Rapide Critique

Dark Deity

Crim
Publié le 22 juillet 2021

Développeur

Sword and axe LLC

Éditeur

Freedom Games

Date de Sortie

16 juin 2021

Prix de lancement

20,99 €

Testé sur

PC

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L’inspiration est un exercice périlleux. Car s’il est facile de recopier un ensemble de systèmes et de règles de jeu, l’alchimie que génère cet ensemble avec tous les autres éléments (la Direction Artistique, l’écriture, le level design) est quelque chose qui ne s’improvise pas. Et c’est là tout le problème de Dark Deity. Dans la forme, ce dernier reprend tout ce que fait Fire Emblem ou presque : de grandes armées sur un échiquier assez grand, l’application du sacro-saint pierre/papier/ciseau pour l’équilibrage des forces, les relations entre personnages ainsi que les petites scénettes de combat.

Là-dessus, rien à redire ou presque, c’est solide bien qu’un peu simplifié : pas d’unités lourdes ultra sensibles à la magie, pas de malus spécifique pour les unités ayant des montures et pas de permadeath. Ce dernier point fera surement criser les puristes, mais le choix a été ici fait de l’accessibilité, sans pour autant permettre au joueur d’envoyer au casse-pipe ses unités. Chaque mort fera perdre des points de statistiques à l’unité.

Le vrai problème de Dark Deity est son rythme : bien trop rapide dans l’histoire qu’il raconte, il étouffe le joueur en lui mettant trop rapidement plusieurs enjeux dont la plupart sont très mal imbriqués dans l’histoire. On se trouve du coup à recruter deux à trois personnages par mission, rendant l’attachement à ceux-ci très compliqué. Et à côté, chaque action prend une éternité, avec des temps de chargement interminables lors des scènes intermissions. S’ajoute à cela une écriture qui n’arrive pas capter le joueur, notamment dans les discussions entre les membres de votre armée, qui font presque regretter les scènes de drague ultra-malaisantes d’un Fire Emblem.

Au final Dark Deity est un jeu correct dans son système, qui essaie de proposer une expérience “Nintendo” sur PC, mais dont l’alchimie n’arrive pas à prendre à trop vouloir en faire et plombé par un rythme qui fera perdre patience aux plus téméraires.

Sunlight

L’arbre qui susurrait à l’oreille de l’Homme.

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