LEGO Dimensions 2016/2017 – Guide pour constructeurs…
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Après les 5 premières vagues de packs, ayant coûté environ 800 € au total (voir notre premier guide de l’année 2015/2016), LEGO Dimensions revient et met le paquet sur les franchises à défaut de proposer une vraie suite à son histoire principale. Simples DLC trop chers ou vraies bonnes aventures ? Quelles sont les nouveautés ? Comment s’améliore le jeu de base ? Ce guide sera mis à jour tout au long de l’année avec toutes nos critiques, conseils et informations sur le jeu et son évolution…


Quelques faits : les bonnes et les mauvaises nouveautés


Les nouveaux packs de Novembre 2016


Story Pack : Les Animaux Fantastiques (45 €)

Le mode Histoire : Comparé à l’aventure Ghostbusters, celle basée sur les dernières aventures cinématographiques du monde de J.K Rowling s’en sortent bien mieux. Moins de bugs, des niveaux plus réussis, voilà ce qui attend les amateurs de l’univers. Le jeu retrace pratiquement tous les grands moments du film et se fait très fidèle aux dialogues.

On lui trouvera par ailleurs quelques belles originalités : les sorciers peuvent désormais utiliser une stèle spéciale qui permet de se téléporter d’un point fixe à un autre. C’est l’occasion aussi de se rendre dans la « valide » aux animaux fantastiques de Norbert Dragonneau. D’autres endroits bien cachés (mais facile à déceler via les briques rouges « secrètes » du jeu original) feront référence à Harry Potter, mais aussi à l’univers des séries télévisées de DC Comics.

Il y a de vraies bonnes surprises dans ce pack qui dure une petite demi-dizaine d’heures bien senties en termes d’histoire et qui semble réellement bien travaillé. On lui reprochera malheureusement, comme trop souvent dans la gamme LEGO Dimensions, de proposer des niveaux pas du tout optimisés pour être joués à deux joueurs.

Le monde libre : Magnifique Amérique des année 30, le monde libre est en effet « encore une ville » dans le liste des différentes dimensions à parcourir en toute liberté mais il faut avouer que le voyage vaut ici le coup d’œil. Cela fourmille de détails, les musiques sont excellentes et certaines quêtes feront vraiment plaisir aux fans puisqu’elles viendront compléter les absences du mode Histoire.

Les figurines : Le nouveau portail est magnifique. En plus d’arborer un bien plus beau thème que les deux précédents (celui d’origine et le portail Ghostbusters 2016), il joue un peu avec le joueur puisque deux petits « ascenseurs » peuvent être montés et descendus à l’aide d’un petit levier. Commencer à mettre du « jeu » dans les packs Lego Dimensions… Il était temps !

Du coté de Norbert, rien à redire sur l’imprimé de son personnage qui colle totalement à celui du film et à l’acteur. Par contre, la taupe qui l’accompagne n’est pas vraiment des plus propres en grosses briques Lego. Elle nous rappelle le Raptor, le Mecha ou encore l’immonde Singe du Magicien d’Oz de la première année de Lego Dimensions.

Verdict : Très fidèle à l’univers, amusant et dépaysant.


Level Pack : Sonic the Hedgehog (30 €)

Le niveau exclusif : Dire qu’on attendait ce pack est un euphémisme tant découvrir Sonic en Lego est un rêve pour tout constructeur en herbe. Désolé, le verdict est sans appel : c’est une vraie déception. Passons le fait que les droits musicaux n’aient pas été récupérés par LEGO pour certaines zones des jeux Megadrive (Green Hill par exemple) pour ne parler que des bugs qui sont partout et surtout dans le principe de vitesse du hérisson bleu.

