Gunman Tales

Rapide Critique

Gunman Tales

Développeur : Tibor Fobel – Éditeur : Tibor Fobel

Date de Sortie : 01 août 2018 – Prix : 6,99 €

Tibor Fobel a attiré ma curiosité avec sa description de Gunman Tales : il explique s’être inspiré de Moonstone et Cabal, deux jeux auxquels j’ai beaucoup joué sur mon Amiga 500, mais deux titres qui n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre niveau gameplay. Je ne voyais donc pas vraiment comment les mélanger.

De Moonstone : A Hard Days Knight il reprend le multijoueur local jusqu’à 4 et le déplacement sur une carte chacun son tour pour visiter différents lieux : villes, campement indien, mine et stages pour récupérer divers objets pour avancer dans l’aventure (anti-venin, balle en argent pour lutter contre le loup-garou, pièces d’or et surtout quatre morceaux de carte pour déterrer la relique cachée au centre, objectif final du jeu).

Lorsque vous entrez dans un stage, le gameplay change pour s’aligner sur celui de Cabal. Vous devez alors abattre tous les ennemis présents en déplaçant une cible. Mais attention, car votre personnage est présent physiquement en bas de l’écran et vous devez donc éviter les tirs ennemis. Si vous tapotez votre touche de tir votre héros se déplace en même temps que le curseur, si au contraire vous la maintenez seul le réticule bouge, à vous de jongler au mieux entre les deux pour survivre.

Même si ce n’est pas le but principal, un système de combo est présent en jeu et vous pouvez également détruire la plupart des bâtiments pour récupérer des points supplémentaires. Pour varier un peu les plaisirs, quelques “mini-jeux” font aussi leur apparition comme les duels contre d’autres cowboys, une poursuite à cheval, des jeux de cartes au saloon, etc.

Si on met de côté la musique qui ne colle pas vraiment à l’ambiance et les bruitages très perfectibles, j’ai passé un bon moment sur Gunman Tales et oui, l’auteur a su mixer Moonstone et Cabal, chose que je n’aurais jamais cru possible !

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Bestio

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

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They Came From The Sky

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They Came From The Sky

Développeur : Tibor Fobel – Éditeur : Tibor Fobel

Date de Sortie : 20 mai 2019 – Prix : 2,99 €

Le dernier jeu de Tibor Fobel est évidemment un titre arcade pur et dur, mais je suis encore plus heureux car il s’agit cette fois-ci d’un shoot’em up.

Enfin shoot pas vraiment. Dans They Came From The Sky vous dirigez un vaisseau extra-terrestre chargé de capturer les humains.

Seulement deux touches sont nécessaires : la première lance un rayon tracteur puis fait bouger la navette dans le sens inverse, la seconde active un boost temporaire pour échapper aux tirs ou fracasser les ennemis qui descendent en rappel le long de l’écran.

Si au départ tout se passe bien, assez rapidement la police puis l’armée feront leur apparition pour vous arrêter. Le vaisseau de base possède uniquement deux points de vie, autant vous dire que la mort arrive très vite ! Par la suite vous pourrez débloquer d’autres soucoupes plus ou moins rapides et résistantes pour varier les plaisirs.

Pour marquer un maximum de points vous devrez faire monter votre niveau de combo en enchainant les captures sans temps mort. C’est d’ailleurs assez amusant de voir qu’après quelques heures de jeu on se surprend à optimiser au maximum ses déplacements en prenant en compte le changement de sens à chaque enlèvement.

Simple, addictif, They Came From The Sky est le titre parfait à relancer quand on a un moment de libre pour essayer de battre son record.

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Bestio

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Numgeon

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Numgeon

Développeur : Tibor Fobel – Éditeur : Tibor Fobel

Date de Sortie : 15 décembre 2018 – Prix : 2,99 €

Puisque j’ai bien aimé Animal Up ! je me suis dit que ce serait bien de jeter un coup d’œil aux dernières créations de Tibor Fobel. Je me suis donc penché sur Numgeon, un titre paru fin 2018.

