Rapide Critique

Tohù

Crim
Publié le 11 février 2021

Développeur

Fireart Games

Éditeur

The Irregular Corporation

Date de Sortie

28 janvier 2021

Prix de lancement

12.99 €

Testé sur

PC

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur reddit
Partager sur email

Pour leur second titre, les Polonais de Fireart Games changent de gameplay mais pas de style graphique. Après un plateformer 2D classique à la direction artistique mielleuse et douce, nous sommes maintenant face à un point and click, dans la même totalité. Nous y incarnons une jeune fille (aux allures de troll) vivant sur un poisson planète. Un grand vilain vient tout casser, mettant en péril la vie sur ce poisson. Prenant son courage à deux mains et accompagnée de Cubus, son copain mécha qu’elle porte sur la tête au bout d’une branche, notre héroïne embarque sur sa soucoupe abeille à la recherche de Joncle, le mécanicien du coin, car oui, notre poisson planète n’est pas au meilleur de sa forme et fonctionne grâce à un moteur.

Tout au long de votre aventure, vous parcourrez plusieurs poissons-planètes, permettant aux artistes de s’en donner à cœur joie pour nous fournir des tableaux plus inspirés les uns que les autres : le jeu est une réussite artistique. Mélange de nature et de machine, l’ensemble de la faune est à  plaisir à regarder et à interagir avec, offrant toujours une petite animation navigant entre le mignon et le rigolo à chaque fois. On sent clairement le grand respect qu’a le studio pour les productions d’Amanita Design (Machinarium, Botanicula, Samorost, etc.), tant le rythme et les interactions proposées rappellent celles du studio polonais au champignon, avec des dialogues (rares) en plus. Cela permet au jeu d’avoir une vraie âme toute douce, qui motive pour avancer dans l’histoire. 

Et heureusement que l’enrobage est là, car côté puzzle il y a de grandes fautes de parcours. La première moitié des énigmes sont cohérentes, avec des indications logiques présentes dans l’environnement. Étant dans un point and click assez simplifié (les dialogues sont peu nombreux et permettent juste de donner les grandes lignes des actions à réaliser dans chacun des mondes), le jeu met parfaitement en avant son gimmick : la dualité entre la petite fille et Cubus le gros robot. Là où la première peut interagir avec les habitants de chacune des planètes et se faufiler dans des endroits exigus, Cubus pourra quand à lui porter et déplacer des objets lourds.

Hélas, dans la seconde moitié de l’aventure les puzzles sont complétement absurdes car non expliqués. Ajoutez à cela des puzzles demandant une dextérité (un jeu de taupe) et une précision (un jeu d’ombres) folles, on rage un petit peu contre le jeu car ces phases ne sont absolument pas agréable à exécuter. Heureusement que le studio a intégré une solution dans le jeu (à débloquer via un mini-jeu, demandant lui aussi une grande dextérité). Malgré tout on sort de Tohù avec un goût un peu amer, alors que son univers et son histoire sont enchanteurs !

Black Book

Folklore russe maudit avec des cartes.

Sunlight

L’arbre qui susurrait à l’oreille de l’Homme.

Laisser un commentaire