La fidélité au matériau d’origine fait plaisir à voir et tout augurait du meilleur. En vue de côté ou à la troisième personne, le jeu joue avec les époques graphiques de Sonic et le fait plutôt bien… Mais tout est gâché par la vitesse incontrôlable et une caméra complètement aux fraises. Ce pack de jeu est tout simplement injouable si on tente d’être précis ou même d’exécuter certaines commandes simples. Sonic fonce, trace sa route à vive allure et oublie de nous laisser le suivre sans avoir un malaise vagal à la vue d’une caméra qui fait davantage de looping que le hérisson tout au long de son aventure.

Reste les blagues, amusantes, piquant légèrement l’univers du hérisson, ses phobies (l’eau) et ses faiblesses (les hot-dogs) mais même les fans risquent vraiment de regretter leurs 30 €.

Le monde libre : Il possède les mêmes problèmes que le niveau exclusif, puisque l’injouabilité est partout. Les missions ne sont pas toutes motivantes et beaucoup de PNJ (Shadow, Big the Cat…) proposent des missions très quelconques pour ne pas dire ennuyantes.

Les zones sont intéressantes et bien choisies car elles couvrent la plupart des jeux Sonic sortis depuis la Megadrive. Certaines surprises, comme la zone Bonus de Sonic 2 reprise entièrement sans son concept (d’ailleurs aussi très présente dans le niveau exclusif) est une très bonne idée et fait plaisir à voir… Jusqu’à ce qu’on commence à bouger le hérisson et qu’il nous fasse des pirouettes incontrôlables. Non, vraiment, ce gameplay casse absolument tout l’intérêt du pack.

Les figurines : Sonic est sympathique, mais pourquoi prendre une simple pièce ronde classique pour faire l’anneau que porte le hérisson ? Pourquoi ne pas avoir proposée un joli anneau unique, que les collectionneurs se seraient arraché par ailleurs, pour rendre le tout plus authentique ? Ici, on dirait presque un personnage créé par un fan à cause de ce détail. L’avion de Tails, par contre, est parfait en tous points (et lorsque vous le contrôlez, Sonic est comme dans le jeu d’origine sur l’aile de l’avion pendant que l’ami renard est aux commandes). La voiture de Sonic & All Stars Racing est elle aussi très réussie. Cela ne sauvera cependant pas le pack de sa médiocrité.

Verdict : Cela partait d’une bonne intention, mais c’est purement injouable.


Team Pack : Gremlins (25€)

Le monde libre : Musicalement parfait, reprenant les thèmes des deux films cultes, le monde libre de Gremlins propose qui-plus-est une majorité de quêtes simples mais faisant directement références à des scènes très connues. On est loin des briques jaunes disséminées trop facilement : ici, c’est agrémenté de personnages connus et de bons mots bien placés. Des zones secondaires dédiées au Cinéma, à une piscine, à un studio de télévision ou encore à une boutique bien connu des fans des films viendront donner toujours plus d’intérêt à ce petit pack qui, s’il n’a pas d’histoire, est en tous les cas très passionnant à découvrir si on aime l’univers.

Les figurines : A la fois Gizmo et Stripe sont parfaitement représentés. Si leurs transformations ne sont pas immédiates lorsqu’ils touchent de l’eau, par exemple, par des soucis évident de gameplay (ce serait ingérable), ils ont néanmoins plusieurs « versions » d’eux-mêmes à débloquer. Voir le petit Gizmo mettre son bandana de Rambo avant de lancer une flèche est adorable. Coté véhicules, la voiture est extrêmement quelconque… Par contre, le Polaroid est inventif à la construction et très amusant une fois en jeu.

Verdict : Un bon petit univers mignon, original et plein d’amusement.


Fun Pack : E.T (15 €)

Le monde libre : Si l’extraterrestre célèbre est plutôt bien conçu en jeu, avec des animations de qualité et une voix réussie, on remarquera quand même un monde libre extrêmement quelconque (encore et toujours une ville) avec très peu d’originalités si ce n’est la maison d’Elliot une fois envahie par le FBI, mais aussi le vaisseau d’E.T qu’il est possible de (très rapidement) visiter. Les pouvoirs du personnage sont assez sous-utilisés dans ce monde et il n’aura d’intérêt que dans les autres mondes, comblant quelques pouvoirs potentiellement manquant pour ceux ayant découvert LEGO Dimensions cette année.