Le but est de traverser un donjon en éliminant toutes les créatures barrant notre route. Mais attention, pour les attaquer vous devez cliquer sur les chiffres dans le bon ordre.

A chaque confrontation un tableau apparait et vous devez valider le 1, puis le 2, puis le 3 et ainsi de suite jusqu’à la mort de la bestiole. Il faut aller très vite car pendant ce temps elle vous attaque et vous n’avez aucun moyen de bloquer ses coups.

Pour pimenter un peu les affrontements, un système de magie est présent. Certaines cases font monter votre jauge de mana, qui, une fois pleine, vous permet de lancer une attaque spéciale en fonction de votre classe (le chevalier étourdit sa cible en lançant son bouclier et le sorcier foudroie son adversaire par exemple).

De temps en temps un marchand vient proposer ses produits (fruits pour regagner de la vie, potions en tous genres, clé pour déverrouiller un coffre…) et à la fin de chaque étage vous obtenez un bonus passif (chance de bloquer les attaques, augmentation de la chance d’infliger un coup critique, les ennemis ont maintenant moins de points de vie, etc.).

Numgeon est original et si j’aurais aimé une mécanique supplémentaire pour bloquer les coups reçus, je dois bien avouer que la formule fonctionne et qu’une fois notre personnage un peu amélioré il est vraiment grisant de rouler sur les ennemis rencontrés !

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Bestio

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Creature In The Well

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Creature In The Well

Développeur : Flight School Studio – Éditeur : Flight School Studio

Date de Sortie : 6 septembre 2019 – Prix : 12,49 €

“Hack’n slash… flipper… ok je DOIS jouer à Creature in the Well“. Voilà à peu près quelle a été ma réflexion la première fois que j’ai entendu parler du jeu de Flight School Studio.

Nous incarnons un robot-ingénieur, dernier membre de l’unité BOT-C, une équipe chargée d’entretenir un vaste complexe industriel situé au centre d’un désert. Venant juste d’être réactivé, nous ne savons pas ce qu’il s’est passé ces dernières années, nous nous apercevons juste que les machineries sont éteintes, qu’une tempête de sable fait rage à l’extérieur et qu’une étrange créature est maintenant tapie dans les niveaux inférieurs du complexe.

Le jeu est divisé en 8 donjons principaux. Le but est le même à chaque fois, collecter de l’énergie pour déverrouiller les portes et avancer dans la structure pour rétablir un mécanisme.

Le gameplay est assez déroutant au départ. Il faut attirer les billes à soi, attendre qu’elles se chargent et les propulser au loin en frappant dedans. D’ailleurs, plus que le flipper, Creature in the Well m’a surtout fait penser à Arkanoid ou à ce que pourrait donner un mode aventure dans Lethal League.

Certaines pièces proposent des mini-puzzles où vous devrez par exemple activer des cibles dans un ordre précis et/ou en temps limité. Si vous êtes assez attentifs, vous pourrez également découvrir des salles secrètes contenant de quoi augmenter votre puissance de frappe et obtenir de nouvelles armes aux effets variés (visée laser, soin…).

Pour moi la DA est clairement le gros point fort du jeu. Très colorée, elle parvient à offrir une bonne lisibilité même lorsque l’écran devient chargé en boulettes.

Je suis par contre beaucoup moins convaincu par le gameplay, je trouve que le titre manque cruellement de précision. J’ai fait un test face à un mur, en tirant vers la droite la balle revenait parfois à gauche. Autant dire que vous finirez par balancer toutes les balles le plus fort possible en attendant qu’elles tapent les cibles souhaitées. C’est dommage car ça m’a vraiment sorti du jeu alors que les affrontements contre la créature sont intéressants et que les développeurs ont réussi à ajouter de nouveaux éléments au fil de la progression (canons, hélices à faire tourner pour activer certains mécanismes, générateurs d’ennemis et mines à esquiver, etc.).

