Rapides Critiques #Mai 2017

Nouvelle année mais aucun changement pour nos critiques les plus rapides, qui sont dédiées à tous types de jeux. Bons ou moins bons, ils sont ici juste parce qu’ils n’engagent pas à écrire un long pavé, s’expliquent très vite ou qu’il n’est pas nécessaire d’y passer des heures pour vous donner envie (ou non) de vous y plonger. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée…


Bear With Me : Episode One

Seulement deux épisodes de ce point & click sont disponibles pour l’instant mais déjà, il est hautement recommandable une fois le premier terminé. Classique dans toutes ses idées de gameplay, Bear With Me joue avec l’enfance en nous proposant de nous plonger dans le monde imaginaire de la jeune Amber. Celle-ci s’imagine mener l’enquête dans Paper City avec l’ourson détective Ted. Une vraie ambiance de polar noir est alors à découvrir, avec en filigrane toutes les références à l’enfance qui se révèlent au fil des situations.

Non seulement Bear With Me est malin dans son idée scénaristique, mais il n’oublie pas d’étonner autant par son visuel monochrome (sauf pour le rouge, mais ça serait vous spoiler de vous expliquer pourquoi) que par ses musiques, via des sonorités exquises qui rendent la progression calme et sans heurts pour nos oreilles et nos nerfs.

Simple, franchement pas bloquant dans sa progression, Beat With Me est réellement un bon petit point & click sans aucune autre prétention de poser un univers intéressant au milieu d’interactivités old-school. Si la suite est à la hauteur de cette première partie, alors les 5€ demandés pour chaque épisode (d’environ une ou deux heures) passeront un peu mieux en travers de la gorge. Car oui, c’est un jeu en kit et il revient rapidement assez cher malgré une durée de vie assez faible.

Skywilly


Caveblazers

Après une petite année d’accès anticipé, Caveblazers vient de sortir en version définitive sur Steam il y a quelques jours. Au programme, un platformer / rogue-like très nerveux où vous dirigez un explorateur en quête de trésors.

Pour vous aider dans cette tâche, outre l’épée et l’arc basiques avec lesquels vous débutez, vous ramasserez un grand nombre d’objets dans les niveaux (anneaux augmentant les dégâts et/ou les résistances, nourriture pour regagner des points de vie, pouvoirs spéciaux, potions aux effets aléatoires, etc.). Vous pourrez également récupérer de l’aide en effectuant des offrandes aux statues rencontrées (restauration des points de vie, vitesse accrue, saut supplémentaire, vol de vie…). Le contenu est vraiment riche et même les monstres et boss rencontrés seront variés. Vous débloquerez d’ailleurs au fur et à mesure de votre avancée des perks qui joueront le rôle de classes de personnages. Un tel sera plus efficace à l’épée, l’autre à l’arc, celui-ci aura une faux pour récupérer les âmes de ses ennemis, etc.

Malheureusement tout n’est pas rose, je trouve la direction artistique assez générique (même si le pixel art est réussi) et les musiques, bien que bonnes, ne collent vraiment pas à l’action. Mais j’ai surtout été gêné par le côté brouillons des combats au corps-à-corps. Quand plusieurs ennemis attaquent en même temps (et c’est souvent le cas), c’est très difficile d’esquiver et on s’en sort souvent en sautant un peu n’importe où tout en croisant les doigts pour ne pas être touché. C’est dommage car sans ça je me serais beaucoup plus amusé. En l’état le jeu n’est pas mauvais, loin de là, mais ce n’est pas celui que je conseillerais en premier si on me demandait un platformer / rogue-like. Dommage, avec quelques ajustements il aurait pu être vraiment top !

Bestio


Cloud Pirates

Sorte de World of Airplanes / World of Tanks du jeu de bateau steampunk imaginaire (oui, cela fait beaucoup de termes définissant l’univers), Cloud Pirates est surtout un jeu massivement multijoueur qui demande de s’affronter à coup de canons et de torpilles dans un espace aérien très coloré et plutôt jovial. Pourtant, les commandes nécessitent un certain temps d’adaptation et les stratégies à appliquer pour gagner demanderont pas mal de parties pour êtres comprises. Oui : Cloud Pirates est assez exigeant pour assister à du beau jeu.

