3 Minutes to Midnight

3 Minutes to Midnight

Pas évident ce salon pour goûter aux joies d’un point and click, et surtout pouvoir réfléchir efficacement à réussir la prochaine énigme. 3 Minutes to Midnight sera le premier jeu du jeune studio indépendant Scarecrow. Il nous invite à dénouer les nœuds d’une histoire étrange où du jour au lendemain, dans le Nouveau-Mexique des années 40, les habitants d’une petite ville sont frappés d’amnésie au même titre qu’une de ses héroïnes, la très jeune Betty Anderson.

Cette dernière est l’archétype en apparence de l’adolescente d’une époque très rock and roll qui va devoir découvrir ce qui se cache derrière ce mystérieux événement ayant semé le trouble dans les esprits. Le sympathique Jan Serra, l’un des esprits créatifs derrière ce jeu, me présenta son bébé comme un retour à l’esprit Lucas Arts avec leur amour du puzzle et de l’humour absurde. C’est en tout cas leur tentative, tandis que je rencontre l’un des nombreux personnages non jouables qui auront chacun un passé et une personnalité à découvrir. Il me dit que bien qu’il s’agisse d’un clin d’œil au passé du jeu d’aventure, 3 Minutes to Midnight veut éviter l’écueil de puzzles trop tirés par les cheveux, et se voudra de bout en bout logique dans son approche. Son optique est qu’on ait pas à tâtonner pour réussir, mais de simplement réfléchir à la solution la plus adaptée au problème.

Difficile de jauger aussi la qualité scénaristique sur une si courte démonstration, mais force est d’avouer qu’il a déjà du style. Le graphisme se rappelle à notre bon souvenir d’une esthétique très rockabilly que cela soit dans les vêtements ou encore le choix des couleurs. Les dialogues sont entièrement doublés en anglais et le français devrait être de la partie pour les sous-titres. J’avouerai être circonspect sur le fait que les dialogues aient déjà été enregistrés alors que ces derniers sont encore sujets à quelques modifications pour des question de rythme, le rythme étant notamment très important pour tout ce qui se veut comique. Et de l’humour, il est censé y en avoir pas mal.

On dirigera qui plus est deux personnages sur deux périodes de temps différentes, d’un côté Betty Anderson, notre jeune aventureuse, et la maire de leur petite ville, Eliza Barret. Son développeur insiste sur l’importance de cette histoire à suspens dans laquelle il sera également important de découvrir plus en profondeur chaque personnage que l’on croisera puisqu’ils auront tous, en sus d’une personnalité bien affirmée, un passif à découvrir -je rappelle qu’ils souffrent tous d’amnésie – qui devrait venir s’emmêler avec l’histoire principale d’une façon ou d’une autre. L’étrange et le fantastique seront donc de la partie si vous en doutiez.

Pris comme ça, avec ses mystères qui s’annoncent en pagaille, une galerie de personnages hauts en couleur – rien que la jeune fille avec ses multiples personnalités et l’acteur raté coincé dans ses toilettes que j’ai pu rencontrer en témoignent – et les habituels tics d’un point and click, 3 Minutes to Midnight pourrait s’avérer très intéressant si son ramage arrive à se rapporter à son joli plumage sur la longueur. Rendez-vous en 2019 pour le savoir.

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