Malheureusement j’en attendais plus (trop ?) et je me suis même un peu ennuyé. J’ai lu de nombreux tests élogieux mais personnellement le manque de précision globale m’a gâché l’expérience et j’ai eu l’impression de faire en permanence la même chose : entrer dans une salle, maintenir le clic gauche le temps que les billes se chargent, faire un clic droit pour les lancer et attendre que tout s’active tout seul. Je ne peux donc pas le recommander mais si vous en avez l’occasion testez-le car il est tout à fait possible que vous y passiez un bon moment. En tout cas cette proposition de Flight School Studio est originale, ce qui est déjà une très bonne chose !

 

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Bestio

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Rebel Galaxy Outlaw

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Rebel Galaxy Outlaw

Développeur : Double Damage Games – Éditeur : Double Damage Games – Date de Sortie : 13 août 2019 – Prix : 24,99 €

J’avais adoré l’ambiance du premier Rebel Galaxy. La bande-son était incroyable, j’avais passé de nombreuses heures à abattre les vaisseaux ennemis et à m’enrichir en transportant  des marchandises de station en station en profitant des fluctuations du marché. Quand le 2 a été annoncé, j’étais donc surexcité !

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T'aimes le grind ?

Je m’attendais à une suite, mais Rebel Galaxy Outlaw est en fait un prequel. Nous y incarnons Juno Markev, la tante du héros du premier épisode. La vie se passe plutôt mal pour elle. Après avoir perdu son mari, elle rate totalement sa vengeance et se retrouve à pied sur une planète isolée. Faisant jouer d’anciens contacts, elle réussit juste à obtenir un vieux vaisseau en échange d’un petit service.

Les vétérans de Rebel Galaxy ne seront pas dépaysés. Vous aurez une campagne principale où vous pourchasserez Ruth (le meurtrier de son mari)  à travers toute la galaxie pour l’éliminer et de nombreuses missions secondaires à accomplir pour vous enrichir… ou plutôt essayer d’acheter au plus vite quelque chose qui ressemble à un vrai vaisseau et non à une poubelle volante… Transport de marchandises, destruction de blocus pirate, escorte, élimination d’une cible précise, déminage, le choix est assez varié et heureusement, car c’est là que se situe le principal problème de RGO, il faut aimer le grind bête et méchant. A plusieurs moments durant la campagne vous devrez enchainer les petits contrats jusqu’à pouvoir acheter un bouclier, une arme, un module spécifique pour récupérer un cargo à la dérive, pour continuer votre progression.

Le pire c’est qu’au départ le jeu était incapable d’analyser correctement la puissance de votre vaisseau. Vous vous pointiez donc comme une fleur à un endroit “difficulté modérée” pour vous faire vaporiser par le premier tir ennemi… le fun ! Depuis le patch d’août ça va mieux et si ces murs sont un peu pénibles, vous saurez au moins quand vous pourrez continuer la campagne sans trop de risques.

Côté réalisation RGO est incroyable, il est encore plus immersif que le premier épisode. Les plus vieux relèveront avec joie les clins d’oeil à Wing Commander, Starlancer et autre Privateer. Les intérieurs de vaisseaux bourrés de gros boutons clignotants et de moniteurs CRT sont fabuleux ! La bande-son est une fois de plus réussie et chaque station possède sa propre programmation musicale et animateur.

Enfin de vrais dogfights

Les amoureux de dogfight seront aux anges puisqu’il est maintenant possible de se battre sur 3 axes. Finies les “batailles navales”, vous pourrez cette fois-ci virevolter dans tous les sens pour esquiver les tirs et prendre en chasse vos ennemis. Le studio Double Damage Games a d’ailleurs été gentil avec les débutants car la gâchette gauche permet de traquer l’ennemi le plus proche, peu importe ses mouvements. Looping, vrille, aucun souci, votre vaisseau corrigera automatiquement sa position. Je pense sincèrement que c’est une bonne idée qui permettra au plus grand nombre d’apprécier le titre et les puristes pourront tout simplement ne pas l’utiliser pour une expérience “authentique”.

Différents gadgets viendront peu à peu vous assister en combat, comme un radar indiquant les ennemis aux alentours, un brouilleur à utiliser au bon moment pour neutraliser les missiles à tête chercheuse, etc.

