Gal*Gun 2

Aimez vous les (jeunes) femmes ? Est ce qu’un jeu ecchi mi beauf-otaku mi rigolo vous intéresse ? Si la réponse est non à l’une de ces deux questions, vous pouvez vous arrêter de lire là tout de suite maintenant car Gal*Gun n’est pas une série pour vous et ne le sera probablement jamais. Du coup, si vous êtes dans ce cas, pour compenser votre déception, laissez moi vous guider vers cette vidéo avec des chats et de la bonne musique. Pour les autres qui êtes encore là, accrochez vous on est parti !

Et pour commencer,  laissez moi vous citer un ami qui lorsqu’il m’a vu jouer à ce jeu m’a dit :

« Tu verras Gal*Gun, faut être dans l’esprit pour vraiment apprécier ! »

Au début, j’ai pris ce conseil comme une blague du style « le jeu est tellement naze que j’ai recours à cet argument débile pour me foutre de lui ». Quelques heures de jeu plus tard, je dois le reconnaître : il n’avait pas tort le bougre,  Et oui cette expression est tellement périmée qu’elle est devenu illégale depuis 1992 mais on n’a peur de rien sur Game Side Story. (Pas même d’attendre plusieurs mois pour avoir ce test)

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Chuusotsu! 1st Graduation: Time After Time

Au lancement de Chuusotsu, un message d’avertissement s’affiche prévenant que ce jeu ne promeut aucune forme de discrimination (on y reviendra) et que tu passeras 100 millions d’années en prison si tu le partages illégalement. Dans le même état d’esprit, je vais me permettre d’émettre à mon tour un avertissement.

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Danganronpa V3 : Killing Harmony

Cela va sans dire mais cette critique vous est garantie 100% sans spoil.

C’est la fin. Nous sommes dimanche soir…enfin lundi nuit du coup et il est 3h07. 3h07 précises. Mon œil a tourné machinalement son regard vers ma Freebox comme pour faire un STOP CHRONO. 3h07 putain. Quand l’avais-je entamée cette dernière partie de ma partie déjà ? Vers 22h30, il me semble. Un rapide calcul m’indique que 1/ Cela fait 4h30 et 2/ C’est moins que le temps de sommeil qu’il me reste avant de me lever pour partir au boulot. Putain, je vais tellement en chier demain. Mais vous savez quoi ? A ce moment-là, je n’en ai strictement rien à cirer parce que ça valait le coup, oh oui ça valait le coup.

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Senran Kagura Peach Beach Splash

Faites entrer l’accusé. En me confiant la responsabilité de critiquer ce jeu, je pense que Skywilly ne s’est pas simplement dit que cela allait faire plaisir à l’otaku de service mais qu’il s’agit aussi après sa propre critique d’un autre épisode de la saga de pouvoir laisser la parole à la défense. Sauf que je suis loin d’être Phoenix Wright (question de coiffure) et qu’il faut bien avouer que ce dossier, comme on dit en termes techniques, ne sent franchement pas la rose et que même si mon client a pour circonstances atténuantes d’avoir décidé de mouiller le maillot, je ne m’attends pas franchement à un jugement clément de la part de la cour intérieure qui se trouve dans ma tête.

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Niddhog 2

Une des références que l’on retrouve souvent dans l’imaginaire grand public lorsqu’il s’agit de définir la base du jeu vidéo est Pong. Deux raquettes, une balle et un duel dont chacun comprend immédiatement les règles. Depuis, la simulation du jeu de tennis est restée une recette redoutablement efficace en terme de gameplay car tout y est pour permettre à deux joueurs de s’affronter rapidement dans le fun et la tension : peu de coups différents mais qui peuvent s’avérer extrêmement décisifs lorsqu’ils sont bien placés et en face, pour assurer les droits de la défense, des contres pouvant également renverser la situation de façon significative. Niddhog a simplement adapté cette recette en transformant cela en jeu de duel à l’épée avec quelques subtilités d’équilibrages supplémentaires bien pensées. (la roulade et le fait de pouvoir ramasser une arme à terre entre autres).

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Miniature Garden

L’endroit n’est peut être pas idéal pour débattre du travail de critique de jeu vidéo mais il s’avère que je n’avais pas de meilleure introduction à vous proposer pour vous parler honnêtement de « Miniature Garden ». Critiquer un jeu n’est pas un exercice compliqué en soi car tout ce qui vous est demandé est de donner votre opinion en l’entourant de mots et de quelques images. Par exemple, qualifier un gameplay de raté, dire qu’un level design est ennuyeux, s’attaquer aux bruitages par le verbe sont des choses aisées à faire car tous ces travaux n’ont grand-chose en commun avec la forme du travail du critique. En revanche, difficile pour lui, pour moi, de ne pas se ressentir un peu cruel lorsqu’on commence à s’attaquer, et cela sera le cas ici, au travail littéraire d’un autre. Et c’est justement tout le problème de « Miniature Garden », un visual novel qui tente sincèrement de vous amadouer dans son univers mais qui, malgré tout ses efforts, échoue sur l’essentiel.



