2Doom

Découverte en Vidéo

2Doom

Développeur : Valryon, Plus and the Fun Institute Date de Sortie : 22 mai 2019 – Prix : Gratuit

Hommage au fps éponyme, 2Doom est un platformer créé via Gamemaker 2 Studio par Damien Mayance, Simon Coroller et 3 étudiants (Quentin Gendre, Hugo Houriez et Benjamin Magnan). Et honnêtement, pour un proto le niveau de qualité est vraiment haut, aussi bien pour le pixelart que pour l'ambiance générale, c'est même dommage qu'il n'y ait pas un jeu complet, on en veut plus ! N'hésitez pas à aller le tester directement en ligne, vous trouverez le lien ci-dessous.

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Bestio

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Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

Découvertes au Hasard

Titan Quest : Atlantis

Rapide Critique

Titan Quest : Atlantis

Développeur : Pieces Interactive – Éditeur : THQ Nordic

Date de Sortie : 9 mai 2019 – Prix : 14,99 €

Paru en 2006, Titan Quest est un excellent hack’n slash qui a bénéficié d’une version anniversaire pour ses 10 ans incluant le jeu de base, son extension Immortal Throne et tout un tas de modifications de confort (plusieurs vitesses de jeu, ramasse automatique de l’or, etc.).

Contre toute attente, une seconde extension, Ragnarök, était sortie en 2017 ajoutant un nouvel acte, une nouvelle maîtrise pour encore plus de variété dans la création du personnages, de nouveaux objets, etc. Une décision surprenante mais très agréable pour les fans !

Je pensais que THQ allait cette fois-ci laisser définitivement la licence de côté mais apparemment non puisque début mai une troisième extension est parue sans aucune annonce ou presque, tout juste un message “Titan Quest : Atlantis est maintenant disponible”.

Au programme cette fois, la recherche du mythique royaume de l’Atlantide. Pas vraiment un acte à part, toutes les quêtes de ce nouveau contenu sont comptées en jeu comme des missions secondaires, un choix assez étrange. La balade est par contre très agréable, comptez 3 à 4h pour visiter toutes les nouvelles zones et éliminer le bestiaire ajouté pour l’occasion.

S’il est un peu dommage qu’il n’y ait pas de nouvelle maîtrise, les développeurs ont par contre ajouté un palier supplémentaire (contenant deux compétences) à toutes les existantes pour améliorer encore la puissance de vos personnages.

Autre gros ajout, le mode Tartare. Sous ce nom… particulier, se cache du combat en arène contre des vagues infinies de plus en plus dangereuses. Divers modificateurs s’ajouteront pour pimenter un peu le tout (monstres plus rapides, coups critiques augmentés…) et à la fin de chaque cycle vous aurez le choix entre partir avec une récompense ou continuer pour gagner plus mais tout perdre en cas de mort.

Sans être révolutionnaire, j’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir cette troisième extension. J’aurais évidemment aimé une nouvelle maîtrise mais le mode Tartare est assez bien pensé pour donner envie d’y passer quelques quelques heures à pourfendre des monstres à la chaine et j’ai adoré les nouvelles zones, certains passages étaient magnifiques malgré le moteur vieillissant.

Bestio

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D'autres Critiques

Lanternium

Rapide Critique

Lanternium

Développeur : Blazing Planet Studio

Date de Sortie : 22 avril 2019 – Prix : 7,95 €

Lanternium est un puzzle-game où vous allez devoir aider un raton-laveur à récupérer tous les cookies qu’un méchant renard a volés.

Pour cela vous devrez vous servir d’une lanterne magique pour évoluer dans les 80 niveaux du jeu. Le principe de base est simple, elle peut éclairer de 3 couleurs différentes faisant apparaître les blocs associés (si la lanterne est verte les blocs verts apparaissent, les rouges et bleus disparaissent).

