Psycho Pass : Mandatory Happiness
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Psycho Pass : Mandatory Happiness est un visual novel, genre très populaire au Japon, basé sur la série animée du même nom. Elle se situe quelque part dans la temporalité de sa première saison en explorant un peu plus son univers aux accents de Big Brother et de Minority Report. Quand bien même lire du texte sur un écran ne constitue pas mon passe-temps favori – fatigue des yeux oblige – il y aura malgré tout de quoi sustenter l’appétit des fans de Psycho Pass.


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Psycho Multipass

Pour vous donner un peu de contexte, au cas où vous ne connaîtriez pas Psycho Pass, sachez que son histoire prend place au XXIIe siècle dans un Japon régenté par un système informatique et administratif ultra-perfectionné du nom de Sybil. Avec ce réseau s’est instauré un contrôle assidu des populations et de leur quotient criminel. Ce dernier représente une évaluation du potentiel criminel de chaque individu et ce avant même qu’ils n’aient pu commettre la moindre infraction au Code Pénal. On y retrouve par conséquent une société froide en apparence et dénuée de presque toutes émotions humaines primaires telles que la passion et la violence.

Les individus ayant ainsi leur cerveau scanné par le système Sybil et se retrouvant avec un quotient trop élevé peuvent selon le résultat être forcés à rentrer en thérapie, ou dans les cas les plus graves, être internés ou simplement éliminés sur place par les Exécuteurs. Ces derniers sont d’ailleurs des criminels latents, des gens ayant eu un quotient trop élevé sans possibilité de retour mais que Sybil a jugé aptes à servir le Bureau de Sécurité Publique, équivalent de la police dans ce Japon dystopique.

Ils sont d’ailleurs plus des esclaves que des hommes libres de penser et d’agir comme bon leur semble. Dans cette société très particulière, la liberté d’être semble avoir été reléguée au second plan, le but de Sybil étant d’assurer sa mission de sécuriser et stabiliser un Japon vivant alors en auto-suffisance et s’étant à nouveau coupé du monde. Quoiqu’il en soit, ces exécuteurs se retrouvent alors sous les ordres des inspecteurs.

Les inspecteurs sont eux des individus considérés comme étant parfaitement insérés dans la société et dont le quotient criminel reste constamment clair. En effet, le quotient s’accompagne souvent d’une couleur indiquant la dangerosité de la personnalité et du comportement de l’individu scanné par Sybil. Ces hommes et ces femmes sont alors chargés de mener à bien leurs enquêtes avec l’aide des exécuteurs qui sont peut-être alors plus leurs chiens de garde que leur collègues. Pour certains en tout cas.


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Bonheur obligatoire

La série Psycho Pass s’attarde pour sa part sur la première section de la Sécurité Publique, notamment en nous introduisant à cet univers au travers de l’inspectrice débutante, Akane Tsunemori. La série parvient avec un certain talent à rendre ses enquêtes autant que ses personnages passionnants, malgré une seconde saison moins intense et marquante que la première. Ce Japon futuriste a aussi de nombreuses particularités qui amènent à réfléchir sur le sens de la justice, de la société dans ses devoirs envers la population, et vice-versa. Puis plus prosaïquement, sur quel rôle l’être humain peut-il encore jouer au sein d’une machine autant automatisée et aseptisée. Tout son contraire par conséquent.

Mandatory Happiness poursuit dans une logique similaire avec une histoire en marge de la principale qui anima par conséquent la première saison. Elle repose sur d’autres personnages et plus particulièrement sur deux nouveaux arrivants dans la section une de la Sécurité Publique. Aux côtés des inspecteurs Tsunemori et Ginoza, on y retrouvera donc l’inspectrice Nadeshiko Kugatachi et l’exécuteur Takuma Tsurugi. Pour une bonne compréhension de l’intrigue, il faut savoir que Nadeshiko sort tout juste de l’hôpital ayant vraisemblablement perdu des morceaux de sa mémoire passée dans un accident.