Proposant tout un tas de features typique du jeu massivement multijoueur (connexion journalière, modes de jeu, des menus à la pelle), Cloud Pirates est un chouette titre d’affrontements lents et précis mais souffre aussi d’une boutique en ligne vraiment trop présente. Si vous n’achetez pas de contenu in-game, alors vous êtes destiné à prendre beaucoup plus de temps que les autres pour évoluer. Vos bateaux resteront trop longtemps trop simples et vos canons prendront la poussière. Nous ne sommes pas sur de Pay-to-Win, mais cela s’en approche. C’est finalement le seul gros défaut de ce sympathique (mais pas incroyable) MMO en Free to Play qui a le mérite de proposer une ambiance clairement différente de ses modèles.

Skywilly


Feral Fury

Prenez Binding of Isaac, mettez un panda soldat à la place du jeune et torturé héros, placez le tout dans une ambiance glauque, sombre et post-apocalyptique et vous avez Feral Fury. Problème : le jeu n’est jamais vraiment original et peine à sortir du cliché du rogue like de ce type. Excepté avec quelques passages en voitures, dignes des plus lents shoots horizontaux que vous n’ayez jamais vus, Feral Fury fait dans le classique : des salles, des cartes d’accès à la place des clés, des blocs de C4 en lieu et place des bombes, ainsi que du loot à foison à découvrir pour augmenter les statistiques de son personnage en même temps que son look physique.

Sympathique, assez efficace, Feral Fury est néanmoins malade : il est atteint de ces nombreux retours au bureau qui gangrène beaucoup de jeux manquant de tests avant de sortir sur le store. Gageons qu’après quelques patchs, cela ira beaucoup mieux.

Skywilly


Gridd Retroenhanced

Gridd Retroenhanced est un shoot’em up 3D où on dirige un vaisseau chargé de s’introduire dans un système informatique pour pirater une IA et en prendre le contrôle. Couleurs flashy, néons, ennemis avec peu de polygones, le tout accompagné par de l’excellente synthwave composée par Dream Fiend, l’enrobage du jeu m’a conquis et devrait plaire à tous ceux qui, comme moi, ont rêvé un jour à ce que serait l’an 2000. Le jeu est extrêmement simple à prendre en main, le stick gauche sert à bouger, le bouton A à tirer et c’est tout.

La seule subtilité est de ramasser les débris lumineux d’ennemis pour faire monter son multiplicateur de points. Les adversaires sont assez variés et j’ai vraiment pris plaisir à terminer l’aventure, qui, même si elle est un peu courte, peut être rejouée de nombreuses fois pour essayer de battre son score et grappiller des places sur le classement en ligne. Le mode infini m’a un peu moins intéressé mais propose quant à lui un challenge vraiment corsé. Fans d’arcade, n’hésitez pas à lui donner sa chance !

Bestio


Mini Ghost

Après avoir été élu “Sélection GSS de l’année 2016” grâce à une communauté forte, Francisco Téllez de Meneses rembarque avec Ghost 1.0 pour nous livrer une préquelle, à double sens. Premièrement, parce qu’elle se passe avant Ghost 1.0, où l’on retrouve Viktor (le grand méchant) sabotant son propre vaisseau, le même que celui du jeu original, pour y envoyer Ghost afin de récupérer un énorme pactole pour les services de celle-ci. Le jeu est une préquelle aussi d’un point de vue technique, puisque aurevoir les traits fin du premier pour du gros pixel 8-bits.

Malgré le manque d’inspiration de la DA, qui nous fait regretter l’oeuvre original, le jeu reste très plaisant à jouer, avec les mêmes mécaniques d’évolution (en dehors de l’arbre de compétence) mais surtout avec un level design soigné et des combats de boss plutôt inspirés. Pour le prix d’un café parisien ou d’une bière dans un village perdu au fin fond du Loir et Cher (on vous laisse regarder la carte de France pour savoir où c’est), vous auriez tord de passer à côté de cette petite aventure. D’autant plus que la communauté est déjà à l’oeuvre, étant donné que le jeu est compatible Steam Workshop.