Avec ses explosions “réalistes”, les ennemis qui apparaissent sur votre moniteur principal pour vous provoquer et vous menacer de représailles, la gestion en temps réel de l’énergie du vaisseau pour la concentrer sur la propulsion, les armes ou le bouclier, chaque affrontement est un vrai régal.

Les arrivées sur les différents stations du jeu sont également bien mises en scène et chacune possède sa propre ambiance et services. Vous passerez pas mal de temps au garage pour réparer et améliorer votre vaisseau, au panneau de missions pour obtenir de nouveaux contrats et le bar permettra d’obtenir des renseignements intéressants contre quelques crédits. Vous aurez également la possibilité de rejoindre la guilde des marchands et/ou des chasseurs de primes pour arrondir vos fins de mois.

Ceux qui aiment le risque pourront également verser dans le commerce de marchandises de contrebande mais attention à la police ! En fonction de vos actions, votre réputation évoluera auprès des différentes factions.

Autre point sympa, certains personnages principaux pourront venir vous prêter main forte en combat une fois que vous leur aurez rendu un petit service, soignez donc bien vos relations.

Si je devais résumer rapidement, je dirais que Rebel Galaxy Outlaw fait tout en mieux que le précédent. Les combats sont bien plus intéressants et techniques (tout en restant abordables pour ceux qui souhaitent utiliser l'assistance), la galaxie est immense, l'histoire comporte quelques rebondissements intéressants et chaque station propose des activités et des renseignements utiles. C'est vraiment dommage que Double Damage Games ait imposé quelques murs de difficulté pour j'imagine gonfler artificiellement la durée de vie de la campagne. Non seulement le jeu n'en avait pas besoin, mais personnellement j'y ai passé tellement de bons moments que j'aurais de moi-même effectué de nombreuses missions annexes juste pour continuer à profiter de l'ambiance. Mais si vous aimez les dogfights et que le grind ne vous fait pas peur, sautez sur RGO !

Bestio

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Telling Lies

Critique

Telling Lies

Développeur : Sam Barlow, Furious Bee Limited – Éditeur : Annapurna Interactive – Date de Sortie : 23 août 2019 – Prix : 16,79 €

J’ai découvert Sam Barlow avec son précédent jeu, Her Story, un titre original où le but était de résoudre une affaire de meurtre en visionnant de nombreuses vidéos d’interrogatoire piochées dans une base de données via des mots-clé. La formule est similaire dans Telling Lies, sauf qu’il y a bien plus de personnages et qu’au départ nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons.

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Deux ans d'enregistrements

Après une courte introduction où nous voyons une femme entrer dans un appartement et s’installer face à un ordinateur, le jeu commence. Nous sommes sur le bureau, une note est là pour nous expliquer que le disque dur contient les enregistrements vidéos de certaines personnes surveillées pendant un peu plus d’un an. Une autre explique comment les consulter. La procédure est simple, vous entrez un mot-clé dans le champ de recherche et le logiciel liste les fichiers où une personne prononce ce mot.

Mais attention à ne pas proposer une requête trop large car seuls les cinq premiers enregistrements correspondant à la recherche peuvent être consultés. Pour afficher les autres vous devrez glaner peu à peu des informations au fil des discussions : ici le nom d’une personne, là le nom d’une société, d’une ville, d’un métier, etc.

Assez rapidement, quatre individus sortiront du lot, mais trouver les liens les unissant nécessitera de recouper de nombreuses informations. Les enregistrements sont de deux types : des plans larges avec plusieurs personnes discutant entre elles ou des conversations bien plus intimes en face à face. Ces derniers sont d’ailleurs assez “étranges” car vous n’aurez que l’image et le son de votre interlocuteur, il y aura donc de longs moments de vide, périodes où la personne écoute, profite simplement de notre présence, est triste que nous ne soyons pas à ses côtés, etc.

