Lightopus

Dans l’océan, avec des effets de lumière et une musique envoutante : on pourrait résumer la moitié des jeux indépendants “à ambiance” par cette phrase. Néanmoins, Lightopus réussit à sortir du lot avec quelques originalités…

Duels marins

Tous les bébés des gentils poissons de la lignée de Lightopus ont été tués par d’infâmes tyrans prédateurs. Seul, vous devez donc parcourir plusieurs contrées pour retrouver des points lumineux et coloniser d’un point de vue assez métaphysique plusieurs environnements ici présentés sous forme de niveaux. Je vous explique…

Vous contrôlez au doigt votre Lightopus, une sorte de méduse aux longs tentacules qui eux seuls peuvent faire du mal à vos ennemis. Vous devez donc vous retourner vivement, de façon à faire claquer vos tentacules sur la tête des nombreux prédateurs qui vous pourchassent. En même temps, vous devez collecter une dizaine, puis une vingtaine, une trentaine voir une cinquantaine d’orbes lumineux afin de pouvoir quitter votre niveau en le “perçant” comme le ferait la jeune pousse qui sort du sol fertile ou sa graine fut plantée. C’est beau, l’onirisme.

Beaucoup ont ce problème, mais Lightopus est un jeu tactile qui pêche clairement par son concept de base : nous laisser contrôler le personnage avec le doigt au centre de l’écran. Cela nous donne au final un parcours du combattant et une perte de visibilité telle qu’on ne fait que mourir face à des ennemis qui se faufilent dans l’axe de votre doigt venu cacher tout un pan de l’écran. Il faut s’y faire et heureusement… on s’y fait : néanmoins, c’est toujours handicapant.

Belle progression ?

À l’ambiance réussie avec sa petite musique onirique et ses visuels très bleutés, océaniques, enchanteurs, Lightopus pêche malheureusement aussi du côté de la progression qui se fait franchement compliquée. Si vous perdez, vous revenez au menu qui vous propose un checkpoint. Le problème est que celui-ci est souvent assez éloigné de votre point d’échec et surtout, que vous ne réapparaissez qu’avec un seul point de vie ! Difficile de rehausser sa progression dans ces cas là et, avouons-le directement, on en revient souvent à devoir tout recommencer du début.

C’est d’autant plus dommage que point de vue expérience, on en a plutôt pour son argent. Vendu un peu plus cher que les jeux habituels (2,39 € pour être précis), Lightopus propose de passer d’une orbre de couleur à une autre, chacune nous faisant évoluer dans une atmosphère différente. A chaque fois, vous devez tenter de vous échapper du monde en n’oubliant pas de collecter des cristaux bonus. Une fois les cristaux collectés, vous irez toujours plus loin dans l’expérience.

Il y a de quoi faire, dommage que l’excellente réalisation visuelle n’est pas déteinte sur le manque cruel d’ergonomie et de facilité d’accès. Un tel jeu se savoure sans difficulté, sans quoi l’ambiance onirique s’estompe et tout devient un défi cruel et en perte de saveur. Lightopus devrait au moins proposer un mode “facile” ne serait-ce que pour pouvoir profiter pleinement de l’expérience sans avoir à pester sur la moindre parcelle de game-design que l’on peut trouver un poil trop bancale.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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