Crim


Mizmaze

Entièrement gratuit, ce jeu de labyrinthes est très réussi artistiquement. Visuellement adorable, musicalement envoutant, Mizmaze parvient à captiver avant même de proposer ses mécaniques. Vous allez donc devoir parcourir de courts labyrinthes à la souris, en atteignant la sortie avant une I.A bien pensée. C’est simple, mais cela se corse très vite grâce à de belles idées de gameplay.

Endroits à contourner à la souris, téléporteur, flashs aveuglants, zone aveugles et autres pièges viendront gêner votre progression tout au long de la centaine de labyrinthes proposés dans quinze niveaux différents. Aller au bout de l’aventure ne demandera pas de nombreuses heures, mais est un joli défi à se lancer. On regrettera juste un contrôle à la souris peu agréable : préférez-lui sa version tactile sur iOS et Android. Aussi, si vous avez aimé le jeu, faites un petit don à l’auteur. Il le mérite !

Skywilly


Nonstop Chuck Norris

Quoi, un jeu mobile sur Game Side Story ? C’est si rare, je sais. Néanmoins ce petit jeu m’a détendu quelques semaines et je voulais vous en parler. Très populaire à sa sortie, copie conforme de Nonstop Knight, il s’agit d’un jeu où Chuck Norris tabasse des vilains sur des toits d’immeubles, dans le western ou autre univers loufoque, à la chaîne. Pour l’aider il est possible d’activer trois compétences spécifiques et c’est tout : les interactions sont limitées et au final on passe surtout notre temps à regarder Chuck frapper les ennemis, collecter de l’or et tenter de battre des Boss pour franchir le niveau suivant.

Niveau zéro de la profondeur de gameplay, Nonstop Chuck Norris parvient à « agripper » le joueur grâce à une progression toujours vendue comme intéressante. Il est possible d’équiper Chuck Norris en armes, en vêtements et en casques/coupes de cheveux différentes. Ces objets tombent, « lootent », lorsque l’on bat un Boss (et que l’on passe de niveau). Evidemment, le loot est aléatoire et permet de donner l’envie au joueur d’aller toujours plus loin. Au bout d’un moment, la difficulté du jeu sera énorme et laisser Chuck frapper de l’ennemi en boucle même le jeu fermé (une feature amusante) ne suffira plus : il vous faudra relancer la partie dès le 1er niveau avec, pour récompense, quelques points vous permettant d’améliorer Chuck. Vous voyez ces mécaniques horribles du « même joueur joue encore » qui pointent le bout de leurs microtransactions ?

Si vous y jouez entièrement gratuitement, Nonstop Chuck Norris sera juste avec vous, ultra répétitif mais se servira de sa bonne ambiance et de son humour pour vous donner l’envie de le relancer cinq minutes par jour ou plus si affinités. Il occupe bien les temps d’attente. Si vous payez, par contre, l’algorithme du jeu devient vite fou et vous donne davantage de bon loot entre autres choses. Résultat : le jeu devient très simple et sans défi en plus d’être aussi répétitif qu’un gif animé diffusé en boucle.

Skywilly


Old Man’s Journey

Le voyage du vieil homme est une belle fable de moins de deux heures (79 minutes en ce qui me concerne) qui nous laisse suivre l’épopée d’un inconnu vieillard recevant une lettre qui l’alerte au plus haut point. Tout au long de son périple, le joueur devra jouer avec les décors pour frayer un chemin au vieil homme et en découvrir davantage, à chaque pause sur un banc, sur le passé de ce si sympathique protagoniste. Rapidement, le scénario classique au demeurant parvient à accrocher les plus férus de poésie. Surtout, l’aventure est sans aucun temps mort.

Forcément trop court pour certains, évidemment trop simple pour d’autres, Old Man’s Journey n’est rien d’autre qu’un peu de tendresse dans un monde de brutes. Un très bon moment à passer qu’il serait bête de ne pas se lancer. Surtout qu’artistiquement, avec ses visuels sublimes et sa musique qui nous emporte, ce jeu à la narration bien amenée est on ne peut plus envoutant. Une petite création dédiée aux joueurs qui ont un cœur.