Le jeu est non seulement bien écrit mais également extrêmement bien joué. Les acteurs sont convaincants et il est grisant de comprendre peu à peu leurs intentions et motivations (certaines scènes vous marqueront d’ailleurs probablement par leur dureté et leur justesse).

En français dans le texte

L’ensemble est entièrement sous-titré en français et la traduction est excellente. J’avais un peu peur que le système de recherche par mot-clé fonctionne mal lors du passage anglais / français mais finalement non.

Nous avons beau nous dire que c’est du voyeurisme, que c’est a priori mal de visionner tous ces moments intimes, il est impossible de ne pas cliquer à chaque fois qu’une recherche fait apparaitre de nouvelles vidéos.

L’intrigue est d’ailleurs suffisamment bien pensée pour glisser ici ou là de fausses pistes et des évidences qui ne le sont finalement pas.

Pour rythmer la progression, quelques petites interactions viennent ponctuer les recherches. Un homme passe nous demander si nous en avons encore pour longtemps, l’écran se floute pendant un instant par manque de sommeil, un animal vient nous tenir compagnie, etc. L’horloge en haut à droite avance inexorablement et nous savons qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps pour visionner un maximum d’enregistrements et les mettre à disposition du monde entier avant de détruire le disque dur.

Il y a par contre un souci dont je n’ai pas parlé jusqu’à présent et qui est passé à deux doigts de me faire arrêter l’aventure au bout d’une heure : la gestion de la vidéo. Lorsque vous consultez une archive, celle-ci se lance au moment précis où la personne prononce le mot-clé recherché. Vous pouvez alors avancer ou reculer comme si vous vous serviez d’un magnétoscope.

Problème, même la vitesse maximale est relativement lente et il n’y a pas de bouton pour aller directement au début. Si la vidéo dure 8 minutes et qu’elle se lance à 7’20, vous avez tout à rembobiner. Non seulement c’est long, mais à moins de détourner les yeux de l’écran vous saurez d’avance ce que vous allez regarder, gâchant parfois des révélations fortes. Ça n’a aucun sens. Ni pour l’immersion, notre personnage consulte depuis un ordinateur, ni pour le gameplay, cette limitation n’apporte rien. J’espère sincèrement que ce sera modifié car tous les joueurs le demandent (à raison) sur les forums.

Après Her Story j'avais peur que l'auteur capitalise sur son idée de recherche de vidéo par mot-clé en faisant une suite spirituelle assez fade, mais ce n'est absolument pas le cas. L'intrigue de Telling Lies est brillante et les personnages sont incarnés avec une justesse folle par les acteurs. Je me suis laissé embarquer par l'histoire, imaginant différents dénouements et relations pour m'apercevoir qu'il me manquait encore de nombreux éléments pour comprendre le tout. C'est d'ailleurs assez perturbant au départ de ne pas savoir ce que nous cherchons. Si on met de côté le problème de contrôle vidéo (qui, bien que pénalisant pourrait être facilement patché) l'ensemble est tellement parfait que je lui attribue avec joie une sélection GSS. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de notes sur une feuille pour être sûr de ne rien rater, vivement le prochain Barlow !

Bestio

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Animal Up !

Rapide Critique

Animal Up !

Développeur : Tibor Fobel – Éditeur : Tibor Fobel

Date de Sortie : 30 août 2019 – Prix : 2,99 €

Tibor Fobel est un développeur Slovaque amoureux des vieux jeux.

Sa dernière réalisation, Animal Up !, est un titre arcade pur et dur où votre but est simple : sauver des animaux de la noyade en les envoyant toujours plus haut.

Pour cela, seuls deux boutons sont nécessaires. Le premier sert à propulser l’animal dans les airs et le second change le sens de déplacement du porteur.

Évidemment, pour que ce ne soit pas trop facile, les animaux se balancent continuellement vers la gauche et la droite, tout est donc une question de timing pour relâcher la bestiole au bon moment.

Pour corser le tout, différents éléments apparaitront au fil de votre progression : 3 types de porteurs (du très lent au très rapide), des boules de feu, des pics sortant du sol, des wagonnets que vous ne pouvez pas stopper, etc.

