Basketball Pro Management 2012

Vous connaissez Football Manager et ces autres “tableurs interactifs” qui font la joie des plus passionnés de sports populaires ? Ce jeu en est clairement inspiré, tout en prenant place dans un monde trop rarement proposé dans ce genre d’exercice : le Basket.

Des tableaux, encore des tableaux…

Le jeu d’Umix n’inventent pas le fil à couper le beurre. D’abord parce que cela ne sert à rien, ensuite parce qu’ils n’ont pas non plus les moyens de jouer les révolutionnaires. Néanmoins, ils proposent quelque chose que tout amateur de jeu de management a déjà vu dans sa petite vie de joueur : des tableaux, des statistiques et une interface austère. Ca, c’est pour vous prévenir avant toute chose : au lancement du jeu, vous n’aurez aucun moteur 3D flambant neuf pour la retranscription des matchs, pas de licences connues, absolument rien de “vendeur” donc. Par contre, vous aurez un vrai jeu.

Déjà parce qu’il est on ne peut plus complet dans sa manière de traiter ce sport adoré outre-Atlantique, peu mis en avant chez nous (toujours plus que le Curling, je vous l’accorde). 18 championnats, une seule division pour chaque, voilà qui est peu. Pourtant, on fait difficilement le tour des possibilités, tant on s’accroche à son premier choix : on vous le rappelle, aucun joueur ni aucune ville n’a de véritable nom ce qui empêche tout lien réel. C’est un défaut, certes, mais ainsi on part réellement sur un terrain neutre et aucune fanboyisme quelconque ne vient entacher sa propre progression dans le jeu. On n’achètera pas un joueur pour son faciès, pour ce qu’il est en “vrai”, mais bien juste pour sa ligne de statistiques.

Visuellement, c’est loin d’être incroyable, mais cela tient bien la route. Au-delà de tout jugement de beauté, Basketball Pro Management 2012 n’étant clairement pas un “beau jeu”, il y a tout de même une forte réussite en terme d’accessibilité et de praticité. On ne cherche pas longtemps les bons menus, les bons boutons et tout cela même si on a raté l’explication du long (et très textuel) tutoriel proposé au cours de la première partie. Bref, c’est moche, mais au moins on s’y retrouve !

Pour les passionnés du genre !

Évidemment, Basketball Pro Management 2012 ne plaira pas à tout le monde. Ne plaira pas au plus grand monde, même. La faute a de l’austérité à tous les étages, à l’absence de noms connus et à un “gameplay” clairement orienté sur la contemplation des conséquences de vos précédents clics et choix. Les chargements sont cependant très longs, particulièrement déroutants et sans aucun doute déstabilisants pour ceux qui n’ont pas l’habitude de perdre autant de temps devant leur écran. C’est indubitablement le plus gros défaut du jeu, celui qui en fera fuir plus d’un.

Et pourtant, il a des qualités. Il est déjà d’une honnêteté incroyable, avec une véritable volonté d’apporter un jeu de management correct (ce qu’il réussit à faire) sans pour autant se prétendre un chef-d’oeuvre du genre (ce qu’il n’est absolument pas). Il utilise un sport absolument pas aperçu dans ce genre de jeu et fait preuve d’une véritable connaissance du milieu. Les développeurs n’ont pas fait cela à moitié, allant jusqu’à vous permettre de modifier la composition des vestiaires pour le bien-être de vos joueurs protégés.

Reste que le public qui y accrochera est très faible. Difficile de le conseiller à tout le monde, impossible même. Basketball Pro Management 2012 est réalisé avec toute la bonne volonté du monde et au final, les développeurs se sont surpassés sur certains points et complètement loupés dans d’autres. Il est passionnant ? Oui mais il charge toutes les deux secondes. Il est complet ? Oui mais il manque de “grandeur”. Il est honnête ? Oui mais… Ah non, excusez-moi : il l’est. C’est déjà beaucoup.

0 réflexion au sujet de « Basketball Pro Management 2012 »

  1. Quel dommage que le jeu n’ait pas les licences pour proposer un contenu “réel” ! Mine de rien, ça participe de beaucoup à l’immersion dans le jeu (et curieusement, ces jeux de gestions à base de tableaux sont en fait très immersifs).
    Concernant les temps de chargement, c’est à quel point ? Je ne sais pas si ça perturbera tant que ça les habitués de Football Manager, qui peut charger pas mal de temps entre 2 journées (et peut mettre tranquillement 30 minutes à charger une nouvelle saison ^^).

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