Les gens du jardin

L’histoire débute par une compilation de clichés mille fois vues dans la production japonaise et pour ceux qui n’en seraient pas des habités, j’ai pris la liberté de les surligner en prenant comme excuse que le jeu lui-même n’hésite pas à le faire lourdement. Yasunari est un lycéen en classe de première,  sans réelle personnalité mais qui semble plutôt apprécié. Le jeu débute alors qu’il aide sa classe à préparer le festival culturel de son établissement prévu pour démarrer le lendemain.  Dans la même classe, on retrouve également sa meilleure amie qu’il connaît depuis l’enfance et dont les parents sont morts dans de mystérieuses circonstances dont elle comme lui ont perdu tout souvenir. (c’est bien pratique !) Il s’est également lié d’amitié avec une jeune seconde hyper active et un peu nunuche (dans le langage des otakus, on appelle ça une genki) ainsi qu’un membre du comité des élèves qui semble cacher beaucoup de choses derrière un tempérament provoquant et une désinvolture de façade. Le lycée auquel ils appartiennent est toutefois particulier, il est non seulement relativement isolé du reste du monde et fait l’objet d’étranges rumeurs au sein de ses élèves. Des évènements mystérieux et sanglants entoureraient les lieues lors du festival mais, comme tout bon héros, Yasunari n’y crois guère. En rentrant chez lui après les préparatifs, il aperçoit, dans la cour intérieure du lycée, une jeune fille aux longs cheveux argentés qui dégage une certaine aura mais qui, après enquête, semble n’être connu de personne.

 Le lendemain, tout se complique très vite car ces 5 personnages, après avoir été attaqués, se retrouvent magiquement enfermés dans le lycée et vont devoir partir dans une ambiance paranoïaque à la recherche d’une explication à tous ces mystères. Oui le basculement est abrupt comme pas possible. Fort heureusement, toute cette introduction ne dure pas bien longtemps et s’avère suffisamment efficace pour « vendre » l’univers sans trop de problème. D’autant que, à défaut d’originalité sur le fond, « Miniature Garden » propose un travail sur la forme plutôt léché. Tous les personnages principaux (en dehors du héros) sont doublés, l’esthétique des lieux comme des personnages sont corrects et l’ambiance musicale est loin d’être honteuse. C’est aussi ce mélange agréable qui permet de donner sa chance à cette histoire et d’espérer qu’on n’ait pas mis autant de soins pour rien.


Partie miniature.

Or, le problème n’est pas tant qu’il y est rien mais que les révélations qui s’enchaînent au fur et à mesure des minutes ne tiennent tout simplement pas la route en termes de crédibilité.  Même une fois terminé, le jeu présente toujours des incohérences scénaristiques qui, si elles n’en annulent pas tout intérêt au récit, lacèrent quand même pas mal l’expérience au point d’en laisser de désagréables marques.  Pire, le jeu peine énormément à imposer un quelconque tempo à son récit et semble souvent comme paniqué à l’idée de perdre notre attention. Il enchaîne alors les maladresses comme de tenter de privilégier quelques blagues ecchi poussives plutôt que de développer une vraie romance ou de vouloir agrandir son univers alors qu’il n’en a pas les moyens et que ses révélations tombent à plat.

On se retrouve alors face à un drôle de récit qui tente d’en dire beaucoup mais qui ne peut l’illustrer correctement et se contente alors d’essayer de nous faire imaginer un immense hors champ flou. Tout cela est hélas bien pathétique car les rames se voient. Pire, le jeu se plante sur ce qui est tout sauf un détail pour un visual novel : les choix qui font basculer entre les différentes routes. Dans « Miniature Garden », la pertinence de ces choix est totalement inexistante et leurs conséquences ont une intensité tellement disproportionnée qu’on frise le ridicule absolu. Tous ces défauts pourraient être oubliables si « Miniature Gardent » réussissait à se rattraper sur sa conclusion. Hélas, là aussi, c’est loupé car le jeu ne propose, au bout de quelques heures seulement (comptez en 10 pour boucler toutes les fins), qu’un propos ultra conventionnel et se révèle incapable d’assumer une violence suffisante pour pouvoir marquer le joueur.



Mettre tout le monde ado.

Pourtant, tout est loin d’être mauvais dans l’écriture. Les personnages ne sont pas de simples caricatures centrées sur un seul trait de caractère, l’histoire dispose de ressorts tragiques éculés mais dont on sent le potentiel, les dialogues ne manquent pas de justesse mais le tout échoue par un manque de talent certain à saisir le bon moment pour avancer ses billes. Le jeu commet même la faute de goût de multiplier timidement les points de vue dans un récit qui tente pourtant à la base de faire ressentir les dilemmes intérieurs du héros. On arrive alors à un paradoxe qui conduit le jeu à ne pas doubler les lignes de dialogue de son personnage principal pour faciliter l’empathie du joueur et qui se permet ensuite de lui livrer des informations qui lui sont inaccessibles ce qui flingue la démarche précédente.

