Rapide Critique

Alba: A Wildlife Adventure

Développeur : ustwogames – Éditeur : ustwogames
Date de Sortie : 11 décembre 2020 – Prix : 17 €

Dans notre vie, nous avons des périodes plus ou moins longues où l’on vit une passion à fond. Par exemple, les gamins de ma génération (je suis né en 86) ont presque tous eu une affection pour les dinosaures. C’est une chose que je n’explique pas, mais nous sommes tous tombés dedans (peu après, il y a eu les Pokémon). Dans le cas d’Alba: A Wildlife Adventure, on lâche les dinosaures au profit d’une faune plus actuelle. On nous montre une jeune fille pile dans le délire de l’amour des animaux et comme nous sommes en 2020, il fallait absolument lui mettre un téléphone entre les mains.

Chaque année, la petite Alba rejoint ses grands-parents sur une petite île. Son papy est un amateur de photographie et il pousse sa petite-fille à faire de même. Nos smartphones sont des petites merveilles de technologie, parfaites pour apprendre la photo. Il lui en donne donc un pour qu’elle puisse s’amuser à capturer tout ce qui passe. C’est après avoir sauvé un dauphin naufragé qu’Alba et sa copine Inès décident de créer une espèce de club de protection de la nature. Nos héroïnes, du haut de leur jeune âge, parcourront l’ilot en quête de nettoyage (des gros cons qui mettent les déchets par terre), de sauvetage (lesdits déchets handicapant les oiseaux et autres bêtes) et de photos.

Pour ajouter un semblant de fil rouge à cette aventure, le maire de la ville a décidé de raser la réserve sauvage pour y implanter un hôtel de luxe, qui, main sur le cœur, donnera un élan sans précédent à cette région désertée depuis de nombreuses années. Le duo de choc ne prend pas cette nouvelle de la plus belle des manières (on peut les comprendre), et s’active à prouver à ces décideurs peu scrupuleux qu’ils ont tort de pourrir la faune et la flore avec du béton.

À partir de là, un objectif simple nous est proposé : réunir cinquante signatures et présenter notre pétition anti-hôtel au maire. Les autographes s’obtiennent en accomplissant de courtes tâches comme trouver un animal rare, réparer un banc ou trouver la cause d’une maladie touchant les bêtes locales. C’est plutôt simple, rapide (comptez 4 heures maximum pour tout faire et tout voir) et sans prise de tête. Si ces activités ne vous font pas rêver, sachez que l’intérêt principal de ce jeu est ailleurs : il veut vous faire explorer l’île à la recherche de toutes les bestioles la peuplant.

Avec une encyclopédie dans une poche et un téléphone dans l’autre, vous vous baladez et dès qu’un animal est à portée, vous pouvez le photographier pour l’identifier. Si vous êtes ignorant comme moi (j’ai une méconnaissance gigantesque dans ce domaine), le jeu vous présente l’animal avec une photo, son nom commun, son nom scientifique et quelques autres informations. J’aurais aimé en savoir plus (sa zone géographique principale, sa taille, etc.), mais rien ne vous empêche d’ouvrir Wikipédia à côté comme j’ai pu le faire. Il y a soixante-deux clichés à prendre et certains demandent de bien fouiller la carte ou, dans certains cas, attendre des moments précis (objectif à remplir ou jour à atteindre) pour que l’animal daigne vous rendre visite.

Alba: A Wildlife Adventure est une aventure fraiche qui ne vous fait pas la morale explicitement en vous crachant à la gueule que l’humanité est une race destructrice (car oui, il y a encore de très belles choses sur cette Terre et il faut essayer d’y faire attention.) C’est un jeu sans prise de tête comme l’était l’excellent A Short Hike. Il y a une petite valeur pédagogique dans le titre d’ustwogames et j’ai adoré me balader avec mon téléphone pour découvrir comment s’appelait ce énième oiseau que j’ai déjà vu des centaines de fois sans connaitre son nom. J’aurais, au fond de moi-même, préféré vivre cela avec un gosse à côté de moi (ou un avatar adulte dans le jeu), car le message « tiens gamine, prend ce téléphone et démerde-toi » ne me plait pas du tout. Malgré ce point précis, je vous recommande Alba à 200 % afin de prendre un bon bol de soleil, de bienveillance et de bonne humeur après cette année 2020 catastrophique.

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Zhykos

Zhykos

Touche à tout, mais toujours avec plusieurs mois de retard ; tellement de retard que mon PC n'a pas évolué depuis 2008 quand j'ai commencé à parler de jeux vidéo sur le net.

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