Rapide Critique

The Sundew

Crim
Publié le 9 novembre 2021

Développeur

2054

Éditeur

2054

Date de Sortie

14 octobre 2021

Prix de lancement

12.49 €

Testé sur

PC

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On entend souvent parler de projets de jeu de développeurs solo, au masculin, mais bien trop rarement de projets de développeuses solo, donc au féminin. Derrière 2054 se cache Agnès Vuillaume, femme multitâches, allant de la biologie à l’informatique, en passant par les arts. Quand on prend connaissance de son parcours, on comprend beaucoup de choses quant à The Sundew.

Japon, année 2054, notre héroïne Anna Isobe est réveillée par un appel de sa boss, une grosse attaque d’un hackeur a eu lieu et elle doit se rendre au poste de police pour donner un coup de main. Agent de terrain, Anna est une cyborg, une humaine très très fortement modifiée pour devenir quasi une machine. Ainsi, Anna aura autant besoin de se nourrir que de faire la maintenance de son corps.

Très rapidement, notre super agente part en mission où elle a pour ordre d’abattre une cible. Au moment fatidique d’appuyer sur la détente, votre ordre change, vous devez tuer la personne qui accompagne votre cible principale. À ce moment-là, le choix est donné au joueur de quelle cible abattre, sachant qu’évidemment il y a un petit twist derrière.

Dans un univers cyberpunk très inspiré de Blade Runner, le jeu va naviguer sur tout un tas de thématiques, proches de la condition humaine et de sa relation avec la technologie, notamment les intelligences artificielles. Et c’est principalement l’un des gros reproches que l’on peut faire au jeu. Tout au long du titre, on note la volonté d’aborder tout un tas de sujet, la vie privée vis-à-vis de l’utilisation de nos téléphones ici représentée par des appels en direct via la puce intégrée dans le cerveau de notre semi-humaine sans que l’on puisse refuser de décrocher, la place des plantes qui donnent quand même le titre au jeu, etc. sans qu’ils puissent être développés.

Ainsi, tout au long des cinq grandes parties qui composent le jeu, on a beaucoup de mal à être impliqué dans l’enquête d’Anna tellement le jeu met de côté tout ce qui est construit, narrativement et ludiquement, jusqu’à la scène finale qui n’a plus aucun lien avec les premiers enjeux du titre. Et c’est très dommage, car aussi bien sa réalisation que son puzzle-game (nous sommes ici dans un point and click vieille école pur jus) tiennent très bien la route et vous demanderont de bien vous casser la tête pour certains, d’autant plus que beaucoup d’actions peuvent être menées en parallèle pour permettre au joueur de respirer s’il est bloqué dans l’une de ses missions à mener. Ça permet au jeu d’avoir un rythme incroyable rendant l’expérience fluide tout au long du titre.

Maintenant, on n’attend plus qu’une suite au titre pour que ce dernier puisse avoir une valeur narrative et donner une justification à toutes les actions qui restent sans réponses et dont on a envie de connaitre l’aboutissement.  

Ynglet

Sauter à Copenhague c’est surfait !

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