Vous aurez également la possibilité de créer des mélanges en ramassant des lucioles pour obtenir du jaune, du cyan ou du magenta et il sera même possible de les relâcher sur des cases spécifiques pour laisser les blocs activés même en changeant la couleur de la lanterne.

D’autre difficultés apparaitront évidemment au fil de votre avancée : planches qui se brisent une fois que vous êtes passé dessus, ennemis qui patrouillent, blocs de glace et plans inclinés, etc.

Assez rapidement chaque niveau deviendra un véritable casse-tête et il faudra prendre quelques minutes pour déterminer le chemin à emprunter et l’ordre des actions à effectuer.

Si graphiquement Lanternium est loin d’être incroyable, son concept de base est intéressant et il conviendra sans problème à tous les amateurs de puzzles.

Bestio

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Forager

Critique

Forager

Développeur : HopFrog – Éditeur : Humble Bundle – Date de Sortie : 18 avril 2019 – Prix : 19,99 €

Au tout départ Forager était “juste” un projet présenté durant une gamejam par Mariano ‘HopFrog’ Cavallero. Le concept a beaucoup plu et lui a permis d’atteindre la seconde place et la possibilité de présenter son projet aux Etats-Unis. Là-bas il rencontre un employé d’Humble Bundle qui adore son jeu et lui propose de l’éditer. Quelques années plus tard, notamment grâce à un patreon, la version commerciale est enfin prête.

Un idle game pas si idle que ça...

Forager commence tout doucement. Vous dirigez un personnage sur une petite île qui peut collecter toutes les ressources naturelles environnantes à l’aide de sa pioche : bois, pierre, fer… Votre sac commence à se remplir et première bonne surprise, chaque élément n’occupe qu’une seule case dans l’inventaire. Que vous ayez 3 rondins ou 1200 c’est pareil ! Deuxième chose appréciable, il n’y a pas de durabilité sur les outils et encore mieux, des ressources apparaissent constamment donc faites-vous plaisir, ramassez tout ce que vous voyez.

Au bout de quelques minutes il est temps de créer un fourneau pour raffiner le fer en lingots, produire du charbon, etc. L’objectif suivant est de bâtir une forge pour avoir accès à d’autres possibilités (bouteilles, pelle, arc…). Vous pouvez commencer à semer quelques graines, arroser, poser des nasses pour récupérer du poisson, etc.

Chaque action octroie quelques points d’expérience et chaque passage de niveau sera l’occasion de débloquer un nouveau passif. Certains permettent d’optimiser la récolte (+50% de bois collecté) mais d’autres donneront accès à de nouveaux bâtiments et possibilités (banque, alchimie, cuisine…). Les améliorations sont réparties sur une sorte de toile d’araignée et à chaque  fois que vous en débloquez une, celles à proximité se découvrent. Ici non plus, pas de mauvais choix, tout coûte un point et à terme vous pourrez tout avoir.

Collecter, bâtir, combattre consomme de l’énergie mais si un cycle jour / nuit est présent, il n’a aucune incidence dessus. Dans Forager, lorsque vous êtes épuisé il suffit de manger pour continuer vos activités.

Et si je colonisais les alentours ?

Vous vous sentirez très rapidement à l’étroit sur l’île de base. Une fois que vous aurez mis un peu d’argent de côté, vous pourrez acheter un nouveau terrain. Le monde est un gros carré de 7 îles par 7 où vous commencez au milieu. C’est à vous de voir dans quelle direction vous souhaitez commencer à vous développer. Cinq biomes sont présents, ils seront d’ailleurs toujours situés au même endroit (centre, nord, sud, est et ouest) par contre leur organisation interne est aléatoire à chaque partie. J’ai par exemple rencontré le druide sur la première île que j’ai achetée, mais j’aurais tout aussi bien pu tomber sur celle de l’arc-en-ciel ou du coffre au trésor.

C’est d’ailleurs un des gros points forts du jeu, chaque nouveau terrain apporte un élément supplémentaire (animal, puzzle, objet avec lequel interagir, donjon…). C’est un vrai plaisir de s’étendre peu à peu en se demandant à chaque fois quelle sera la prochaine surprise.