Dans un premier temps, sa nature un peu trop analytique et objective lui attire un certain ressentiment des uns et une admiration des autres pour ses capacités de déduction excellentes. Son sens de l’analyse des informations n’a pas de pareil, tandis que l’exécuteur Tsurugi est au contraire plus enjoué de nature, plus naturel et chaleureux dans son attitude, mais aussi plus emprunt à de l’agressivité comme ses comparses si la situation en venait à réveiller ses émotions les plus basses. On y retrouve en eux la même dynamique, dans un sens, qu’entre les deux héros de la série d’origine que sont Akane Tsunemori et Shiniya Kogami, son exécuteur, tous deux également présents ici.

La visual novel tourne cette fois-ci autour d’un supposé hacker de talent, même si le point de départ sont plusieurs cas étranges de violences ayant lieu à Sado Marine City, une cité artificielle en pleine mer laissée à l’abandon par la majorité de sa population depuis longtemps. Étrangement, Nadeshiko semble y avoir des souvenirs. L’intrigue tournera alors principalement autour de ces deux nouveaux personnage et du passé trouble de Nadeshiko. Je m’arrêterais là pour ne point vous en spoiler les tenants et les aboutissants, ce genre de jeu reposant énormément sur son récit pour motiver son public à y progresser. Cependant, comme Mandatory Happiness abordera certains points clé de la première saison de Psycho Pass, il est recommandé de voir cette dernière avant.


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Une teinte beaucoup trop neutre

Honnêtement, si l’intrigue tient la route dans le carcan très codifié de Psycho Pass, ce type de jeu montre toujours les mêmes limites qui font qu’il ne plaira qu’aux amoureux du genre. Il s’agit donc de lire tout un tas de textes, même s’il faut reconnaître que le doublage japonais du casting d’origine répond présent et que la musique fait honneur aux thèmes de la série. Dans le même esprit, les décors sont figés et les personnages, bien que finement dessinés, sont à peine animés. L’action n’y existe en fin de compte que sous une forme très littéraire.

C’est le genre qui veut cela et on n’y pourra rien. Car contrairement à une aventure cinématographique à la Telltale, qui pouvait compenser le côté figé de ses histoires par une interactivité certes limitée, mais bien présente et dynamisant notre implication dans celle-ci, pour le visual novel, il faut aimer lire sur un écran. Le tout se présente pourtant joliment en respectant la direction artistique de la série, le tout accompagné de son très bon doublage et de musiques très réussies. Même si je regrette une colorisation générale plus lumineuses que dans la série qui abordait souvent son action la nuit ou dans des endroits sombres allant de pair avec l’ambiance de son scénario.

Il y a cependant un hic. Car même pour un visual novel, Mandatory Happiness reste étrangement paresseux. S’il y a certes plusieurs embranchements scénaristiques possibles dépendant de nos choix, il n’y a par contre que trop peux de contenu interactif impliquant que l’on s’y investisse au-delà de simplement lire des lignes et des lignes de textes. L’ennui s’installe ainsi parfois au détriment d’une histoire réussie et complexe tant sur le plan de ses personnages que de ses enjeux moraux, qui, bien que s’imbriquant correctement dans celle du matériau d’origine, devient trop vite prévisible, surtout pour les fans de Psycho Pass.


Psycho Pass Mandatory Happiness est un visual novel de plus qui n’a pour lui que la force que lui apporte la série animée sur laquelle il se base. Il devrait plaire aux fans en manque, aidés en cela par le doublage d’origine d’excellente facture. D’un autre côté, on regrettera que des personnages comme Akane, Shiniya ou Ginoza soient relégués à un rang presque secondaire. Tout en sachant que parfois il fait du remplissage avec du texte inutile et inintéressant. Et ce malgré un scénario bien ficelé. A réserver aux amoureux de Psycho Pass.

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

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