Il n’y a pas grand-chose à dire sur ce monde libre si ce n’est qu’il ne déchaînera absolument pas les passions.

Les figurines : E.T est peu représentatif de ce qu’il est en jeu puisque toutes ses animations reposent sur la souplesse de ses membres, mais la figurine et tout de suite reconnaissable. Le téléphone, lui, est plus intéressant en jeu (puisqu’il permet d’appeler Elliot sur son vélo volant) qu’en vrai, ou il ressemble à un set Lego très classique.

Verdict : Un pack très quelconque, qui n’a qu’un peu d’intérêt pour les fans.


Fun Pack : Tina Goldstein (15 €)

Le monde libre : Ce Fun Pack débloque le même monde libre que le Story Pack : Les Animaux Fantastiques mais évidemment, il n’y a aucun intérêt à choisir ce pack avant l’autre.

Les figurines : Tina, la complice de Norbert Dragonneau dans le film « Les Animaux Fantastiques » est ici très bien représentée. Dommage qu’elle apparaisse du coup souvent en double, lors de son utilisation, pendant les niveaux du Story Pack… Puisqu’elle apparaît aussi en personnage secondaire lors de certaines séquences scénarisées. Néanmoins, la figurine est très bien réalisée.

Son compagnon volant, par contre, est infâme. Totalement raté, lui aussi comme la taupe de Norbert, le Mecha Ninjago ou le T-Rex de Jurassic World. Les créatures ne sont vraiment pas le fort des concepteurs de mini-créations Lego Dimensions.

Verdict : Uniquement destiné aux fans de la franchise et seulement eux.

Fun Pack : Marceline (15 €)

Le monde libre : Ce Team Pack débloque le même monde libre que le Level Pack : Adventure Time mais évidemment, il n’y a aucun intérêt à choisir ce pack avant l’autre. Sauf si on n’aime pas Finn et les niveaux scénarisés supplémentaires ? Ce serait étonnant !

Les figurines : Si l’ampli n’est pas follement créatif (bien qu’il soit amusant à monter), Marceline est parfaitement retranscrite dans ce pack complètement Bonus mais qui est très important pour toute une catégorie de fans d’Adventure Time. Le personnage est adorable et surtout, il possède tout un tas de pouvoirs que seuls les personnages de la première année (comme Benny) possédaient. C’est aussi, d’ailleurs, l’une des figurines les plus sympathiques et adorables de cette seconde année.

Verdict : Parfaite pour les fans, intéressante pour les autres.

Les nouveaux packs de Septembre 2016


Story Pack : Ghostbusters 2016 (45 €)

Le mode Histoire : Il n’y a donc pas de nouvelle histoire avec LEGO Dimensions, pas de LEGO Dimensions 2 à proprement parlé ? Pas grave, les développeurs proposent désormais des Story Pack contenant 6 niveaux (soit la moitié d’un jeux LEGO classique pour le même prix). C’est le remake de Ghostbusters sorti en salles en 2016 qui a l’honneur d’être le premier pack du genre.

On retrouve la construction classique de tout jeu LEGO : le Story Pack raconte toute l’histoire du film à travers six niveaux, entrecoupé de plusieurs scènes humoristiques et parodiant certains moments du scénario. C’est toujours très malin et inventif, surtout qu’ici sont rajoutés certaines références (peut-être trop ?) aux autres personnages de la franchise LEGO Dimensions. Du personnage invité à ne plus savoir qu’en faire qui tente de faire rire la galerie. En parallèle, vous aurez aussi un Paul Feig (le réalisateur du film) à sauver dans chaque niveau. Façon Stan Lee dans Lego Marvel par exemple.