Terminons ce joli gâchis par les différentes fins qui, là encore, sont loin d’avoir la pertinence et l’impact qu’on aurait pu attendre. Prises individuellement, on ne peut pas dire que ce sont de mauvaises conclusions mais, ici aussi, difficile de trouver une cohérence entre elle tant les conséquences immenses finales semblent découler de choix trop anodins et , tant surtout, trop de choses inexpliquées frisent le trou noir scénaristique que « Miniature Garden » ne prend pas la peine de combler.


« Miniature Garden » est une œuvre adolescente. Son univers impeccablement et banalement classique, ses rebondissements téléphonés, sa forme et son esthétique trop limités, sa faculté désespérante à user de trop grosses ficelles, son incapacité à imposer un rythme, un propos ou une tension et pire que tout son entêtement à essayer de transformer quoi que ce soit en émotions de façon maladroitement dictée au joueur signent l’échec d’un visual novel qui ne manque pourtant pas de sympathie. Parce que ce jeu essaye, on ne pourra pas lui reprocher cela, et parce qu’on est malgré tout loin d’avoir affaire une catastrophe, il faut savoir aussi relativiser. Après tout, si « Miniature Garden » n’a pas su m’accrocher et souffre à mon sens de trop de défauts pour être intéressant pour un public adulte, il est tout sauf certain que des plus jeunes n’y trouveraient pas leurs comptes et ne seraient pas capable de passer outre le manque de subtilité de l’ensemble pour s’attacher à cette triste et belle histoire.  Dommage que le prix ne soit pas lui aussi miniature car à 20€, on déconseillera l’expérience.

ENIGMA :

C’est la fin. D’entrée de jeu, l’histoire de « Enigma : » ne nous laisse quasiment aucun espoir d’entrevoir une issue heureuse pour son héros, Chester. Malgré sa fin proche, ce blondinet nonchalant au sourire apaisant, à l’empathie prononcée et à la personnalité étrangement attirante ne semble pourtant pas triste. Il va mourir et semble pourtant, d’une manière incroyablement calme, l’accepter. Car il le sait : depuis qu’il a contracté Enigma, une maladie cruelle et incurable, il ne lui reste plus longtemps sur cette Terre. Quelques jours tout au plus au moment où commence le jeu. Et c’est sur cette drôle d’ambiance et au son d’une douce musique au piano qu’on se lance dans la lecture de ce très attachant visual novel qu’est “Enigma:”.

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Shantae and the Pirate’s Curse

Les joueuses et les joueurs sont souvent des êtres passionnés mais également rempli de paradoxes. Ainsi, même si le phénomène s’est largement calmé ces dernières années, le joueur est en quête perpétuel d’originalité ce qui pourtant est souvent cyniquement démenti par les chiffres de vente des nouveaux concepts et des nouvelles licences qui osent encore se lancer. Certes, on compte bon nombre de jeux indépendants qui tentent des choses (on ne vous apprend rien si vous avez déjà fouillé un peu ce site) mais bon nombre d’entre eux, et pas des moins vendus, font souvent dans le rétro gaming, façon « C’est dans les vieux pots que Link brise les meilleures soupes », ou sont simplement des applications académiques de genres de jeux hautement classiques. Mais à une époque où le cinéma compte un nombre grandissant de reboot de licence ou d’adaptations et où l’animation japonaise suit le même chemin, ne faut-il pas se rendre à cette évidence qui s’applique à tout : si le jeu est très bon, qu’est ce qu’on en a à foutre de l’originalité ? Pas grand-chose à vrai dire.

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Preview – CrossCode (PC)

90,026 euros recueillis auprès de 2 326 personnes en 2 mois, c’est la jolie performance de la campagne de financement participatif réalisée par le très prometteur CrossCode. Un jeu financé, c’est quasiment toujours une bonne nouvelle. Quand le jeu se permet en plus de vous livrer une démo longue et qui fait baver d’envie, on se prend alors à croire à de futurs très grands moments et aussi à espérer la création d’un nouveau studio de qualité. Mais entrons de suite dans les détails.

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Rune Factory 4

Chère lectrice, cher lecteur, aujourd’hui votre serviteur critique est un peu dans la panade, le sujet du jour s’appelle “Rune Factory 4” et il l’embête pas mal. Non pas que le jeu soit mauvais, bien au contraire (spoiler alert : le jeu est très bon, vous pouvez sauter à la conclusion si c’est tout ce qui vous intéresse) , mais parce qu’il relève de ces jeux que j’ai plus vécu comme une passionnante expérience plutôt qu’un objet technique à disséquer. Or, vous, vous attendez sûrement à du découpage technique, de l’explication rationnelle des mécaniques, bref vous vous attendez à en savoir plus sur le jeu avant d’entendre mon subjectif verdict. Eh bien disons que c’est là qu’on risque d’avoir un problème car je risque de vous décevoir.

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