Dead Horde

Non vraiment, il faut l’avouer : on en peut plus des zombies. Ils sont partout, sur toutes les plateformes, à travers tous les genres de gameplay. Alors quand on vous propose un shoot coopératif de plus, franchement, c’est l’overdose…

Un genre totalement éculé…

Attention, ne venez pas me dire que je suis un blasé et que par conséquent, je ne parviens pas à être objectif à propos de Dead Horde. Non, vraiment, j’y ai joué. Longuement. En solo comme en coopération et c’est de cette expérience dont je vais vous parler tout de suite. Tout d’abord, rendons honneur aux sessions multijoueur qui fonctionnent très bien (sur Steam lors du test) et sont assez rapides pour nous empêcher de laisser tomber au dernier moment. Car si on avait su ce qui nous attendait au bout du voyage, pour sur qu’on ne serait pas venus.

Un virus créé par les militaires a été déversé par mégarde dans la rivière locale. Les habitants d’une petite ville sont alors devenus de véritables zombies et devinez qui va devoir s’en débarrasser ? À travers une dizaine de très longs niveaux (un bon point) qui se répètent inlassablement (ah, dommage), on bouge donc avec le sempiternel combo des touches ZQSD et l’on s’amuse à tirer et viser à la souris. Depuis Geometry Wars, ce gameplay a fait bien des petits…

Une arme principale, des grenades et quelques armes secondaires très onéreuses sont à découvrir tout au long du jeu. Des cabanons de “vente et upgrade” d’armes sont disposés à certains endroits du jeu, permettant d’échanger l’argent récolté (en tuant les ennemis) contre une remise à niveau de l’équipement. On peut augmenter la cadence de tir, la puissance et le nombre de munitions. On peut y acheter aussi un ustensile permettant de ressusciter un allié décédé en cours de route. Classique et plutôt efficace, même si cela manque cruellement d’originalité.

Où est l’amusement dans tout cela ?

On parcourt donc le jeu à plusieurs en tirant sur les ennemis qui apparaissent toutes les secondes aux bords de l’écran ou entre deux objets cachés par le monde très sombre qui nous est proposé. Il suffit d’une dizaine de minutes pour découvrir que le jeu pêche par une répétitivité incroyablement lourde. Celle-ci est toutefois rompue à de très rares moments par des phases de véhicules très courtes, ne demandant que d’écraser deux-trois zombies avant de passer à la zone pédestre suivante ou de soulever une barrière bloquant le chemin avec un Fenwick incontrôlable. Pourquoi nos héros ne peuvent-ils pas l’enjamber ? Mystère et boule d’ennui.

Ajoutez à cela un joli lot d’énervements : un mur invisible bloquant le joueur qui s’éloigne de trop de son compagnon (sympathique lors des hordes pour essayer de fuir, voir même d’établir une quelconque stratégie d’attaque), des ennemis qui apparaissent en grand nombre totalement au hasard, un mode Solo beaucoup trop dur (le jeu est équilibré pour la coopération), une lampe torche épileptique, une physique des véhicules à mourir de rire… C’est épuisant.

Comble de ridicule, Dead Horde copie des jeux comme Left 4 Dead dans le design de ses monstres (il faut voir l’ersatz de Boomer pour le croire) et ne cesse de se répéter, encore et encore, dans ses musiques, dans son gameplay, dans ses décors. Il est l’exemple parfait du jeu amateur et indépendant qui est passé totalement à côté de son sujet pour ne proposer qu’un bête jeu d’action très vite lassant qui ne laissera aucun autre souvenir autre que celui de s’être fait volé quelques euros. Tant pis, bien fait !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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