Rapide Critique

The Almost Gone

Développeur : Happy Volcano – Éditeur : Playdigious
Date de Sortie : 25 Juin 2020 – Prix : 15 €

Notre premier contact avec The Almost Gone date déjà de 2016, lors de la première édition d’Indiecade Europe, lorsque que le jeu s’appelait Winter. À l’époque, j’avais décrit le jeu d’Happy Volcano comme étant « le chocolat chaud des puzzles / point and click ». Et bien je peux vous dire aujourd’hui que cette description ne va pas du tout, mais alors vraiment pas du tout au jeu.

Non pas que le jeu soit mauvais, loin de là vu qu’il part même avec une petite sélection tellement il est malin. The Almost Gone n’est pas un chocolat chaud tout simplement par ce qu’il raconte / dégage. Si effectivement la palette de couleur choisie tout au long des cinq chapitres que comporte le jeu est bien réchauffante / apaisante, le réconfort s’arrête là. Car The Almost Gone est un jeu extrêmement triste, racontant la vie d’une famille, sur deux générations, où il ne faisait pas bon être un enfant.

Entre éducation sévère et drame, le jeu n’apporte jamais une lueur d’espoir si ce n’est l’objectif de notre protagoniste. Cette dernière a pour but de rejoindre une cabane dans un arbre. Évidemment, la représentation de la cabane n’est pas anodine dans le récit. Car notre protagoniste est jeune, plein de rêve et d’insouciance. Et lorsqu’une situation met en inconfort une personne, par réflexe, elle cherchera toujours à se mettre en sécurité. Où est-on le plus en sécurité ? Chez soi.

Évidemment, la cabane étant la maison des enfants, la symbolique de celle-ci prend tout son sens dès lors que l’on comprend où nous emmène le jeu. Si la narration fait mouche sur chacun de ses chapitres (je vous passerai l’angoisse narrative du dernier chapitre), sa construction est toutefois quelque peu étrange, perdant parfois le.a joueur.se quant à la temporalité dans laquelle se déroulent les évènements.

Se basant sur des mécaniques de point and click, au détail prêt qu’il n’y aura pas un seul personnage avec qui discuter, le jeu se présente par petits environnements, où une pièce d’une maison peut être présentée en plusieurs écrans. Dès que l’on interagit avec une zone, celle-ci apparait sur les bords de l’écran, sachant que ses zones ont pour objectif d’enrichir la narration ou d’apporter de l’interaction, principalement pour récupérer des objets ou résoudre des puzzles à base de verrous à codes.

Dans l’ensemble plutôt malin, jamais trop compliqué (sauf si vous n’êtes pas très observateur.rice), le jeu que Happy Volcano nous livre ici un très beau puzzle game avec une narration assez dure et triste, que l’on déconseillera évidemment aux personnes fragiles-sensibles. Pour les autres, aucune raison de passer à côté.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Laisser un commentaire