Candleman : The Complete Journey
Windows mac

Candleman: The Complete Journey avait commencé son voyage sur Xbox One avant de ressortir sur Steam dans cette version plus aboutie. C’est un puzzle-pateformer jouant énormément sur le rapport de la lumière à l’obscurité en faisant sa thématique principale. Poétique et joliment réalisé, il se cache derrière sa discrète simplicité un titre étonnamment attachant et même intelligent dans sa structure.



De l’obscurité à la clarté

Il s’agit donc d’un jeu de plateformes construites comme autant de puzzles à résoudre. Il ne suffit pas de sauter de l’une à l’autre mais également de réfléchir à comment surmonter les obstacles qui seront mis sur notre chemin. Il faut comprendre que notre petite bougie est limitée dans ce qu’elle peut faire. Elle ne sait faire que des sauts plutôt flottant à la gravité généreuse, et, allumer sa mèche le temps de quelques secondes au grand maximum avant d’avoir consommé toute sa cire. Son nombre de vie par niveau est également limité ; ici à dix. Heureusement, il est rare d’en nécessiter plus. La difficulté n’est pas excessivement élevée, ni très progressive par ailleurs. Il n’y a donc pas de montée crescendo, seulement quelques pics de ci, de là, pour une difficulté en dents de scie.

L’intelligence de Candleman tient dans deux choses. D’un côté, de la simplicité de ses contrôles qui permettent une prise en main rapide et aisée. Tout le monde devrait arriver à diriger cette petite bougie sans soucis. De l’autre, c’est par la structure même de ses niveaux qu’il se renouvellera en apportant à chaque chapitre tout un nouvel ensemble d’obstacles à déjouer. C’est ainsi qu’un niveau nous mettra face à des plateformes qui n’apparaîtront qu’en présence de lumière, ailleurs il faudra sauter sur des plateformes mouvantes, éviter de se faire écraser ou encore faire attention à ne pas tomber dans l’eau, tout en composant la majeure partie avec une obscurité dominante. Candleman arrive ainsi à faire en sorte que chaque chapitre ait sa thématique, avec son propre décor et des mécaniques différentes pour rendre nos aventures plateformesques constamment différentes.

Pour couronner le tout, il est également très élégant dans sa présentation. Jouant énormément sur l’ambivalence entre le clair et l’obscur, une bonne partie de ses puzzles reposent sur ce jeu de lumières autant qu’il en définit la direction artistique. L’éclairage est forcément d’importance avec beaucoup de noir mettant en avant des décors très réussis dans leur ensemble. Cependant, ce qui m’est apparu comme le plus étonnant fut la qualité de son environnement sonore. Sa musicalité repose sur des mélodies discrètes mais parfaitement adaptées à son atmosphère éthérée, tandis que ses bruitages variés lui donne une présence plus organique, réelle.



Jolie petite histoire

Découpé en une douzaine de chapitres eux-mêmes composés de plusieurs niveaux à parcourir, Candleman raconte l’histoire d’une petite bougie sur deux pattes qui voulait se faire plus lumineuse qu’un phare. Derrière son ambition se cache un but beaucoup plus noble – celui d’apporter la lumière à autrui pour mieux en effacer les ténèbres qui les entourent.

Cette jolie petite histoire va se révéler peu à peu plus métaphorique que poétique, même si l’un n’ira pas forcément sans l’autre. Candleman ressemble énormément dans son fond comme dans sa forme à un conte pour enfant, qui comme d’autres classiques avant lui, n’hésite pas à naviguer entre un côté lumineux et un côté sombre ; et dans son cas, au sens propre comme au sens figuré.

Sa conclusion en est par ailleurs que plus forte apportant comme cerise sur le gâteau un joli message positif là où on ne l’attendait pas. Cette petite bougie dotée d’un esprit volontaire a surmonté obstacles et adversité sans fléchir en espérant devenir aussi brillante qu’un phare. Elle sera malheureusement pour elle ramenée à la dure réalité, avant de comprendre à terme que malgré la modestie de ses capacités, à sa hauteur elle fut capable d’apporter sa contribution à son monde. Candleman tient à nous dire qu’à l’impossible nul n’est tenu, mais que chacun est capable de briller à sa façon et de faire la différence – même minime – quand il s’agit de combattre les ténèbres par la lumière.


Candleman: The Complete Journey ne paie pas de mine au premier abord sous ses apparences innocentes de jeu de plateformes et de puzzles. Il paraissait même superflu au départ qu’il ait une histoire à raconter, et pourtant, elle va se révéler plus réussie que jamais en insérant un message important avec énormément de subtilité. Se renouvelant sans cesse, ses niveaux parviennent à nous captiver pleinement pour une expérience complète malgré sa courte durée de vie. Son jeu d’ombres et de lumières ajoutant la touche finale à une aventure plus chaleureuse qu’on n’aurait pu le croire.

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

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