Poöf Vs. The Cursed Kitty

Poöf Vs. The Cursed Kitty

Arkedo revient d’entre les morts. Ce magnifique studio ayant réalisé quelques merveilles a fermé ses portes il y a peu, mais c’était sans compter sur ce dernier projet porté par ses créateurs et aidé par les petits gars de chez Neko Entertainment. Serait-ce le chant du cygne ?

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L’histoire de Poöf le chien…

Dans un niveau à la Mario Bros. (le premier jeu arcade de Nintendo, pas le célèbre jeu de plateforme), vous contrôlez un chevalier canin parti à la rescousse d’un chat capturé par des monstres. Vous devez tout faire pour empêcher les ennemis d’atteindre le chat que vous tentez de sauver. Pour cela, il va falloir se battre : d’abord sauter sur les monstres et puis mourir pour mieux recommencer. Très inspiré de Super Crate Box dans son concept (mais aussi d’un tas d’autres petits jeux indépendants qu’il serait trop long de citer), Poöf se révèle très vite particulièrement savoureux à découvrir.
À chaque fois que vous mourrez, vous obtenez des points d’expériences. Ceux-ci remplissent une jauge qui, à chaque niveau, vous débloque une récompense aléatoire : un nouveau fond, une nouvelle musique, un nouveau visuel pour le chat, qui seront utilisés aléatoirement pour générer votre prochain niveau. La construction de celui-ci reste la même, seul le visuel change. Pour les collectionneurs et amateurs de nouveautés, cette idée d’aléatoire est assez majestueuse.
Plus important : trois missions vous sont proposées lorsque vous lancez votre première partie. Les effectuer toutes sera votre but premier, puisqu’elles vous débloqueront un jeton à dépenser dans un arbre de compétence comportant toutes les améliorations de gameplay imaginées par Arkedo. Et c’est ainsi que le jeu se joue : on répète inlassablement le même niveau avec la même joie de s’amuser, sans jamais s’ennuyer, grâce à une idée toute bête : l’évolution rapide du personnage et la participation à de petites missions aux objectifs simples tels que “battre un certain nombre d’ennemis”, “sauter X fois” ou encore “atteindre l’ennemi avec telle compétence”. À chaque trio de missions réussies, vous obtenez une amélioration. Rapidement, le jeu s’étoffe.

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Le style Arkedo

On enchaine les parties comme on enchaine les friandises d’un paquet qu’on sait pertinemment tarissable. On pioche des nouveautés au hasard, on ne sait pas quel gout cela aura. On voit vite les compétences défiler, se valider, on débloquer des tourelles à poser (électriques, lançant des flèches ou parcourant des plateformes à l’aide de scies dentées qui peuvent aussi vous blesser), des accélérations et ralentissement du temps, des armes qui évoluent au fil des parties effectuées… Et puis il y a ce saut, si symbolique, ce premier moyen d’abattre des ennemis dans l’histoire du jeu de plateforme, ici toujours le meilleur ami du chien.
Aussi, pour ralentir les ennemis, il est possible d’abandonner l’un des dix objets que l’on peut collecter. Celui-ci se transforme en… crotte dorée, dont les ennemis vont s’empiffrer. Un bon moyen de leur faire perdre du temps et de leur bloquer le chemin, donnant un peu de quoi souffler au joueur tentant quelques escapades vers le haut du niveau, loin du chat qu’il doit protéger.
Rapidement, l’écran de jeu est surchargé. C’est l’apothéose, le moment frénétique où on enchaîne les ennemis en tentant d’y voir quelque chose. C’est aussi dans ces moments-là que le plaisir de jeu est le plus intense. Oui, le nouveau Arkedo est symbolique de tout ce qui se fait de plus génial dans le jeu vidéo typé Arcade.

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Une vraie réussite !

L’évolution est délicieuse. Évidemment, le jeu se complique au fil des niveaux et surtout, il y a une notion de score à ne clairement pas prendre à la légère. Chaque ennemi frappé enclenche un combo que vous pouvez prolonger, augmentant votre multiplicateur de points à chaque nouvel adversaire touché. En accélérant le temps, l’un des pouvoirs à débloquer dans l’arbre de compétences, le multiplicateur sera augmenté. Attention cependant : la jauge de combo descend extrêmement vite et réaliser un enchaînement de plus d’une centaine de coups sera déjà un beau défi en soi. Petite astuce : certains ennemis vaincus lâchent des cristaux qui, s’ils n’augmentent pas votre multiplicateur, vous ajoutent par contre quelques points à votre score et relancent la jauge de combo pour une seconde. Il y a donc un peu de stratégie dans ce monde de brutes.
Difficile de cacher son enthousiasme devant ce jeu qui ne payait pas de mine à son annonce, mais qui se révèle être une source de fun incroyable. À la progression malheureusement épuisable, le jeu ne souffre pas trop d’un manque de durée de vie. Relancer le jeu pour quelques petites parties est toujours possible et efficace et en cela, la rejouabilité est de qualité. Tout dépendra de votre amour pour l’univers, de si vous “accrochez” au “style Arkedo” ou non, mais impossible d’en nier l’extrême qualité artistique.
Que lui manque t’il au final ? Un peu de multijoueur et un contenu plus vaste. Peut-être aussi quelques finitions concernant certaines hitbox un peu chiches, mais absolument rien de contraignant au point de ne pas profiter au mieux de cette petite perle entièrement réalisée en 2D. Portée par d’excellentes musiques signées Sylvain Hellio, cette boule de fun qu’est Poöf Vs The Cursed Kitty semble inépuisable en terme d’amusement.

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