//N.P.P.D. RUSH//- The milk of Ultraviolet

Les années 80, la ville de Nauseous Pines est ravagée par la Nox, une drogue créée par le gérant d’Ultra Violet, une boîte de nuit à la mode. Vous faites partie de la NPPD, une brigade policière chargée de lutter contre ce fléau.

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Bienvenue dans un monde dystopique

L’introduction est la version édulcorée de l’histoire. Vous êtes en fait un ancien accroc à la drogue dont le corps a entièrement été ravagé par ses effets. Votre dépouille a été récupérée pour être greffée sur une moto de combat et pouvoir renforcer les rangs de la NPPD. Un avantage à ça, vous bénéficiez maintenant d’un canon que vous pouvez dirigez à 360° autour de votre personnage à la souris !

Le jeu est un shooter en vue du dessus assez classique, mais doté d’une action frénétique. Votre but est de sauver 30 junkies puis de retrouver votre supérieur au 5ème niveau de la ville. Vos déplacements sont libres mais votre temps est compté : vous ne disposez que de 5 minutes pour mener votre mission à bien. Aucune carte n’est disponible pour vous aider dans votre recherche, mais contrairement à la tendance actuellement les niveaux sont fixes. Chaque essai vous permettra donc de retrouver de plus en plus de victimes de la Nox.

Pour les graphismes, imaginez un peu ce que pourrait donner un monde Cyberpunk sous acide et vous obtiendrez à peu près le rendu du jeu. NPPD Rush fait volontairement référence aux jeux des années 80 avec de gros pixels, des bugs de couleur un peu partout et des artefacts graphiques clignotants. On finit par s’y faire au bout d’un moment (même si personnellement j’aurais souhaité pouvoir désactiver les grosses tâches de sang à l’écran lorsque vous infligez ou subissez des dégâts) par contre les « dessins » utilisés pour les discussions avec les PNJs sont vraiment laids.

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Equipez-vous pour survivre

Les cinq niveaux de la ville regorgent d’ennemis (seulement trois différents) qui vous attaqueront à vue. Les détruire vous permettra de récupérer de l’argent à dépenser dans la boutique. Vous aurez plusieurs choix possibles : acheter du temps supplémentaire, améliorer votre tir de base, louer les services d’une prostituée (qui compte alors comme un junkie sauvé), prendre de la Nox (qui vous fera gagner de la vie contre un peu de temps) et enfin vendre vos organes au marché noir pour récupérer une énorme somme d’argent (vous saignerez par contre en permanence et serez obligé de boucler votre tâche au plus vite !).

Le jeu est vraiment nerveux et vous oblige à être constamment en mouvement, sous peine d’être pris en chasse par une mitraillette au bout de quelques secondes. Mais votre véritable ennemi sera le temps, 5 minutes c’est très vite passé et vous serez constamment en train de faire des aller-retours entre les différents niveaux de la ville et la boutique pour acheter quelques minutes supplémentaires.

C’est d’ailleurs un des points faibles du titre, au bout de quelques essais vous comprendrez les mécanismes du jeu et, sauf erreur de votre part, vous bouclerez NPPD Rush à chaque fois en moins de 10 minutes. Si vous en avez le courage, le speedrun est par contre totalement possible puisque les niveaux sont fixes et que votre score de fin de partie est basé sur le temps mis pour atteindre et battre le boss final. Vous pourrez donc optimiser votre parcours au fur et à mesure pour récupérer les 30 junkies le plus rapidement possible.

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La vague punk des jeux vidéo

Comme vous avez pu le comprendre à travers ce test, le jeu de Rail Slave Games est complètement barré. Doté d’un univers cyberpunk sous acide, le développeur Dylan Barry a osé inclure tout ce qui lui passait par la tête. Au final le jeu n’est pas mauvais, loin de là, le personnage répond bien, l’action est intense, appuyée par une bande-son nerveuse et les possibilités de la boutique sont intéressantes, vous obligeant en permanence à surveiller votre santé et le temps restant.

Il devient malheureusement répétitif bien trop rapidement (surtout qu’une partie complète dure moins de 10 minutes) et si je salue le choix graphique totalement fou, il faut bien avouer qu’à jouer ce n’est pas vraiment plaisant. Si vous aimez les twin stick shooters et que les captures d’écran ne vous ont pas fait fuir, n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil, il est bien plus intéressant qu’il n’y paraît à première vue !

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