C’est typiquement le genre de jeu que vous pouvez relancer de temps en temps histoire de battre votre record. Pour même pas 3€ ce serait dommage de s’en priver.

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Bestio

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Exception

Rapide Critique

Exception

Développeur : Traxmaster Software – Éditeur : Traxmaster Software

Date de Sortie : 13 août 2019 – Prix : 12,49 €

Sauvez l’ordinateur d’une grand-mère en repoussant le virus qui s’est installé suite à une mauvaise manipulation ! Le programme a instauré une véritable dictature dans la machine mais tout n’est pas perdu car un petit groupe de processus a réussi à échapper à la conversion. Votre but est simple, purifier les zones en éliminant tout sur votre passage pour ramener la liberté dans le système.

Sorte de Strider dans l’univers de Tron, Exception vous met aux commandes d’un robot très agile pouvant courir, rebondir contre les murs, glisser et surtout découper les ennemis qu’il rencontre avec son sabre laser.

Les niveaux sont très courts et on sent qu’ils ont été pensés pour le speedrun. Graphiquement le jeu est agréable avec une 3D très flashy (oui il faut aimer les néons) et pour se différencier des concurrents, les développeurs ont eu l’excellente idée de jouer avec le décor.

Certains points de passage le font pivoter pour modifier totalement le tracé et vous permettre d’atteindre des endroits auparavant inaccessibles. Non seulement ça apporte un énorme dynamisme au jeux, mais ça offre encore plus de routes différentes pour ceux qui essaieront de se glisser à la première place des classements.

D’ailleurs en parlant de compétition, le temps est évidemment pris en compte mais d’autres bonus de points sont récupérables (destruction totale ou au contraire pacifisme, combos, etc.).

Chaque stage comporte un objet caché permettant à terme de débloquer et améliorer des attaques spéciales, mais pour être franc je n’ai pas vraiment compris leur intérêt. Il faut les charger pour les déclencher et dans un jeu aussi rapide je n’ai pas réussi à les utiliser convenablement.

Si les premiers niveaux s’enchaînent sans aucun problème, plus vous avancerez dans le jeu et plus vos adversaires seront coriaces (missiles à tête chercheuse, laser, mines…) et certains passages nécessiteront également un bon timing pour ne pas finir écrasé entre deux parois ou au fond d’un gouffre.

Avec plus d’une centaine de niveaux, une courbe de difficulté bien maîtrisée, une quinzaine de boss de fin de monde plutôt costauds, une bande-son synthwave agréable et la rotation de niveau offrant de nombreuses routes alternatives pour les amateurs de speedrun, Exception a été pour moi une très bonne découverte.

 

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Bestio

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Earth Defense Force 5

Critique

Earth Defense Force 5

Développeur : Sandlot – Éditeur : D3 Publisher – Date de Sortie : 11 juillet 2019 (PC) – Prix : 49,99 €

J’ai découvert la licence Earth Defense Force avec l’opus 2017 sorti il y a maintenant 13 ans sur xbox 360. C’était mon collègue de l’époque qui m’avait dit “viens chez moi, faut que je te montre un jeu je suis sûr qu’il te plaira”. Plusieurs heures plus tard sans décrocher de l’écran j’étais accro. Les épisodes suivants n’ont pas tous été à la hauteur (ou plutôt n’ont pas tous été développés par Sandlot) et ne possédant pas de PS4 j’attendais avec impatience que ce 5ème opus débarque sur PC, c’est maintenant chose faite depuis le 11 juillet dernier.

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Protéger la Terre

2022, un immense vaisseau spatial est repéré au-dessus du Japon. D’autres nouvelles ne tardent pas à arriver, des insectes géants attaquent les villes ! Fourmis, araignées, guêpes, grenouilles, il y en a pour tous les goûts, toutes plus répugnantes et dangereuses les unes que les autres. Ce 5ème épisode est une sorte de reboot car il ne se déroule pas après le 2017 et le 2025/4.1. Dans cet “univers parallèle”, c’est la première fois que l’Humanité fait face à cette menace extra-terrestre.

