Ultraworld

Avec ses couleurs chatoyantes et ses panoramas idylliques, Ultraworld est à première vue très séduisant. L’auteur nous promet une balade relaxante, ponctuée de remises en question, une véritable expérience… c’est ce que nous allons voir. Ultraworld est une aventure à la première personne. Vous avancez avec Z, Q, S, D, vous regardez autour de vous en bougeant la souris et c’est tout. Pas de course, saut ou interaction avec l’univers, le jeu se veut contemplatif.

Un scénario incroyable… ou presque…

L’aventure commence avec la rencontre d’une intelligence artificielle qui nous souhaite la bienvenue dans son jeu. Le principe est simple, nous allons devoir visiter 12 mondes différents pour gagner. Très rapidement, l’intrigue se « complexifie » et le jeu s’avère être la vraie vie et l’IA qui nous parle s’est échappée et se pose maintenant de nombreuses questions sur sa nature, son but, etc. Alors je vais directement être désagréable : non ce n’est pas innovant, non ce n’est absolument pas intéressant et c’est plutôt mal écrit.

Les mondes à visiter comportent chacun un ensemble de triangles noirs à toucher affichant à chaque fois une question / réflexion d’Ultra (l’IA). Une fois un certain nombre activé, le monde est considéré comme terminé et nous pouvons retourner au hub central pour s’occuper des suivants. Ca aurait pu être intéressant sauf que les zones sont petites et surtout très vides.

Enfin non, pas tout à fait, vous aurez également 15 masques à retrouver (1 dans chaque monde et 3 dans le hub) pour communiquer avec une seconde IA développant un scénario parallèle au moins aussi inintéressant et pompeux que le premier, c’est dire !

C’est beau mais ça brûle un peu les yeux

Visuellement, Ultraworld est très coloré, certains panoramas sont vraiment jolis et incitent à presser la touche de screenshot. Malheureusement, peu de zones ont réellement une identité propre et restent en mémoire à la fin de la balade.

Vous obtiendrez assez rapidement la possibilité de changer l’apparence des mondes via les touches F1 à F6 (tons de jaune, de vert, de bleu, de rose…). Par la suite, vous pourrez combiner cela aux filtres (F7 à F10) pour une explosion de couleurs et de rétines. Je ne vais pas vous le cacher, j’ai bien joué avec ces possibilités…faut dire que le reste est tellement ennuyeux !

Le jeu se base d’ailleurs énormément sur son apparence, puisqu’à côté du mode histoire, vous pourrez également jouer en mode vacances pour profiter des zones et prendre des photos souvenir.

Court et ce n’est pas plus mal !

L’aventure complète (y compris les 15 masques) se bouclera en moins de 2h (yeah, merci steam refound) mais croyez-moi, vous serez content que ce ne soit pas plus long. D’autant plus que la fin enchaîne les rebondissements vus et revus et traîne en longueur.

L’histoire ne décolle jamais, jouer avec les couleurs et les filtres est sympa mais supprime le peu de personnalité que possèdent les différents mondes, reste la musique qui accompagne agréablement la balade.

Un jeu à admirer en screenshots et à vite oublier !

En bonus, la fonctionnalité la plus intéressante du jeu :

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

Bestio

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

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