Rapide Critique

Morels: The Hunt

Développeur / Éditeur : Abrams Studios
Date de Sortie : 15 novembre 2019 – Prix : 17 €

On trouve désormais vraiment de tout sous sa forme vidéoludique et evidemment qu’en voyant une chasse aux morilles, on ne partait pas avec un grand sourire aux lèvres et une envie folle de lancer le jeu. Pourtant, Morels : The Hunt (mais quel titre !) n’a non seulement rien d’une blague, mais il est en plus très sérieusement sympathique dans l’âme.

Le jeu vous proposera de réellement partir à la chasse aux morilles, chacun de ces champignons récolté vous offrant quelques points alors que les autres vous en rapporteront moins, voire vous en feront perdre si ce sont des champignons vénéneux. Mais à côté de ça vous pourrez aussi partir jouer les photographes pour capturer de belles images de tous les animaux aux alentours, modélisés et animés pour l’occasion. Plus tard, il sera même possible de sortir le Quad et le Cheval pour se promener dans de larges lieux à débloquer au fil des jours débloqués.

C’est là cependant que le bât blesse : le jeu force à la durée de vie immense en débloquant ses endroits visitables de l’Amérique à coups de jours passés à chasser les champignons dans les mêmes lieux, ou ces dits champignons n’ont par ailleurs pas forcément repoussé. On s’ennuie vite mais heureusement il est possible de réduire le temps que prennent “dans la vraie vie” ces jours virtuels. Mieux, vous pouvez aussi lancer une journée et la quitter directement. Tricher pour mieux s’amuser.

Reste que la construction globale du jeu est bancale, alors que visuellement c’est on ne peut plus correct. La balade fonctionne parfaitement, malgré les tics qui tenteront de vous grignoter ou les maladies contagieuses aux alentours. Pour ça, il y a les trousses de soins et autres baumes à acheter en pharmacie, entre deux journées, en échanges des points récoltés.

C’est bancal, mais c’est complet. C’est plutôt joli, même si on n’a pas vérifié si tout cela ne venait pas d’une banque de modèles 3D. Il n’empêche que malgré une traduction française aux fraises et une certaine lenteur de l’expérience globale, on ne s’attendait pas à passer plusieurs heures aussi calmes et reposantes en compagnies des animaux et des champignons.

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Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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