À aucun moment le jeu ne donne d’objectif mais vous aurez envie de visiter les 49 îles, d’atteindre le niveau maximum (65) pour bénéficier de tous les passifs et constructions, d’obtenir tous les sceaux récompensant les résolutions de puzzles, énigmes et donjons, etc.

Au fil du temps de plus en plus d’actions seront automatisées pour gagner en efficacité (d’ailleurs un simple survol avec le curseur de souris permet de ramasser les ressources au sol), je ne veux rien spoiler mais j’ai souvent dit “mais que c’est malin” durant ma partie. À chaque fois que je pensais avoir tout vu, une nouvelle idée apparaissait. Une chose parmi tant d’autres, les entrepôts. Une fois construit, vous pourrez évidemment y stocker des ressources, mais ce qui est intéressant c’est que par la suite, ces mêmes ressources ne transiteront plus par votre inventaire lorsque vous les récolterez, elles seront directement envoyées là-bas (même chose pour le craft, le jeu ira directement piocher dedans en cas de besoin).

J'ai passé un excellent moment avec Forager. Ça faisait longtemps qu'un jeu ne m'avait pas autant absorbé. C'est simple, je n'ai pas réussi à faire des sessions inférieures à 4h. Même quand je devais couper, il y avait toujours une dernière ressource à collecter, quelques actions à effectuer pour monter de niveau, attendre 2 minutes pour avoir assez d'argent pour débloquer le terrain suivant et donc aller y faire un tour, etc. La progression est parfaitement maîtrisée, les nouveautés arrivent constamment et le jeu est tellement bienveillant qu'on a envie d'y jouer encore et encore. J'ai essayé dans ce test de spoiler le moins de choses possible pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais le jeu m'a tellement plu que j'ai validé l'ensemble des succès pour être sûr de ne rien rater et en profiter au maximum. C'est donc sans aucune hésitation que je lui attribue la sélection GSS. Cerise sur le gâteau, si le jeu est déjà excellent en l'état l'auteur vient de publier une roadmap de tous les ajouts à venir (biomes, amélioration du combat, multijoueur...). Une bonne raison de le relancer fréquemment ces prochains mois.

Bestio

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Glass Masquerade 2 : Illusions

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Glass Masquerade 2 : Illusions

Développeur : Onyx Lute – Éditeur : Onyx Lute

Date de Sortie : 28 février 2019 – Prix : 4 €

Je n’ai pas eu l’occasion de jouer au premier opus, mais les deux étant en “évaluations très positives” sur Steam, je me suis dit que j’allais prendre la clé pour comprendre pourquoi cette série de puzzle games est si appréciée. Et quand je dis puzzle game, n’allez pas vous imaginer un abus de langage pour désigner un jeu de réflexion. Dans Glass Masquerade 2 : Illusions vous allez placer des pièces au bon endroit pour recréer une image.

Chaque niveau est un vitrail circulaire où de nombreux éclats de verre vont venir s’insérer. Graphiquement le titre est magnifique. Les compositions fantastiques / horrifiques instaurent une ambiance vraiment particulière et les développeurs ont ajouté de nombreux effets lumineux et animations en tous genres pour apporter un peu de vie à l’écran.

En difficulté normale le jeu est assez accessible car les fragments de verre se tournent automatiquement dans le bon sens (comptez environ 15 à 20 minutes pour résoudre un puzzle). En difficile par contre, vous devrez les faire pivoter avec la molette de la souris ce qui complexifiera énormément l’exercice (les développeurs estiment qu’il faut environ 1h pour compléter un tableau, personnellement je n’ai pas essayé car je serais devenu fou, ma femme en a expédié 2 en une grosse demi-heure…).

Les musiques sont parfaites, ni trop discrètes ni trop envahissantes, juste ce qu’il faut pour renforcer l’atmosphère étrange du jeu.

