Toukiden 2

Parce que les Musou, ça va quand même un temps (surtout avec l’invasion actuelle de jeux du genre), les créateurs.trices de chez Omega Force nous proposent un second volet de leur « Monster Hunter-like » qu’est Toukiden. N’ayant pas joué au premier opus, je découvre la franchise avec ce second volet et mine de rien, il en a dans le ventre…


Ori Hunter

Après une création de personnage simple mais efficace et permettant quelques folies (grands fronts, coupes de cheveux ridicules, lunettes…), Toukiden 2 s’ouvre sur la genèse d’un personnage sombre qui se réveillera dans le village de Mahoroba, à l’état d’amnésique. Pas très original, certes, mais le folklore Japonais fait très correctement son travail : il enchante et propose une ambiance unique.

Le concept du jeu est assez simple en l’état et déjà vu ailleurs : vous jouez un héros parcourant une grande zone libre pour y chasser et exterminer des démons. En vous concentrant sur les corps de vos victimes, vous en capturez les éléments qui vous permettront ensuite de créer des armes et de l’équipement pour vous permettre de vous améliorer. Il n’y a pas de niveau à prendre ni de points d’expérience : la progression de votre personnage se fait via un équipement toujours plus perfectionné.

En combat, vous pouvez utiliser jusqu’à 11 armes différentes : c’est un gros point fort, tant l’expérience de jeu est différente selon que vous utilisez une lance, une épée et un bouclier, un fusil ou bien encore ce fouet de chaîne (apparemment grosse nouveauté de cet épisode) qui propose un peu d’originalité même face aux concurrents directs. On peut se perfectionner dans un ou plusieurs types d’arme, selon nos gouts. Jamais le jeu ne vous imposera une arme plutôt qu’une autre.



Main démoniaque

La grosse originalité de Toukiden 2 vient surtout de l’utilisation de la Main du Démon. Cette main magique qui sort de votre poignet peut vous permettre de cibler n’importe quel élément du jeu pour interagir avec : ciblez un endroit du sol pour vous y propulser, ciblez une cible aérienne pour traverser un pont cassé ou des zones dangereuses, montez aux arbres, enchaînez le tout avec une attaque et vous ferez un beau saut aérien avec sa petite touche de coup fatal porté sur le museau de l’Ori le plus proche.

L’autre possibilité de jeu à ne pas du tout oublier, c’est le démembrement des Oris que vous allez affronter. En ciblant des morceaux spécifiques du démon que vous combattez, vous obtiendrez des objets rares dédiés au craft et à l’amélioration de vos armes et armures. Une attaque puissante permet même de démembrer un ennemi d’un coup d’un seul. Vous et vos alliés (qu’il soit dirigés par une intelligence artificielle très capable, ou bien par des joueurs en ligne) n’auront alors plus qu’à continuer de frapper l’ennemi et se concentrer auprès des membres détachés pour en tirer de bons produits.



Tout qui dans 2

Le jeu d’Omega Force a cette particularité qu’il se sert de son histoire, très étoffée avec de nombreux personnages non-joueurs à découvrir, pour vous laisser explorer tous les éléments du jeu : son gameplay, son monde libre, ses connexions, ses pierres de téléportation… Au bout d’un scénario pas forcément passionnant (et très bavard), vous aurez le droit de repartir à la chasse pour effectuer de bien plus juteux et dangereux contrats, braver des dangers énormes (comme des dragons qui prennent deux fois la taille de votre écran) et tout cela en totale liberté. C’est même, on peut le dire, à ce moment-là que Toukiden 2 se révèle le plus intéressant : encore faut-il s’accrocher à l’histoire jusqu’à sa conclusion pour y parvenir.


Bonne surprise que ce Toukiden 2 qui tente de sortir du lot des jeux exigeants. Avec son gameplay, ses menus, son ADN entier de jeu japonais façon Omega Force, il parvient très bien à sortir du lot avec l’idée de démembrer ses ennemis pour en récolter du plus fameux loot. Cela ne suffit pas à en faire un grand jeu, ni même un sérieux concurrent aux titres du genre déjà bien installés chez les joueurs… Mais sur le long terme, vu la sympathique expérience proposée ici, on peut y croire davantage.

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