Les trois premiers niveaux sont réussis. Proposant souvent du jeu en intérieur (ce que fait de « moins bien » la franchise en termes de level design), ce début est convaincant et rempli de bonnes idées. Les trois derniers niveaux, par contre, se suivent et se ressemblent. C’est même assez catastrophique car on enchaîne juste les combats de zone. Mais le plus gros problème, inhérent à LEGO Dimensions mais violemment présent ici, c’est le jeu à deux joueurs. La caméra se splitter et fait n’importe quoi ! Comme les chasseurs de fantômes se doivent d’utiliser leurs rayons sur toute la zone, on découvre tout un tas de problèmes de collision, de viseurs qui ne poursuit pas son chemin, etc… A deux, c’est l’horreur de tous les instants, un calvaire pour les nerfs.

Avis vraiment mitigé pour cette première histoire, qui manque sérieusement de qualité sur la longueur. On sent que tout cela a été rushé, bien trop rapidement développé. On s’est beaucoup amusé malgré les bugs à deux joueurs, mais il va falloir faire mieux pour les prochains !

Le monde libre : Quelle paresse ! On a encore le droit à une ville, avec ses missions basiques, sa recherche d’objets et deux ou trois idées de quêtes intéressantes (Kevin, le standardiste, qui part faire des photos par exemple. Attention : cette quête vous oblige à posséder Ethan Hunt du pack Mission : Impossible). Réellement sans imagination, le monde libre se repose uniquement sur une bonne idée : la caserne originale du film de 1984.

Reprenant une idée de gameplay « avec les figurines et le portail » qui consiste à passer d’un monde fantomatique à un autre pour interagir avec le monde réel, une mission de ce monde libre vous fait découvrir ce qu’il y a dans le monde des fantômes. C’est très drôle car là-bas, ils chassent les vivants. On a le droit au remake du thème original des Ghostbusters et même à la présence des chasseurs de fantômes originaux. Une quête qui nous fait passer dix bonnes minutes sur l’heure et demi nécessaire à la complétion de ce monde libre qui ne laissera pas, au-delà de ça, un grand souvenir aux joueurs.

Les figurines : Les packs Story/Histoire de cette nouvelle fournée de LEGO Dimensions proposent aussi un nouvel habillage pour le portail très moche du Kit de Démarrage. Vous pouvez alors transformer votre portail en entrée du restaurant chinois, QG des Ghostbusters dans ce nouveau film. C’est bien plus sympathique que le portail original et on peut même y accrocher les accessoires de Abby Yates, le personnage à construire livré avec le pack. Evidemment, Abby pourra (une fois le mode Histoire terminé) se transformer et devenir une des trois autres chasseuses de fantômes du film. Oui, on peut jouer Holtzman !

Reste à parler de la nouvelle Ecto-1. Mieux que l’originale (a laquelle il manquait des roues, c’était vraiment très moche), cette nouvelle Ecto-1 fait le job mais en jeu, elle n’a même pas de sirène. C’est bien dommage. Aucune des deux minifigures Ecto-1 n’aura été convaincante, au final.

Verdict : Une histoire amusante mais classique côtoie un monde libre paresseux. Les constructions sont de qualité !


Level Pack : Adventure Time (30 €)

Le niveau exclusif : Même si le générique n’est pas présent dans le jeu (problème de droits, comme pour les Simpsons ?), l’ambiance est parfaitement retranscrite et même dans le montage des niveaux. On a le droit, en tout, à un épisode de deux histoires de Jake & Finn, comme à la télévision. On y découvre un univers extrêmement coloré qui fait du bien, après plusieurs packs un peu trop « réalistes ». Finn possède plusieurs épées proposant plusieurs types d’attaques et de compatibilité avec certains blocs. Jake, le chien, peut se transformer en plusieurs formes très intéressantes pour « tricher » (un trampoline pour accéder à certaines zones) ou valider plusieurs énigmes uniquement disponibles auparavant pour certains personnages spécifiques (la géosphère de Jurrasic Park, par exemple).