Au départ je pensais y jouer une petite heure juste pour essayer, au final j’y ai passé la soirée complète et j’ai bouclé les 31 puzzles les jours suivants. Si vous aimez les puzzles sautez dessus et si vous cherchez un jeu pour vous détendre, donnez-lui sa chance, il le mérite amplement.

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Islanders

Même si j’y joue moins faute de temps, j’ai toujours bien aimé les city builders. Optimiser l’espace, gérer les interactions entre les différents bâtiments, s’adapter à la topologie, il y a réellement un côté grisant à voir prospérer sa ville.

Dans Islanders vous allez coloniser différentes îles en y installant des structures variées : centre-ville, moulin, bûcheron, druide, etc. Les constructions sont regroupées par thèmes (pack brasserie, pack agricole, parc…).

Tout se base ici sur les points. Chaque bâtiment a une certaine valeur, modifiée par ce qui est déjà en jeu à proximité. Par exemple la cabane de bûcheron ne vaut rien toute seule, mais rapporte 1 point par arbre aux alentours, 4 points de plus s’il y a une statue dans sa zone d’effet et 5 points supplémentaires si une scierie est dans les parages. Par contre s’il y a déjà un autre bûcheron à proximité, 6 points seront retirés à sa valeur.

Pour avancer dans le jeu, vous allez devoir atteindre certains objectifs de points. A chaque fois que vous validez un palier, vous pouvez choisir entre deux packs de constructions en récompense, un peu comme dans un jeu de cartes où vous obtiendriez un blister avec de nouvelles cartes à jouer. L’objectif suivant apparait, la partie continue et plus le temps passe, plus votre optimisation et le placement de vos bâtiments sont importants car il est impossible de détruire quoi que ce soit, tant pis pour vous si vous avez gâché ce joli plateau avec une construction minable en plein milieu.

Au bout d’un moment le jeu vous proposera de coloniser une nouvelle île (générée procéduralement). Vous conserverez alors les bâtiments non placés et vous devrez vous adapter au nouveau relief. Petit archipel, grosse montagne, arches naturelles, il y a une grande variété de terrains possibles et chacun vous opposera des défis différents. La partie se termine lorsque vous n’avez plus de bâtiment à placer et que vous n’avez pas atteint l’objectif de points suivant pour en débloquer de nouveaux.

J’ai adoré Islanders. Le jeu est beau, simple, intelligent et l’idée que chaque construction rapporte plus ou moins de points en fonction de son placement sur l’île et des autres bâtiments déjà construits ajoute juste ce qu’il faut de réflexion. Les musiques sont parfaites et depuis que je l’ai installé j’y joue 15 / 20 minutes par jour, juste par plaisir.

Plus vous avancerez dans le jeu, plus vous débloquerez de bâtiments différents et les plus avancés pourront rapporter très gros mais nécessiteront une bonne préparation car ils coûteront très cher à poser (au risque de carrément y perdre des points). Les trois personnes derrière Islanders ont plein d’idées à ajouter à leur jeu et vu l’accueil très favorable qu’il a reçu j’ai hâte de découvrir ce qui arrivera dans les prochains mois.

Si vous cherchez un jeu reposant pour vous détendre après une dure journée de travail, Islanders est fait pour vous. Et plus globalement, sauf si l’idée de bâtir une ville vous rebute, donnez-lui sa chance, à même pas 5€ vous ne prendrez pas un gros risque. Pour ma part c’est un coup de coeur !

SNK 40th Anniversary Collection

Habituellement, lorsqu’on parle de compilation SNK on pense immédiatement aux séries comme Metal Slug, Samurai Spirit, King of Fighters ou encore Fatal Fury. Mais cette fois-ci, pour la SNK 40th Anniversary Collection, la sélection est surprenante. Je vais lister les jeux avec leur date de sortie, les versions disponibles et le genre.