Skywilly


Red Barton and The Sky Pirates

Entre les collisions dégoûtantes, le tir qui ne fonctionne plus sans raison, les menus horribles, le bouton Echap qui fait pause, l’achat d’avions qui ne se valide pas, les ennemis qui tirent n’importe comment, le mode Facile très facile, les boss sans défi et ayant tous le même principe de jeu, l’eau qui fait “mur” face à l’avion, les bugs en pagaille, les murs invisibles à tout bout de champ, les caméras ridicules, la possibilité de traverser tout le niveau comme si on contrôlait l’avion une fois mort, la version française à demi-raté (et à demi-anglaise aussi), les musiques horripilantes, le character design vomitif, les niveaux courts qui se ressemblent, un mode multijoueur évidemment désert et tout un tas d’autres choses, comment voulez-vous que je vous en dise du bien ? Fuyez ce truc !

Skywilly


Riptale

Lorsque j’ai reçu la clé du jeu dans ma boîte mail et que je suis allé voir les screenshots de présentation, je me suis dit “belle repompe de Downwell“. J’ai tout de même lancé Riptale… et j’ai bien fait car je serais passé à côté d’un titre très sympa. Contrairement à ce que j’avais pensé, le titre de Super God s’éloigne pas mal de celui de Moppin. Nous y dirigeons un épéiste découpant tous les ennemis qu’il croise sur son chemin. Petite subtilité, nous avons à disposition 3 charges permettant d’attaquer à peu près n’importe quelle cible à l’écran.

Une fois celles-ci utilisées, il faut attendre un peu qu’elles se rechargent, sauf si vous avez réussi à lier parfaitement vos mouvements. Après les balbutiements du départ, c’est un vrai plaisir d’enchaîner les combos dans des gerbes de sang sans jamais toucher le sol. Plus vous progressez et plus le plaisir de jeu augmente. L’argent récolté permet de modifier ses attaques et de bénéficier par exemple de frappes circulaires pour encore plus d’efficacité. Les niveaux et environnements sont assez variés, générés aléatoirement et vous devrez apprendre peu à peu les comportements des différents ennemis pour espérer survivre jusqu’au boss de chaque monde. Brutal, technique, Riptale est un excellent défouloir !

Bestio


Rocking Pilot

Développé par Gungrounds, Rocking Pilot est un twin stick shooter en arène où on dirige un hélicoptère de combat. Outre le canon, on peut également utiliser les pales de celui-ci pour découper les ennemis ainsi qu’une jauge d’overdrive pour devenir temporairement invulnérable et repousser les tirs adverses.  La campagne est divisée en 42 niveaux répartis dans 4 environnements différents. Vous aurez 3 objectifs à remplir à chaque fois : sauver les alliés, survivre pendant x secondes, marquer x points, etc. Certains seront également rejouables en mode score attack pour tenter de gravir peu à peu le classement en ligne.

Au fil de votre avancée, de nombreux bonus de puissance se débloqueront et pourront alors apparaître en jeu (minicanon, laser, téléporteur…) pour vous aider. Jusque là ça aurait pu être très sympa, sauf que la zone de jeu est minuscule (on dirait une interface dédiée aux mobiles / tablettes alors que le jeu est d’après les dévs pensé pour le PC) et que la plupart des ennemis entrent dans l’écran sans même un signal d’avertissement. L’esquive est donc bien plus souvent liée à la chance qu’au talent et Rocking Pilot devient vraiment frustrant. C’est dommage car il y a de bonnes idées, notamment le multiplicateur de points qui baisse quand vous utilisez l’overdrive pour vous pousser à prendre plus de risques.

Bestio


She Remembered Caterpillars

Fait d’une narration curieuse et énigmatique, tout du moins lors des premiers niveaux, ce petit titre de réflexion de propose une quarantaine de niveaux assez complexe. Le principe du jeu se repose sur des chenilles de petits êtres colorés qui doivent toutes trouver un endroit ou se poser pour voir le niveau se terminer. Mais pour se faire, il faudra les diriger à travers une architecture originale faite d’autres êtres qui bloquent le passage des individus qui ne correspondent pas à sa couleur.