Du coup, on passe une heure très plaisante à découvrir cet ogre gigantesque à affronter en lui frappant les orteils, à découvrir quel est le secret diabolique d’une princesse (faussement) adorable et surtout, c’est toute l’ambiance malsaine de la série qui est mise en avant. Ce monde coloré amène aussi des monstres horribles, des musiques gênantes et volontairement insupportable, rendant le pack pas forcément conseillé aux plus jeunes par ailleurs. Les fans de la franchise en auront sans doute pour leur argent.

Le monde libre : Passionnant à traverser, frais, visuellement magnifique, le monde libre d’Adventure Time possède deux secrets intéressants à découvrir et plusieurs références au dessin-animé qui feront extrêmement plaisir aux fans. C’est dédié à ceux qui connaissent déjà la série, mais on ne peut que s’en réjouir finalement. C’est aussi ça, le but de LEGO Dimensions.

On y trouvera plusieurs personnages annexes comme Marcelline, bientôt disponible en figurine à part. Les zones aquatiques sont intéressantes, tous les personnages Adventure Time proposés en figurines annexes sont très bien utilisés et surtout, on a le droit à quelques musiques de qualité. Les quêtes ne sont pas trop rebarbatives, les « recherches d’objets » beaucoup moins enervantes que dans les autres mondes libres de cette nouvelle année… Bref, c’est du bon. Mais il faut vraiment accrocher à l’univers pour en profiter.

Les figurines : Finn est très réussi. Détaillé, amusant à construire, il est accompagné d’une voiture qui n’est autre que le chien Jake transformé. Bruité à la bouche, ce véhicule est assez moche et quelconque à construire mais rend bien des services une fois en jeu ! Même si, évidemment… C’est ENCORE une voiture de plus à ajouter à la collection.

Verdict : C’est du tout bon pour les fans ! Les autres auront peut-être du mal avec l’univers…


Team Pack : Adventure Time (25 €)

Le monde libre : Ce Team Pack débloque le même monde libre que le Level Pack : Adventure Time mais évidemment, il n’y a aucun intérêt à choisir ce pack avant l’autre. Sauf si on n’aime pas Finn et les niveaux scénarisés supplémentaires ? Ce serait étonnant !

Les figurines : Jake le chien est vraiment mal conçu ! Le design est horrible. La construction est quelconque, qui plus est. La princesse Lumpy est amusante à découvrir puisque faite d’un seul bloc unique (les collectionneurs vont se l’arracher !). En jeu, les deux personnages sont très utiles mais Jake et ses transformations permettent bien des économies en termes de compétences à débloquer et de figurines supplémentaires à acheter !

BMO, le personnage/véhicule de Jake, est très amusant à construire et propose de bonnes animations en jeu. Sorte de Game boy de l’amour mais aussi psychopathe camouflé, cette console portable sur pattes permet de débloquer des modules contenant de petites épreuves rétro. Ces passages sont cependant tout simplement horribles ! Surement ce qu’il y a de pire à jouer dans LEGO Dimensions depuis l’hacking des ordinateurs dans la première année.

La princesse Lumpy possède… sa voiture (cela commence à faire beaucoup trop de quatre roues) et n’a pas vraiment d’originalité si ce n’est qu’elle est entièrement rose. Je vous ai dit que Lumpy crachait des arcs-en-ciel, au fait ?

Verdict : Des personnages purement bonus, à réserver seulement aux fans.


Level Pack : Mission Impossible (30 €)

Le niveau exclusif : Reprenant l’entièreté du premier film Mission : Impossible de Brian de Palma, évidemment basé sur les deux séries télévisées du même nom, le niveau “Histoire” de ce pack est on ne peut plus convaincant. Proposant 1h30 d’espionnage ridicule, d’infiltration faussement mise en scène mais surtout de démontage de briques en règles et de scènes cultes passées à la moulinette façon Lego, après un générique culte entièrement retranscrit en briques, ce Level Pack est très concluant.