Alpha Mission (1985, arcade et console) shmup vertical. Athena (1986, arcade et console), platformer. Bermuda Triangle (1987, arcade) shmup vertical. Chopper I (1988, arcade) shmup vertical. Crystalis (1990, console) RPG. Fantasy (1981, arcade) plein de gameplay différents, Guerilla War (1987, arcade et console) run and gun vertical. Ikari Warriors (1986, arcade et console) run and gun vertical. Ikari Warriors 2 Victory Road (1986, arcade et console) run and gun vertical. Ikari Warriors 3 The Rescue (1989, arcade et console) run and gun vertical. Iron Tank (1988, console) run and gun vertical. Munch Mobile (1983, arcade) course, enfin plus ou moins. ZMA Wars (1979, arcade) shmup vertical. Paddle Mania (1988, arcade) air hockey. P.O.W. (1988, arcade et console) beat’em up. Prehistoric Isle (1989, arcade) shmup horizontal. Psycho Soldier (1987, arcade) platformer. Sasuke vs Commander (1980, arcade) shmup vertical. Street Smart (1989, arcade) beat’em up. Time Soldiers (1987, arcade), run and gun vertical. Tnk III (1985, arcade) run and gun vertical. Vanguard (1981, arcade) shmup horizontal. World Wars (1987, arcade) shmup vertical.

La compilation regroupe donc une grosse vingtaine de titres avec une part belle donnée aux shoot’em up. Si vous êtes fan du genre vous serez comblé ! Pour chacun de ces jeux, de multiples options d’affichage sont disponibles (portrait, paysage, scanlines…) et vous aurez également la possibilité de configurer la difficulté, le nombre de vies et même de revenir en arrière à tout instant un peu comme si votre partie était enregistrée en permanence. Vous venez de vous prendre une balle ? Aucun souci, revenez 10s en arrière et esquivez-la. Si vous n’en abusez pas, c’est un excellent ajout qui permettra au plus grand nombre de s’amuser car je dois bien avouer qu’en 2019 c’est dur de revenir au par cœur avec des jeux prévus pour dilapider votre argent (le 3ème niveau de Fantasy est une horreur).

Autre fonctionnalité très sympathique, tous ces jeux sont accompagnés d’une vidéo “playthrough” que vous pouvez visualiser à volonté et dont vous pouvez surtout prendre le contrôle à tout instant, comme si c’était vous qui jouiez jusqu’à présent !

Dernière chose et pas des moindres, la compilation propose un musée regroupant de très nombreux documents : flyers d’époque, magazines, frise avec la liste de tous les jeux, musiques des jeux, anecdotes de développement, photos, c’est un véritable régal de le parcourir et de revenir sur le parcours de cette société qui a tant apporté à l’arcade.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette compilation, par contre j’ai également conscience d’être totalement la cible. J’aime l’arcade, j’approche petit à petit de la quarantaine et j’ai pu jouer à bon nombre de ces jeux en salle, sur mes ordis de l’époque ou plus récemment sur ma borne. J’ai essayé de jouer un peu avec mes enfants pour leur faire découvrir mais s’ils ont bien aimé la majorité des gameplay proposés (pourtant assez rigides) ils ont vraiment eu du mal à passer outre la barrière des graphismes. La plupart des titres datent des années 80 / 90 et ça se voit.

Si vous souhaitez (re)découvrir les vieux titres SNK et l’origine de certains de leurs personnages mythiques, cette compilation joue parfaitement son rôle et pour une fois je trouve qu’il y a eu un réel travail derrière avec de nombreuses options inédites. Par contre les nouveaux joueurs risquent de ne pas y trouver leur compte avec des jeux visuellement datés et bien plus durs et rigides que les standards actuels.

Cuboid Keeper

Cuboid Keeper est un twin stick shooter en arène où vous jouez le “gardien du cube”, une structure contenant un secret dont trois factions rivales souhaitent s’emparer. Votre but va être de repousser tous les intrus pour ne pas les laisser s’approcher du cœur.

