Avadon : The Black Fortress

Avadon : The Black Fortress

Développé par Spiderweb Software, Avadon : The Black Fortress est un jeu de rôle à l’ancienne, auquel on joue avec plaisir les froides journées d’automne, installé bien au chaud dans sa chambre. Digne héritier de sagas légendaires telles que Diablo ou Baldur’s Gate, le titre a tout pour plaire aux amateurs du genre. Gros plan sur ce soft indépendant.

Un pacte pour rassembler tous les peuples

Avadon : The Black Fortress prend place dans un univers heroic-fantasy en proie à des heures sombres, où se mêlent complots et intrigues politiques. Dans ce monde, cinq nations se sont alliés pour former le Pacte, une union sacrée où chacun apportera assistance à son prochain en cas de problème. Bien entendu, une telle alliance n’est pas sans provoquer des envies, et des ennemis provenant des Farlands (terres lointaines) s’unissent pour former une armée afin d’attaquer régulièrement les terres concernées. Le problème, c’est que cette armée des ténèbres va en grandissant, affaiblissant chaque jour un peu plus le Pacte. C’est là qu’intervient RedBeard, fier dirigeant de la Black Fortress, dont la mission est de protéger l’alliance coûte que coûte par le biais de son armée composée de guerriers nommés Hand. Ces individus sont envoyés là où un problème survient, peu importe l’endroit, mais l’ennui est que ces personnes se font de plus en plus rares, tombant sous les coups de l’armée démoniaque. C’est là que vous intervenez.

Vous, une jeune recrue fraîchement sortie de son entraînement. Mais avant de découper de l’orc et autre dragon, il vous faudra choisir une classe parmi les quatre proposée. Vous aurez le choix entre le Blademaster qui correspondant au guerrier standart, le Shadowwalker qui fait office de ninja spécialisé dans l’évasion, les pièges et l’empoisonnement. Cependant, si vous préférez faire dans la finesse, alors peut-être choisirez-vous la Shaman se battant en invoquant des animaux et autres forces de la nature, ou alors la Sorceress qui combat à distance grâce à de nombreux sorts magiques. Bref, comme vous le voyez, il y en a pour tous les goûts, et même la parité est respectée avec deux hommes et deux femmes. Que demander de plus ?

Ambiance, ambiance

Si l’histoire est primordiale dans un jeu de rôle, le déroulement de l’action et l’interface le sont tout autant. C’est donc avec une certaine peur de l’oubli que je vais énumérer les qualités mais aussi les défauts de ce titre, au programme bien conséquent. Que diriez-vous de commencer par le déroulement de l’action ? Comme je l’évoquais précédemment, Avadon ne fait pas dans l’originalité et s’inscrit dans la tradition des grandes sagas du genre. C’est ainsi que l’on dirige son personnage en cliquant sur un endroit de l’écran, ce dernier s’y rendant automatiquement. Ce système peut paraitre déroutant au début, surtout si vous êtes un joueur habitué aux consoles, mais rassurez-vous on s’y fait très vite. Le même système est appliqué aux combats, à la différence prêt que votre guerrier dispose d’un nombre limité de cases de déplacement, histoire d’introduire une légère note de stratégie lors des batailles. Il en résulte des combats assez dynamiques, quoiqu’un peu longs les premières heures de jeu.

Mais tuer des monstres à tout va ne suffit pas dans un jeu de rôle, encore faut-il posséder les bonnes attaques. Vous imaginez vous, attaquer un dragon uniquement avec des sorts de feu ? Non ? Moi non plus. C’est pour cela que les développeurs ont intégré un arbre de talents/compétences, que l’on complète grâce à la progression de niveaux. Pour vous donner une idée de comparaison, le système de rapproche des talents de World of Warcraft. De quoi vous occuper de longue heures pour obtenir le guerrier de vos rêves ! Cependant, une question subsiste encore : une fois morts, les monstres lâchent généralement un ou plusieurs objet(s), alors comment les gère-t-on ? Par le biais d’une interface pardi ! Une fois encore, nous naviguons en terrain connu, avec un système composé de cases symbolisant les objets portés et un poids limite à ne pas dépasser. Rien de bien compliqué, pour peu que l’on ne soit pas tenté de ramasser tous les items du jeu.

Cependant, la force d’Avadon : The Black Fortress se situe ailleurs, dans ses textes plus précisément. Et oui, car vous allez en manger du texte dans ce jeu. Ils interviennent tout le long du jeu, lors de vos déplacements sur la carte, pendant les conversations et les combats. Leur apport n’est pas négligeable, puisqu’ils servent à poser le cadre et l’ambiance du titre. Et c’est avec un certain plaisir que nous en savons plus sur l’atmosphère d’un lieu pendant un dialogue. Bien sûr,, il faut apprécier le genre.

Des fissures dans la forteresse

Comme vous vous en doutez, Avadon n’est hélas pas exempt de défauts. Le plus important semble être que le titre n’est disponible qu’en anglais, ce qui peut être un vrai frein pour les non anglophones. Alors oui, à l’heure d’Internet et de la mondialisation tout le monde a plus ou moins des bases en anglais, mais il est difficile de jouer sans dico à côté de soit ou quelqu’un maitrisant la langue. Il sera possible de jouer en comprenant plus ou moins, mais quelques subtilités risquent de passé inaperçues.

Cela nous mène au deuxième problème du jeu : les textes. Même si j’ai dit plus haut qu’ils constitués le point fort du jeu, ces derniers apparaissent quelques fois trop fréquemment et sont un tantinet trop longs, ce qui énervera les gens qui ne comprennent pas l’anglais. Pour les autres, je ne pense pas que cela soit gênant. Sinon, que reprocher d’autre à part la barrière de la langue ? Peut-être une interface générale un tantinet austère et une absence quasi totale de bande-sonore, ce qui ne pardonne pas à l’heure des MMO hyper soignés.

Que retenir de cet Avadon ? Un titre assez soigné dans l’ensemble, proposant une immense aventure ne se dévoilant vraiment qu’après 10 heures de jeu, avec une action réfléchie et un contenu conséquent. Hélas, une réalisation légèrement austère et la barrière de la langue risquent de décourager les plus jeunes d’entre nous. Si par contre vous êtes comme moi un joueur ayant connu la grande époque des jeux de rôle l’ancienne, alors l’ambiance retro totalement assumée du titre ne fera qu’une bouchée de vous !

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