99 Levels to Hell

99 Levels to Hell

Je suis nul en jeu vidéo. C’est un fait, clair et net. Je le sais depuis longtemps, en fait, je le sais depuis mon premier jeu vidéo, Street of Rage, où je dépassais rarement le stage 3. Au fil du temps, je me suis amélioré, j’ai réussi à battre la machine bien plus souvent et au final, je pense m’être grandement amélioré. Enfin, je pensais. Car tout cela, c’était avant 99 Levels to Hell.

Comme un gout de steak et de reliure…

Il existe un genre de jeu développé ces dernières années qui m’irrite par-dessus tout : ce sont les jeux développés pour la difficulté seule et dont l’on se rappelle surtout pour cette difficulté. “I Wanna be the guy”, “Super Meat Boy”, “The Binding of Isaac”.. Chacun de ces jeux est d’une difficulté impressionnante et, comme sous-entendu précédemment, je n’ai jamais réussi à en voir le bout.

Dans 99 Levels to Hell, vous êtes un homme portant moustache et chapeau haut de forme qui descend des étages jusqu’à atteindre le diable, le boss de fin de jeu. Vous êtes armé d’un simple fusil, que vous pourrez troquer contre une mitrailleuse par exemple, ou un tas d’autres armes, au nombre de 50. Vous êtes aussi doté de 5 points de vie,comprenez 5 chances d’être touché. Comme l’indique le titre, le jeu comporte 99 étages. À l’heure actuelle, je n’en ai vu que très peu.

99 Levels to Hell est un jeu difficile, vicieux et il faudra du temps et des capacités, deux éléments que je n’ai pas, pour en voir le bout. Un jour, je pense qu’il faudra que les game designer du monde entier nous expliquent pourquoi, au lieu de mettre des modes de difficultés équilibrés dans leurs jeux, ils préfèrent le rendre d’une difficulté atroce. J’ai ma petite idée là dessus, allonger la durée de vie, mais je peux me tromper.

Maintenant, soyons gentils.

Maintenant que j’ai dit tout plein de méchancetés sur la difficulté du jeu, voilà le moment où je suis gentil. Le jeu dispose certes d’un design simple, il n’en est pas moins joli et agréable a parcourir. Certes, on pourra loucher sur certains éléments du décor, cependant l’ensemble reste sympathique et cohérent.

Au niveau musical, le jeu ne fait pas des merveilles. Les musiques, comme les niveaux, sont d’une redondance à la limite du supportable et après plusieurs heures de jeu, il est impossible de ne pas vouloir la couper. D’ailleurs, pour la remplacer, pensez aux musiques de “The Binding of Isaac”, dans la même ambiance de catacombes.

Dans un registre différent, une autre chose sympathique à trouver, ce sont les casinos et les magasins, petite référence à Spelunky, semble t’il. Cela pourrait être bien. Oui, pourrait, car les prix dans les deux bâtiments sont assez élevés et, de toute façon, vous trouverez toujours les objets nécessaires dans les niveaux. En faible quantité et pas quand vous en avez besoin, oui, mais en soi, le magasin est plus ou moins inutile. De plus, “99 Levels to Hell” ne propose pas, comme dans Spelunky, de piller les magasins et cela, mesdames et messieurs, c’est une honte.

J’ai menti.

99 Levels to Hell n’est pas un mauvais jeu, il est même un bon jeu grâce à ses niveaux aléatoires qui vous pousseront à recommencer “l’aventure” et sa difficulté qui vous demandera de vous dépasser. Il m’est cependant assez difficile de le conseiller à un public non averti. Le jeu est certes sympathique, facile à prendre en main, il est d’une difficulté diabolique, logique vu le titre. Donc, soyez prévenu : 99 Levels to Hell vous tiendra en haleine pour de nombreuses heures, causant la destruction de beaucoup de claviers et de souris. Bonne chance.

2 réflexions au sujet de “99 Levels to Hell”

  1. Les critiques de quelqu’un qui trouve the binding of Isaac difficile sont assez difficile à prendre en compte. En torchant les niveaux le plus vite possible il est en effet impossible de tenir les dernier boss mais en prenant son temps, en réfléchissant un minimum à l’utilisation de ses objets et en optimisant l’utilisation du d6 c’est un jeu presque trop facile.
    Quand à 99 Levels to Hell il n’est pas dur en soit, le plus dur étant de tenir les premier niveaux sans s’endormir pour enfin passez du bon temps.

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