Court-Métrage en Réalité Virtuelle

Gloomy Eyes

Développeur : 3DAR, Atlas V – Éditeur : ARTE France – Date de Sortie : 20 février 2020 – Prix : 12,49 €

Pas de Cinétose et pas de Jumpscare - Tout publics

Court-métrage d’une trentaine de minutes divisé en trois épisodes, Gloomy Eyes nous raconte l’histoire d’un Zombie pas comme les autres qui tombe amoureux d’une jeune fille. Le prêtre des humains, adulte censé être responsable de notre héroïne, sait que quelque chose se trame alors qu’il se donne comme mission d’exterminer tous les zombies de ce monde.

À travers une histoire d’amour improbable, Gloomy Eyes tente d’utiliser à bon escient l’espace à 360° et donne pas mal de profondeur à un court-métrage parfois magnifique mais souvent très sombre et éloigné de nous, ce qui n’améliore pas la résolution visuelle du spectacle. Testé via l’application Oculus, casté via Virtual Desktop dans un Oculus Quest, l’experience s’en sort mais pas forcément avec la plus grande efficacité visuelle. On attendra, pour ça, une hypotétique version dédiée au Quest.

Si il ne me sera pas possible de juger le jeu dans sa version Vive et plus à même de proposer un spectacle aux graphismes nets (tout du moins espèrons-le), reste que Gloomy Eyes parvient sans aucune interaction du joueur à faire passer un beau et bon moment de spectateur réellement plongé au centre d’une histoire qui ne manque pas de sens et de beauté, bien que le rythme soit par moment haché menu par cette envie de montrer tant d’animations et de mouvement parfois un peu inutiles. 

Narré en anglais par un Colin Farrel excellent, mais aussi par un réellement saisissant Tahar Rahim en version française, Gloomy Eyes est de ces courts en VR qui montrent le potentiel encore en ebullition de ce que le cinéma peut proposer dans nos casques. Dommage que ce soit vendu si cher pour si peu de temps, n’aidant pas à “passer le cap” de l’experience.

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Beau et charmant, bien que sombre et souvent loin des yeux lorsqu'il s'agit de nous raconter quelque chose de pourtant assez précis, Gloomy Eyes est une histoire d'amour d'une trentaine de minutes qui ne laisse pas indifférente. Narrée avec talent, mise en scène avec justesse, l'aventure pêche juste en rythme par moments. Reste le souci du prix, surement trop élevé pour beaucoup de potentiels curieux. C'est typiquement le genre d'œuvre dont les constructeurs de casques devraient s'emparer et acheter pour pouvoir les proposer gratuitement par la suite à leurs spectateurs.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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1 réflexion au sujet de “Gloomy Eyes”

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