Braveland

Si vous aimez Heroes of Might & Magic ou tout du moins les combats au tour par tour, Braveland est pour vous. Enfin non, il est surtout pour ceux qui aiment le genre sans aucun aléatoire tout en étant très guidé par le jeu. Bref, c’est un jeu smartphones et tablettes qui débarque sur PC. Néanmoins, c’est intéressant ?
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A ton tour !

Dans un univers à la Scribblenauts (on dirait vraiment les personnages de cette franchise, si bien qu’on espère pour les développeurs que Warner ne va pas jouer à Braveland), ce jeu nous pose dans une ambiance d’Heroic Fantasy assez quelconque avec ces chevaliers, ces mages, ces archers et ces créatures magiques. En voulant sauver tout un royaume, vous allez vous déplacer sur les points d’une carte très linéaire dans le seul but de collecter des unités et affronter des ennemis en groupe. Rapidement, le jeu se montre comme un Heroes of Might & Magic simplifié à l’excès.
Lorsqu’un combat est possible, passé le petit dialogue sans trop d’intérêt qui nous fait croire à un semblant d’histoire, Braveland nous montre des unités posés à gauche de l’écran (les notres) et d’autres à droite (celles de l’ennemi). Le but est, au tour par tour, de les déplacer de certaines cases et d’attaquer les unités ennemies pour tenter de les vaincre et gagner la partie. Chaque unité représente “plusieurs” ennemi d’une même armée: par exemple une unité de Fermiers possédera un certain nombre, disont 20, representant alors sa force de frappe et sa vie. Il faut imaginer alors contrôler les vingt fermiers en même temps. C’est ainsi que les rapports de force entre unités sont visuellement démontrés dans Braveland, tout comme dans Heroes of Might & Magic par ailleurs.
En frappant, vous faites baisser une barre de vie (représentant un seul soldat du groupe). De gros coups feront perdre plusieurs soldats, mais l’unité ne disparaitra de l’écran que lorsqu’elle sera totalement vaincue et sa barre de vie tombée à zéro. Et pour gagner, evidemment, il faut tuer tous les ennemis en face.
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La linéarité parfaite

Au delà de ce copié-collé assez évident, Braveland ne reprend pas toute la complexité de Heroes of Might & Magic : on ne place pas ses personnages en début de combat, la carte est totalement linéaire, une seule ressource est disponible, quelques rares pièces d’équipement peuvent améliorer votre armée et les niveaux se gagnent uniquement pour faire grossir les deux/trois statistiques qui se battent en duel ainsi que le nombre d’unités que l’on peut stocker au maximum. C’est pensé comme un jeu iOS/Android et sur PC, évidemment, cela choque un peu. Toutefois, c’est assez jouable et amusant.
Evidemment, si vous êtes un grand fan d’Heroes of Might & Magic vous n’aurez absolument aucun intérêt à jouer à ce petit jeu aux prétentions bien étranges. Peut-être vous sentirez-vous même insulté par un plagiat aussi évident. Mais la formule fonctionne et le jeu semble parfait pour les plus jeunes qui y trouveront une bonne petite aventure “pour commencer”. Le tour par tour est sympathique et les combats assez efficaces pour qu’on y perdre au moins une ou deux bonnes heures de notre vie. Difficile, néanmoins, de conseiller ce Braveland sans mettre en garde sur l’évident portage facile qu’il est. C’est marrant, c’est mignon, c’est amusant quelques heures, mais on est bien loin d’être devant un jeu marquant d’une quelconque façon. Au contraire : il est des plus banals et devrait rapidement tomber dans l’oubli malgré une certaine sympathie globale pour ce “Heroes of Might & Magic pour les nuls”.

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