Ballistic Overkill

Ballistic Overkill

Shooter bresilien venant sur les plates-bandes pourtant plutôt bien gardées du FPS multijoueur « réaliste mais accessible », le jeu de Aquiris Game Studio voudrait bien sortir du lot. Mais pour cela, il va falloir travailler dur amis développeurs.euses car les joueurs n’accepteront aucun « titre sympathique » ou « jeu quelconque » de plus. Que vaut vraiment Ballistic Overkill après trois mois de disponibilité ?



7 classes inégales

Vous connaissez la chanson du genre : un camp de chaque côté d’une carte en symétrie plus ou moins parfaite, une zone d’apparition protégée par des murs qui stoppent les balles et nous voilà partis pour une belle aventure faite de headshots, de rage et de montées heureuses dans un classement que l’on aura de cesse à chaque mort. Ballistic Overkill est un FPS multijoueur en PVP, proposant assez de serveurs sans trop de Ping et du jeu rapide à lancer. Sept classes sont disponibles :

  • Le Mercenaire, bien équilibré qui joue principalement du combo mitraillette/shotgun.
  • Le Fusilier, davantage utilisé pour des assauts rapides.
  • Le Chasseur : c’est le sniper, celui qu’on aime jouer, qu’on déteste voir en face de nous.
  • Le Commando : Un ninja furtif qui peut se rendre invisible, une vraie bête noire.
  • Le Grenadier : qui comme son nom l’indique possède un lance-grenades très énervant.
  • Le Cuirassier, possédant une armure et donc davantage de vie, contre une vitesse très basse.
  • L’éclaireur, très malléable dans plusieurs rôles.

Si ces classes sont simples, elles ont quand même leurs originalités : au fil des niveaux, on débloque de nouvelles armes mais aussi des Skills intéressant améliorant vos performances et vos bonus de points, de vie, etc. On note aussi une forte tendance des joueurs à aimer incarner le Commando et son invisibilité de Ninja qui, un peu comme l’espion de Team Fortress 2, fera rager beaucoup de monde. Une classe qui nécessiterait d’ailleurs d’être légèrement rééquilibrée.

Le souci actuel, pour l’instant, c’est que depuis sa sortie au 28 mars dernier, Ballistic Overkill a attendu trois mois avant de se mettre à jour. Pourtant très prolifiques sur les updates lorsque le jeu était encore en Early Access, il semblerait que les développeurs se soient accordés quelques vacances et de ce point de vue, cela se ressent en jeu. Le matchmaking peine aussi à convaincre avec ses différences de niveaux scandaleuses.



Il fait le job !

Ballistic Overkill c’est le FPS « sans prise de tête » qu’on lance quand on en a assez de la concurrence. Avec ses skins moches à déverrouiller ou à revendre sur le marché Steam, le jeu de Aquiris Game Studio donne une carotte aux joueurs habitués du genre pour y rester davantage que quelques heures de test et rapidement, le level-design de certaines bonnes cartes fait son office : on accroche. Il faut dire que si le jeu est extrêmement quelconque sur bien des points, ni bon ni mauvais visuellement, plutôt clair dans son interface, proposant des environnements très basiques, il gagne clairement à être un peu plus connu pour certaines de ses cartes très bien conçues.

Proposant quatre modes de jeux différents (Deathmatch, Team Deathmatch, mais aussi une capture de point et du « roi de la colline »), Ballistic Overkill se révèle quelquefois vraiment très réussi : il suffit de tomber sur cette étonnante carte du serveur, avec sa passerelle au-dessus, son couloir vitré, son escalier en colimaçon adoré des ninjas invisibles, pour y ressentir beaucoup de plaisir à jouer. C’est ici le seul gros point fort du jeu : la plupart de ses niveaux. Certains sont beaucoup moins bons et intelligents (la fonderie) mais le coté quelconque du jeu est ici rehaussé, rendant l’expérience plus amusante et intéressante que prévue.


Ballistic Overkill est un énième Team Fortress 2 qui ne cache même pas ses similitudes avec le grand de Valve, mais il a tout de même quelques bons niveaux à mettre en avant pour sortir de la masse. Une interface claire, des classes de personnages intéressantes et une rapidité de prise en main viendront confirmer les premières bonnes impressions. Toutefois, après vingt heures de jeu et trois mois sans vraie grosse mise à jour, qu’espérer pour le futur du titre si ce n’est un peu d’originalité et de suivi de la part de ses développeurs ? Nous verrons bien.

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