Heureusement pour nous, les membres de l’Earth Defense Force sont là pour repousser l’envahisseur. Quatre classes sont disponibles : le ranger, un soldat polyvalent pouvant également jouer le rôle de soutien, la wing diver, possédant une mobilité et une puissance de feu hors normes mais une constitution très faible, l’air rider, une sorte d’ingénieur pouvant demander des frappes aériennes, déployer des soins, des véhicules et autres gadgets et enfin le fencer, le combattant lourd sur-armé. Chaque rôle a un gameplay vraiment spécifique et si les missions sont identiques pour tout le monde, l’approche ne sera pas du tout la même.

La campagne principale propose 110 missions très variées, alternant entre combats de masse, missions de défense, raids dans des galeries, etc. 5 niveaux de difficulté sont disponibles (easy, normal, hard, hardest et inferno) sachant que les deux derniers seront verrouillés au départ, il faudra tout d’abord terminer au moins une fois l’histoire complète pour y accéder. Chose sympa pour les amateurs de 100% (les fous), dans cet épisode terminer une mission dans un mode de difficulté valide également ceux du dessous, fini de devoir se farcir le facile et le normal alors que vous avez réussi à terminer une mission en difficile.

Jouable en solo, EDF 5 prend toute sa saveur en multi local ou en ligne. Le jeu sera d’une part beaucoup plus amusant (encore plus d’explosions, d’ennemis, de chants) et ce sera surtout nécessaire si vous souhaitez vous attaquer aux plus hauts niveaux de difficulté. Même si l’intelligence artificielle des PNJs a été améliorée, il est vraiment compliqué de survivre en inferno où le tir ami fera d’énormes ravages dans votre camp… et je ne vous parle même pas des moments où un personnage passera devant vous juste au moment où vous tirerez une roquette ! Sans devenir un puzzle game, certaines missions vous demanderont une excellente stratégie et une parfaite coordination pour être menées à bien.

Du loot, toujours plus de loot

Les fans d’Earth Defense Force le savent, outre l’élimination des forces ennemies, le but de chaque missions est également de collecter un maximum de caisses rouges et vertes. Les rouges représentent l’armure, plus vous en récupérez et plus votre personnage a de points de vie.

Les vertes renferment quant à elles les armes. Fusils d’assault, lance-grenades, fusils de sniper, lance-flammes, champs énergétiques et bien d’autres encore beaucoup plus exotiques que je vous laisse la joie de découvrir. Il y en a des centaines et plus vous avancerez dans la campagne, plus les effets seront dingues. Ce ne sera d’ailleurs pas du luxe car le jeu sera toujours dans la sur-enchère avec des vagues d’ennemis monstrueuses et des missions finales totalement dingues.

Très bon ajout par rapport aux précédents opus, les armes peuvent se renforcer si vous les lootez à nouveau. Chaque statistique (cadence de tir, précision, dégâts…) peut être améliorée, vous permettant de garder votre équipement plus longtemps si vous l’appréciez.

Autre chose intéressante, vous récupérerez également des points de vie et armes pour les autres classes, ce qui vous permettra de plus facilement changer de rôle lorsque vous en aurez envie, plutôt que de devoir tout reprendre à zéro. Dans la même idée de confort, rater une mission ne vous fera maintenant plus tout perdre, vous conserverez une partie de vos gains.

Pour les vétérans d’Earth Defense Force, pas mal de petites nouveautés sont également appréciables. Le ranger peut maintenant courir (et sa zone de ramassage est augmentée pendant la course), il possède un slot d’équipement supplémentaire pour y placer une armure, un module de visée ou carrément un boitier pour demander un tank ou un hélicoptère. La wing diver possède maintenant une esquive (très efficace dans les airs), l’air rider dispose d’un emplacement d’armes supplémentaire, etc. Ce sont des détails qui, mis bout à bout font que ce 5ème épisode est le plus agréable de toute la série.

