Shape of the World

Annoncé comme un ersatz de voyage aux mille couleurs, sans vraiment de précision sur son contenu, Shape of the World se lance avec curiosité plus qu’avec assurance. On ne sait pas sur quoi on va tomber. Et puis vient le temps, béni, du bouche à oreille, qui a tout intérêt à laisser ce titre trouver son public, tant il le mérite.



Les couleurs du monde

Vous ne pouvez pas faire grand-chose dans Shape of the World. Vous pouvez marcher, courir, planter des graines, détruire de la végétation qui vous gêne le passage et de ce fait, vous servir des arbres pour vous élancer vers l’avant. Est-ce que cela sert vraiment a quelque chose d’autre qu’à s’amuser avec le décor ? A vous le découvrir. Au-delà de ça, Shape of the World est une marche en ligne droite, laissant découvrir un monde incroyablement changeant en termes de couleurs, de contraste, d’effets météo et de faune environnante. Si vous aimez découvrir de nouvelles espèces, que vous êtes du genre à rester bouche-bée devant n’importe quel évènement visuel qui fait preuve de grandeur, de beauté, voir les deux, alors Shape of the World va vous toucher droit au cœur.

Celui qu’on pourrait nommer comme Proteus avec une fin (même si les deux jeux sont très différents) est aussi un jeu à part entière qui tente de nous raconter quelque chose de précis au-delà de ses environnements époustouflants. Sa bonne idée, c’est de ne pas durer plus de deux heures. Ainsi, on ne s’ennuie jamais et les rares moments moyens sont toujours motivés par la certitude qu’à le joueur que tout n’est qu’une question de temps. Les développeurs ont su maitriser ce temps à la perfection, ne laissant jamais leur acheteur se perdre dans la zone ou rester trop longtemps dans le même écosystème. Pour faire office de fausse progression, de petites zones à franchir transformerons l’entièreté des visuels à l’écran, rendant le tout définitivement plus psychédéliques que prévu, parfois. Mais c’est un ravissement de tous les instants de découvrir ces nouveaux biomes aux couleurs uniques, même si cela n’apporte que trop rarement de concret à l’ambiance et la progression.


Deux heures de découvertes

Des défauts, finalement, il n’en a pas vraiment. Il ne plaira pas aux moins poétiques et à ceux qui ont besoin d’une grosse interface et d’une durée de vie massive, il divisera sans doute les fans de Proteus et de ses enfants spirituels, mais concrètement ? Rien ne peut vraiment lui être reproché. Il fait bien le job, il est admirablement bien construit et propose une expérience pleine et sans regrets sur un level-design bien pensé et minuté à la perfection pour ne pas ennuyer le joueur. Que dire de plus si ce n’est qu’il faut y jouer ?


Il a la bonne idée d’être court, il est merveilleux à chaque instant et se paie le luxe d’être sans temps morts ni véritable perte du chemin principal. Shape of the World est une vraie bonne expérience que l’on ne peut que vous motiver à faire. Ce fut un grand moment d’exploration pour ma part et surtout, visuellement et à l’oreille, une sublime épopée. À ne pas rater !

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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