Chaque niveau est jouable en deux difficultés différentes : facile ou difficile. Chose très appréciable, réussir directement en difficile permet de récupérer également la récompense du mode facile, à savoir des emplacements pour améliorer votre vaisseau. Si au départ il est tout petit, chaque réussite vous permettra d’y greffer un nouveau module (tourelle, bouclier, laser…) et même parfois un nouveau pouvoir. Vous pourrez d’ailleurs à tout moment le modifier pour vous adapter aux défis à venir. Certains boss m’ont par exemple donné beaucoup de fil à retordre et dans ces moments-là j’ai préféré sacrifier un peu de dégâts pour mieux encaisser les attaques. Les patterns de tirs sont d’ailleurs bien touffus et si vous y allez avec un vaisseau trop imposant vous aurez vraiment du mal à zigzaguer entre les boulettes sans vous faire toucher.

Les développeurs ont essayé d’apporter un maximum de variété avec des niveaux horizontaux, certains remplis de pièges ou autres surprises pour casser la monotonie inhérente aux shooters en arène. Un système de scoring est évidemment présent et si vous êtes vraiment bon vos points seront multipliés par deux si vous ne vous faites pas toucher du tout.

Cerise sur le gâteau, l’histoire est intéressante et si vous le souhaitez vous pourrez lire de nombreuses notes collectées au fur et à mesure pour mieux comprendre le monde dans lequel vous évoluez et votre rôle dans tout ça.

Cuboid Keeper a été une excellente surprise. Je m’attendais à un shooter en arène assez classique mais le studio Ottropi Games a su apporter un gros plus à la recette de base avec la personnalisation du vaisseau (tant dans sa forme que dans ses équipements) et des niveaux variés. Bravo à eux pour ce premier jeu !

Moss Destruction


Je vais être honnête, si j’ai pris la clé de Moss Destruction c’est en grande partie pour sa 3D low poly que je trouvais plutôt sympa. Pour le reste les vidéos me paraissaient plutôt molles, un vrai problème dans un twin stick shooter et malheureusement cette mauvaise impression s’est confirmée en lançant le jeu.

L’alien que vous contrôlez est lent, les tirs aussi et pour une raison que je ne comprends pas vraiment les développeurs ont décidé de mettre un brouillard de guerre à 5m du personnage. C’est simple, lorsque vous voyez un ennemi c’est qu’il est au corps-à-corps avec vous ! Autant dire que ça ne va pas vous inciter à courir.

De façon très classique vous pouvez porter deux armes simultanément (arrangez-vous pour en trouver deux qui utilisent des types de munitions différents) et vous devez vous frayer un chemin vers la sortie de chaque niveau en décimant tout sur votre passage. Entre deux stages, vous pouvez acquérir de nouveaux effets passifs (temps de recharge réduits, plus de dégâts au corps-à-corps…). L’impact en jeu n’est pas fou et au bout de quelques niveaux vous aurez la désagréable impression de combattre des sacs à points de vie, ralentissant encore la progression. Au fil de vos parties vous pourrez débloquer de nouveaux personnages et objets qui pourront alors apparaître, mais là encore je trouve que ça ne change pas assez l’expérience de jeu.

Au final difficile de conseiller Moss Destruction lorsque de très nombreux titres font la même chose en beaucoup mieux. La seule idée un peu originale que je garderai en mémoire est le cycle jour / nuit. Si vous mettez trop de temps à finir un niveau, le soleil se couchera et des monstres sortiront de toute part, mais ça ne sauve malheureusement pas le jeu pour autant.

Ectolibrium

Honnêtement je ne sais même pas quoi marquer en description. Dans Ectolibrium, on joue une créature alien qui se déplace en se propulsant et qui peut interagir avec l’environnement pour faire pousser des plantes, récupérer des alliés, etc. C’est… très étrange… et je sais déjà que je ne jouerai pas à l’épisode 2, c’est beaucoup trop perché pour moi !

Lire la suiteEctolibrium