Il est par exemple possible de combiner deux êtres de couleurs différentes pour n’en faire qu’une, passer une porte de la même couleur puis les diviser de nouveaux de l’autre côté pour continuer à progresser. Les dix premiers niveaux sont assez simples, ceux d’après sont autrement plus difficiles. Les mécaniques se dévoilent au fur et a mesure, ne se ressemblent que très rarement et l’ambiance visuelle continue d’émerveiller tout au long de la progression.

Des puzzle-game malins, il en sort très souvent. De très beaux jeux de réflexion, c’est déjà plus rare. She Remembered Caterpillars fait les deux : il est intelligent et magnifique. Aucune raison de ne pas craquer pour lui, donc.

Skywilly


TerraTech

Construire et diriger des véhicules : voilà une nouvelle lubie des joueurs sur PC. La folie Minecraft a fait des petits et depuis quelques mois, voire quelques années maintenant, tout le monde veut créer, construire, partager et combattre. TerraTech est sans doute l’un des jeux les plus réussis dans ce domaine : il parvient à proposer une création très facile d’accès, un tutorial intelligent, des mises à jour nombreuses et intéressantes, tout en oubliant évidemment de sortie en version finale.

Ont créé donc son véhicule avec plusieurs blocs différents et on commence à se battre contre l’intelligence artificielle dans de grandes zones colorées. Quand on explose une création ennemie, on peut en voler les composants et ainsi créer un véhicule toujours plus imposant et dangereux. Attention cependant à ne pas tout perdre dans un combat perdu d’avance : les débuts sont difficiles, comptez deux bonnes heures intensives pour comprendre les mécaniques. Après, c’est que du bonheur de débutant.

TerraTech est en Early Access depuis février 2015 et finalement, on se demande si c’est très grave. Les joueurs s’éclatent, il y a autant de nouveaux bugs que de nouvelles features à chaque patch et les créations pleuvent. Amusant, malin, rapide à prendre en main, TerraTech est sans aucun doute dans le haut du panier des jeux du genre. Reste à savoir jusqu’où il a prévu d’aller. On espère aussi qu’ils ne vont pas faire pleuvoir les contenus additionnels payants. Pour l’instant,de ce point de vue, c’est très correct.

Skywilly


The Long Journey Home

C’est l’histoire d’un jeu que j’attendais tellement impatiemment. Complètement envoûté par ses promesses présentées à la Gamescom, The Long Journey Home me promettait une épopée à la Firefly, un bestiaire à la Farscape, des choix difficiles à la Battlestar Galactica. Je ne pouvais que prendre mon mal en patience, amoureux des musiques qui m’emportaient à chaque trailer.

Le jeu est sorti. Ce fut la douche la plus froide de l’année. The Long Journey Home, c’est l’épopée répétitive d’un vaisseau et de son triste équipage devant parcourir point par point un espace généré aléatoirement à la recherche de planètes dont la mise en orbite permettra d’atterrir et de récolter des pierres et du carburant pour continuer l’aventure. Quelquefois, on rencontre des aliens qui ne veulent pas discuter plus de trois phrases : pas grave, les discussions ne vont jamais vraiment au-delà. Les objets trouvés sont d’ailleurs comme par hasard très humains et ce malgré la présence de races aliens vraiment différentes.

Difficile d’expliquer à quel point The Long Journey Home, vendu 40 € qui-plus-est, est une énorme déception. On passe son temps à mourir et à recommencer, n’apprenant pas de ses erreurs mais évitant les nombreux sens interdits et cul-de-sac que représentent certains choix de gameplay. On saute le plus loin possible d’un point à l’autre pour éviter toute perte de temps, on trace tout au long de l’histoire pour atteindre son but ultime sans jamais prendre le temps de s’intéresser au scénario. Surtout, on réalise toujours les mêmes actions, on tente de survivre péniblement dans un contexte appelant pourtant au voyage, dont seuls quelques jolis fonds et de belles musiques viennent se perdre dans cet amas de pauvreté ludique et d’intérêt global. Quelle tristesse…

Skywilly

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