Plusieurs petits niveaux de qualité nous racontent ce qui se trame à l’agence M:I et surtout, comment Ethan Hunt va parvenir à se blanchir de tout soupçons auprès de ces anciens alliés, persuadés qu’il est un traître. On passe de grandes zones à explorer à de petits intérieurs ou il est nécessaire de prendre l’apparence de PNJ pour passer quelques portes verrouillées (nouvelle idée de gameplay rendant ce pack obligatoire pour certaines zones) à du contrôle de drone timidement malléable et une chute libre mémorable très bien retranscrite.

En personnage caché à débloquer, on retrouve l’acteur Simon Pegg dans son role de Benji (depuis Mission : Impossible 3), qu’il double entièrement. Pour ceux qui n’ont pas peur de mettre le jeu en V.O, vous retrouverez aussi les voix originales du film dont celle de Tom Cruise. 

Les fans du film seront aux anges, les amoureux de la série, par contre, sont un peu oubliés. Mais c’est une aventure réellement amusante qui est proposée ici ! Rien à voir avec les hontes de la première année telles que le scénario ridicule de Retour vers le Futur (sans doute le pire des packs de l’année passée).

Le monde libre : On visite plusieurs villes collées les unes des autres et liées par quelques petites routes. C’est très malin (même si déjà vu dans le pack Doctor Who de la première année). Un informateur, donnant des missions, se déguise alors en plusieurs personnages/animaux/objets façon Inspecteur Gadget pour vous expliquer votre objectif. Surtout, ce pack permet de découvrir que désormais, les mondes libres permettent des missions en intérieur. Cela change beaucoup de choses sur la diversité des objectifs proposés, même si on retrouve les chats à sauver, la quinzaine d’objets à collecter dans le monde, etc. Mais globalement, c’est un bon petit monde libre, avec plein de références très drôles (nous expliquant pourquoi les colombes volent au ralenti, par exemple. Les amateurs de John Woo, réalisateur de Mission : Impossible 2, apprécieront).

Aussi, plusieurs références aux autres films que le premier sont présentes. Si vous voulez savoir ce qu’il est advenu du champs d’éolienne du troisième épisode, par exemple, ce monde libre vous l’expliquera. Très amusant et largement conseillable ! Seul bémol : les fonds marins assez petits et du coup, très difficiles à explorer avec une caméra qui passe de la surface aux profondeurs toutes les minutes. Les bugs, toujours les bugs…

Les figurines : Si Ethan Hunt est plutôt réussi en faciès et costume, on regrettera quand même les jumelles peu solides qui ne tiennent pas efficacement “sur” la main de la minifigure. Néanmoins, cela reste très potable. A coté, nous avons une voiture… très classique, voir un peu trop “solide” pour émerveiller, ainsi qu’une moto. Cette dernière est plutôt intéressante car est amusante à monter et, comble de bonheur pour les collectionneurs, le socle est inventif et plus solide qu’à l’accoutumé pour lui donner cette impression de “décollage dans les airs”. C’est donc un bon pack de ce côté là, aussi.

Verdict : Les fans des films seront aux anges. C’est un pack amusant, varié et bien conçu.


Fun Pack : A-Team / L’Agence Tout Risques (15 €)

Le monde libre : Avec ce Fun Pack à 15 €, pas de scénario mais juste un monde libre à explorer. Sur l’air connu du générique qui a hanté nos tubes cathodiques, on joue Barracuda (alias Mister T.) dans un Los Angeles un peu terne point de vue « contenu ». L’éclairage est assez violent et gâche les animations des minifigures et la ville manque furieusement d’âme. Néanmoins, que ce soit en VF ou en VO, les voix vous remettront tout de suite dans le bain.

