Rapide Critique

The Plague Doctor of Wippra

CactusSinger
Publié le 20 octobre 2022

Développeur

Electrocosmos

Éditeur

Application Systems Heidelberg

Date de Sortie

05 octobre 2022

Prix de lancement

9.99 €

Testé sur

PC

Vous avez toujours rêvé vivre la vie d’un médecin en pleine épidémie de peste noire médiévale ? Ça tombe bien, Electrocosmos vous propose pour leur premier Point & Click d’incarner le Docteur Oswald Keller fraichement arrivé dans la ville Allemande de Wippra pour y prendre le poste de médecin du couvent local récemment laissé vacant.  

The Plague Doctor of Wippra est donc un jeu d’aventure Point & Click au style retro à très gros pixels. On est assez proche du style visuel d’un The Last Door par exemple, avec peu de détails, notamment au niveau des visages, et très peu d’animations, où la part belle est laissée à l’imagination. On y suivra donc le jeune Docteur Oswald Keller dans la ville d’Allemagne médiévale de Wippra, alors que la peste noire se propage de plus en plus, ravageant ses habitants. Dès le début du jeu, on voit de suite que nous ne sommes pas ici pour la joie et la bonne humeur. Notre première rencontre sera celle du garde de la ville qui a pour consigne de barricader les logements des personnes infectées par la maladie. Puis notre première énigme sera de diagnostiquer un enfant porteur de la peste, avant de devoir ensuite réaliser une saignée, pour enfin tenter de convaincre la plèbe en colère que non, ce ne sont pas les juifs qui ont apporté la peste en empoisonnant l’eau potable du village… la routine habituelle quoi.

Le jeu nous proposera d’ailleurs principalement des énigmes « médicales » où nous serons amené à trouver des moyens détournés pour trouver le nécessaire afin de soigner nos patients. On pourra d’ailleurs faire usage de notre fidèle livre de médecine pour nous aider à trouver la marche à suivre pour le traitement adéquat si besoin. Néanmoins, on s’aperçoit rapidement que la vraie bataille n’est pas forcément contre la maladie, mais plutôt une lutte contre l’ignorance, la superstition et l’obscurantisme. Certains membres du clergé, par exemple, en profitent pour vendre des lettres d’indulgences servant à expier vos pêchés et à se protéger de la peste, ainsi qu’à vous délester de vos derniers sous. Devant l’ampleur de la situation, les pauvres habitants décident souvent de se séparer de leurs dernières ressources pour obtenir la sainte lettre plutôt que de s’en servir pour sauver leurs voisins, en se justifiant d’un bon « on va tous mourir un jour » des familles. Joie et bonne humeur donc. Le tout est d’ailleurs porté par une très belle bande son, souvent très sobre faite principalement de piano et cordes, et qui sait aussi se mettre en retrait pour mieux laisser place au silence. A noter d’ailleurs qu’on ne trouvera pas de doublage ici, les dialogues sont seulement sous forme de textes.

Au niveau du gameplay et des énigmes, on reste sur un jeu assez modeste. Pas vraiment de nouveautés ni de spécificités, on peut observer et interagir avec les objets et utiliser son inventaire. On notera cependant que certains de nos choix auront un petit impact sur la toute fin de l’aventure. On reste également dans ce que je définirais comme un Point & Click « fermé », avec des énigmes de proximités, c’est-à-dire où tout ce qui est nécessaire à sa résolution se trouve sur 2 ou 3 écrans de jeu au maximum et où on a rarement plus d’un ou 2 objectifs à la fois, à l’inverse de jeux au scope plus ouvert où on doit chercher sur plusieurs lieux les objets nécessaires à la résolution de plusieurs énigmes entrecroisées.

The Plague Doctor of Wippra est un jeu d’aventure assez basique dans sa forme, mais surprenant dans le fond. On est tout de suite conquis par son ambiance et style réaliste qui nous transporte dans une des périodes les plus sombres de l’histoire, sans en faire trop, simplement en nous faisant vivre une journée dans la peau d’un médecin de la peste noire, où certains thèmes semblent presque résonner de nos jours. Malgré une certaine simplicité, il en reste un jeu plutôt agréable à parcourir, et on aurait quand même aimé y rester un peu que les 2 petites heures nécessaires pour voir dérouler les crédits de fin.

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