Comme je l'ai dit en introduction je suis un grand fan d'Earth Defense Force, c'était donc sûr que j'apprécierais ce 5ème épisode. Ce qui l'était moins, c'est qu'il soit aussi bon ! Tout est mieux. Les ennemis sont plus variés, la campagne propose encore plus de missions qu'auparavant, chaque classe a été légèrement retravaillée pour être plus agréable à jouer, etc. Graphiquement le jeu est assez moyen, mais quand on voit le nombre d'adversaires et d'explosions affichés simultanément sans perte de fluidité, je ne vois même pas comment les développeurs pourraient faire autrement. De toute façon ils ont bien compris que l'intérêt de la licence n'était pas là. Le but est bien de s'amuser entre amis à vaporiser des centaines de créatures avec des armes surpuissantes, affronter des dinosaures aux commandes de robots géants et faire du ball-trap sur les soucoupes volantes. Ce sera difficile de faire mieux et si vous ne devez jouer qu'à un seul EDF, jouez à celui-là !

Bestio

Bestio

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THOTH

Eagle Island

Rapide Critique

Eagle Island

Développeur : Pixelnicks – Éditeur : Screenwave Media

Date de Sortie : 11 juillet 2019 – Prix : 16,79 €

Eagle Island fait partie des jeux dont on tombe amoureux au premier regard. L’auteur a publié durant les quatre ans de développement de très nombreux gif sur twitter, tous plus sexy les uns que les autres.

Le pixel art est merveilleux. Le rendu est coloré, les personnages et ennemis sont bien animés et le jeu regorge de petites animations au premier plan comme à l’arrière-plan. Forêts, cavernes, monts enneigés, c’est un véritable bonheur d’avancer peu à peu dans le monde d’Eagle Island aux côtés de Quill et sa fidèle chouette Hoji.

Le jeu est découpé en une douzaine de donjons générés procéduralement. Mourir vous fait réapparaître à l’entrée du donjon en cours et si je parle de mort c’est parce que la difficulté est vraiment au rendez-vous.

De base votre personnage ne possède que 3 points de vie et ne peut en récupérer que dans deux cas : auprès d’un marchand qui apparait une poignée de fois par donjon ou lorsque vous arrivez à faire un combo de 4 éliminations consécutives.

Outre les points de vie, un autre élément entre en compte dans la difficulté, Quill ne se bat pas directement mais envoie sa chouette au combat. Si vous manquez votre cible il y a donc un temps de latence avant qu’elle ne revienne, vous laissant totalement vulnérable face à vos adversaires.

Depuis la sortie du jeu le développeur a tout de même beaucoup communiqué à ce sujet et va proposer des solutions pour aider les nouveaux joueurs : possibilité d’envoyer Hoji dans toutes les directions (et non les 8 principales), ciblage automatique des ennemis aux alentours sans avoir besoin de viser, ajout d’un niveau de difficulté entre le mode facile et normal, etc. Je pense que c’est une très bonne chose car ce serait vraiment dommage que certaines personnes ne puissent pas profiter du jeu.

Les niveaux sont variés et la montée en puissance du personnage se fait peu à peu, à mesure qu’on récupère de nouvelles capacités (double saut, tir chargé…). Hoji peut se transformer pour infliger des dégâts de glace, de feu ou de foudre. Chaque élément a évidemment ses propres spécificités et une fois les trois maitrisés nettoyer une salle remplie d’ennemis pose beaucoup moins de problèmes.

Vous pouvez également récupérer différents bonus passifs au cours de votre aventure (dégâts augmentés, coeur supplémentaire, boussole…) mais contrairement à la plupart des jeux ceux-ci sont temporaires et vous demandent donc de vous adapter en permanence à ce que vous ramassez.

J’ai passé un excellent moment avec Eagle Island et j’ai clairement pris plaisir à braver un par un chaque temple et leurs gardiens (plutôt costauds pour la plupart). Si on ajoute à ça un mode rogue-like, un mode speedrun, la possibilité d’entrer une “graine” spécifique ou encore les défis hebdomadaires, il y a vraiment de quoi faire. Le développement a été un peu long mais ça valait clairement le coup !

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Bestio

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

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