On retrouve les trois autres membres de l’Agence Tout Risques : Looping, Futé et Hannibal dans des missions annexes assez variées. Bonheur pour les fans : une fois ce monde libre visité et bien terminé en termes de missions et de briques dorées à collecter, le jeu vous laissera jouer les quatre membres de l’équipe comme vous le voulez. Pour cela il suffit de laisser appuyé le bouton de sélection des personnages : Mr.T peut alors se transformer en un autre personnage de l’équipe.

Le souci est posé : ce pack ne parlera absolument qu’aux fans de la série. C’est une bonne chose dans l’idée mais, contrairement au pack Mission : Impossible par exemple, le monde libre manque singulièrement d’attrait, de quelque chose qui le démarque d’une toute autre ville conçue en Lego. A noter la présence d’intérieurs, toujours, qui recèlent de bons moments de rencontre entre personnages connus. Quant aux quêtes annexes proposées, elles mettront en avant des noms tels que Amy Allen ou le général Hunt Stockwell : pour les fans, rien que pour les fans.

Les figurines : Mister T. est conçu de façon très correcte mais n’est pas des plus charismatiques malgré un buste très bien conçu. A côté de cela, le Van est solide, se transforme en un avion plutôt cool à monter, mais ce n’est pas non plus la folie. Tout juste correct de ce point de vue, à mon sens.

Verdict : Uniquement pour les fans purs et durs. Le monde libre manque sacrément d’âme.


Team Pack : Harry Potter (25 €)

Le monde libre : Pas de scénario pour Harry Potter avec son arrivée dans Lego Dimensions. Il a déjà eu deux jeux à son effigie et par conséquent, ce n’est qu’un monde libre qui est proposé avec les figurines de Harry et Voldemort. Le monde libre regroupe plusieurs zones mythiques des livres : le quartier de Londres, la forêt, Poudlard évidement avec son terrain de Quidditch et ses nombreux escaliers… Les lieux sont variés, certains endroits sont réellement magnifiques et les airs de John Williams accompagnent au mieux le tout.

Dommage que les quêtes proposées ne soient pas réellement passionnantes. Malgré deux-trois exceptions (un combat de boss sympathique, le ministère de la magie bien caché…) on en revient à aller chercher plusieurs objets clignotants à travers la carte et ce, bien trop souvent. Des personnages secondaires sont aussi très mal utilisés, comme Agrid ou Dumbledore, à cause de ce genre de quêtes sans intérêt. Ou sont Hermione, Ron et les autres ?

Beau mais paresseux, ce monde libre n’est pas des plus trépidants. Les fans risquent même de rester beaucoup sur leur faim, tant l’univers d’Harry Potter est un vivier sans fin d’environnements divers et variés à découvrir. Par contre, il faut le redire : certains plans sont vraiment très jolis, surtout dans les rues de la ville.

Les figurines : Bénéficiant d’animations très réussies (Le vol de Voldemort est sublime avec sa trainée ténébreuse), les deux figurines sont aussi plutôt détaillées et sympathiques à découvrir dans les sachets. La baguette est très simple (un bâton brun, tout simplement) et manque forcément de détails mais là, on chipote. Il n’empêche qu’on a le droit à un Harry Potter un peu plus grand que prévu, volant avec classe sur son balais, et un Voldemort charismatique.

Reste les véhicules, très décevants. Le Poudlard Express est symbolique, mais fait doublon devant la locomotive de Retour vers le Futur (pack “Doc Brown” de la première année). La voiture est sympathique… Mais il y a beaucoup trop de quatre roues bien plus emblématiques dans ce Lego Dimensions ! Hedwige, la chouette de Harry, aurait été une bien meilleure idée de “véhicule” pour ce pack.

Verdict : Beau mais creux, ce pack est surtout trop cher malgré ses figurines.


A suivre… ;)

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
Skywilly

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