Akiba’s Beat
PlayStation 4 PlayStation Vita

Alors que Persona 5 se place comme le meilleur RPG de l’année (pour le moment en tous les cas), les concurrents sont nombreux à tenter de lui ravir quelques joueurs. Akiba’s Beat fait encore mieux : il se positionne sur la même ligne scénaristique et se risque même à ce que l’on compare beaucoup trop avec la série d’Atlus. Mais c’est quoi, finalement, Akiba’s Beat ?



Quand le délire est à craindre

« The World of Delusion », c’est le monde du délirant qui vient envahir les pensées et les actes de bien des gens à Akihabara. En tant que Asahi Tachibana, jeune homme ayant quitté les études et ne faisant pas grand-chose de sa vie, vous allez faire la rencontre de Saki Hoshino et ensemble, devrez tenter de combattre les délirants ennemis de ce monde virtuel. Tout au long d’une quinzaine d’épisode, il va falloir sauver une Idol, aider le premier venu et enquêter sur cet étrange homme en rose qui semble avoir un lien avec tous les soucis qui apparaissent en ville.

C’est l’occasion, comme dans le très différent Akiba’s Trip, de visiter Akihabara modélisée de façon très réaliste. Ceux ayant déjà parcouru ce célèbre quartier y trouveront leurs marques, ce qui reste très amusant. Pour le reste, on a surtout le droit à un RPG oscillant entre des allers-retours à répétition et de la baston intéressante mais loin d’être incroyable.



Se battre à coup de tempo

Si le jeu n’a rien de rythmé avec son OST, il s’en sert néanmoins de façon très originale. En vous battant dans les donjons qui viennent souvent conclure les épisodes narratifs à base d’allers, de retours et de dialogues pas tous très intéressants, vous allez devoir choisir une musique parmi celles que vous avez débloquées tout au long de votre progression. Celle-ci s’entendra lors des combats, vus « en 2D » façon « Tales of » et permettant d’enchaîner les coups en nombre limité avant qu’ils se rechargent. Des coups spéciaux sont évidemment de la partie, placés sur les directions du stick analogique gauche.

Une fois la jauge de musique à mi-niveau, vous pouvez lancer une attaque de soutien intéressante. Il n’y a qu’ainsi que la jauge peut continuer sa progression et se remplir à fond au fil de vos attaques. Validée à pleine puissance, la jauge vous attribuera le pouvoir de la musique sélectionnée et fera de vous un surhomme pendant un certain laps de temps. A réserver évidemment aux Boss, histoire de s’en débarrasser rapidement.



N’est pas Persona qui veut

Avec son idée de monde « délirant » et des humains torturés dont les démons prennent réellement vie au sein du monde réel, Akiba’s Beat marche évidemment sur les plates-bandes de la série des Persona. Il le fait avec une réelle volonté de proposer quelque chose de captivant, mais ne parvient pas à tenir le joueur en haleine. La faute à un scénario vraiment cousu de fil blanc, avec un personnage principal très énervant et peu enclin à être apprécié des joueurs. Les situations sont souvent classiques et les donjons, malgré des univers différents, sont très basiques et se répêtent beaucoup.

Akiba’s Beat veut bien faire et propose tout de même une soixantaine d’heures au minimum pour son histoire principale et ses nombreuses (mais pas toutes intéressantes) quêtes annexes. Le jeu est excessivement bavard et pas toujours pour nous raconter quelque chose d’intéressant. Aussi, le système de combat souffre d’une garde pas toujours très rapide à placer et d’un système de jeu qui fruste davantage qu’il n’amuse à haut niveau. Heureusement, l’ambiance vient sauver le tout avec un cadre de jeu très original pour un RPG de ce genre. Aussi, les musiques sont de qualité.


Petit Persona qui deviendra peut-être grand un jour, Akiba’s Beat fait ce qu’il peut pour séduire. Le quartier d’Akihabara est plaisant à parcourir, les idées de gameplay sont intéressantes et niveau durée de vie, on en a pour son argent. Malgré cela, c’est aussi un jeu plein de frustration en combats et d’aller-retours incessants en mode « aventure ».

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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