec cette R.A.T 4+), les grosses mains lourdes le sont aussi parfois. On peut déplacer l’arrière-train de la souris pour qu’elle se fonde bien plus facilement dans la paume de la main. 

Problème : plus on éloigne ce morceau de la base, plus le poids de votre main va faire balancier et fatalement, vous allez avoir quelques soucis à l’utilisation. Cela ne fonctionne donc pour les… petites mais grandes mains ? Très spécifique. Sans blague, cela doit être utile pour certaines personnes mais vous préfererez clairement une position totalement fermée ou un premier cran ouvert à 20 mm.

Les bonnes et mauvaises choses

Mais ce qu’il y a de vraiment confortable dans cette R.A.T 4+, c’est son support pour votre index. C’est tout bête, mais ça a changé ma vie. C’est confortable et une fois qu’on s’en sert (de façon pratiquement obligatoire de toute façon tant il est bien situé) on a beaucoup de mal à reprendre une autre souris par la suite.

Ajoutez à cela les habituelles bonnes choses des souris avancées avec pour commencer, un logiciel (très propre visuellement) permettant de paramétrer tous les boutons de la souris : les deux sur le côté, le bouton “tir de précision”, les deux clics ainsi que la molette. Autre souci : le clic de la molette est extrêmement dur, ce qui force à donner une vraie pression sur la souris. Cela entraîne une imprécision totale de ce clic mais surtout, vous fait lâcher-prise de tout le reste.

Enfin, évidemment, avec les macros il y a les lumières. A gérer aussi dans le logiciel, ces petites couleurs permettent de peaufiner un peu un style global qui, mine de rien, fait vraiment bien sur un bureau de joueur. J’oserais même dire que c’est élégant. La souris est disponible en blanc ou en noir, pour ceux que cela importe.

C'est la première Mad Catz que l'on teste sur Game Side Story et cette critique vous permettra de voir à quel point elle est faite (ou non) pour vous. Pleine de bonnes choses, avec un support index étonnement confortable, un bouton de précision amusant et un look de qualité, la R.A.T 4+ c'est aussi une gestion du poids très problématique et un clic-molette complètement raté. C'est à vous de voir, en fonction de vos préférences. Me concernant, elle a remplacé ma Rival 300.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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