Preview

Marauders

Howler
Publié le 15 novembre 2022

Développeur

Small Impact Game

Éditeur

Team 17

Date de Sortie

3 octobre 2022

Prix de lancement

29,99€

Testé sur

PC

Avec le succès de Escape from Tarkov, il était normal que le genre « Tactical Looter Shooter » commence à faire des petits et aujourd’hui, on va parler de Marauders, l’un de ses énièmes rejetons. Ce dernier nous a tapé dans l’œil avec sa direction artistique Diesel punk et il est sorti en early access le mois dernier. Après plusieurs parties, on peut se permettre de vous faire un petit tour du propriétaire pour ce qui semble être une parfaite alternative à Tarkov pour ceux qui souhaitent ne pas trop se prendre le chou.

Maraud Canard

On parle assez peu de ce genre de jeu sur le site, et même si j’estime que Escape From Tarkov a fait beaucoup de bruit à son échelle, on reste quand même dans un genre de niche, où même DICE s’y est cassé les dents dans le dernier Battlefield. Afin que tout le monde sache de quoi on parle, il me semble important de mettre des choses au clair. Tout d’abord, qu’est ce que le Looter Shooter classique ? Cette appellation désigne souvent les hybrides entre Hack’n Slash et FPS, dont Borderlands a été un des pionniers et Destiny règne en maître. Avec le Tactical Looter Shooter, on garde un peu les même règles, la différence se joue sur l’ambiance un peu plus « Hardcore » et simulation. Vous parcourez des niveaux pour trouver de l’équipement meilleur que le vôtre ainsi que des ressources pour améliorer votre repère et rapporter des objets précieux pour des factions. Le hic : si vous mourez, vous perdez tous ce que vous aviez sur vous. De plus, les dégâts sont punitifs et le moindre tir à la tête est fatal. Et, parce que la vie est une charogne, vos expéditions sont peuplées d’ennemis gérés par l’IA (qui sont maxi-teubés, il faut le souligner) et par des joueurs qui sont là pour les mêmes motivations que vous. Chaque équipe de joueurs peut partir jusqu’à 4 copains en escouade afin de se couvrir l’arrière train et essayer de repartir en un seul morceau, mais attention : les pseudos de vos camarades ne seront pas visibles, il ne faudrait pas couvrir de plomb vos camarades.

Pour sa formule Diesel Punk, Marauders ajoute et retire quelques mécaniques propres au genre afin d’adapter sa recette. Déjà, le débarquement et l’extraction se fait dans un petit vaisseau contrôlable (que vous pourrez changer pour un plus gros). C’est-à-dire que vous pouvez mourir avant même d’arriver à bon port sous la mitraille des vaisseaux ennemis ou des tourelles de protection, mais aussi au moment de partir, les caisses remplient de bon loot. Aucune assurance n’est disponible pour faire en sorte qu’une partie de votre équipement soit conservé à votre mort, il faudra être prudent du début jusqu’à la fin. Heureusement, le jeu vous permet de partir à poil si cette fois, vous ne le sentez pas, et vous donnera même un Mauser et des munitions. Ensuite, libre à vous de compter sur votre expertise du loot et votre précision. Concernant la partie à bord du vaisseau de débarquement, il est possible de se balader dedans en tant que joueur, prendre un poste de pilote, de tireur ou simplement d’observateur et il y est même possible de s’extraire au travers de capsule de secours, en cas de coup dur (ou même pour aborder des vaisseaux ennemis). On regrettera juste que la réparation des dégâts ne soit pas très exaltante, où il suffira d’appliquer des coups d’extincteurs sur le moteur V10 (???) très grossier du bousin (on espère que ça évoluera plus tard).

Larguez les anars

Un point qui fera peut être bouder les plus militaro-sexuel d’entre vous : Le système d’armes est très basique. On se retrouve avec beaucoup d’armes de la Seconde Guerre mondiale aux améliorations et à la customisation très chiches. Mais c’est lié au gameplay, très brut de décoffrage. Le jeu souhaite nous faire sentir comme les derniers rat de l’espace, se débrouillant avec ce qu’il trouve pour être efficace. On le ressent presque dans les déplacement, un peu « cassé » : tout n’est pas ultra fluide malgré la présence d’un système de vault pour venir à bout des barrières et autres obstacles de moins d’1m50, et notre personnage aura tendance à se mouvoir comme si ses bottes étaient en plomb. Mais si ces problèmes de déplacements peuvent être une intention, la spatialisation elle doit être rapidement réglée. Capitale dans ce genre de jeu, elle peut vous fournir de précieuses informations pour engager un combat. Mais ici, même avec un réglage précis de mon Dolby Atmos, les bruits en dessous/au dessus sonneront comme s’ils étaient derrière vous. Autant dire que j’ai tapé toutes sortes de crises de panique inutiles suivies (souvent) d’une mort bête.

Même si Small Impact Game (qui comporte bien son nom) se compose de 4 personnes, le studio british garde la pêche depuis 2020 et avec son financement sur FIG et sa publication par Team 17, ils n’ont cessé de communiquer et d’ajouter des choses sur un jeu qui tient plutôt bien la route pour une early access jeune d’un mois (précédée de plusieurs Alpha/beta fermé). Dans l’état, le jeu est tout à fait jouable avec quelques petits accrocs en ligne (notamment pour jouer en coop) mais rien de bien gênant. On essayera, évidemment, de vous faire un retour sur sa sortie, dans un futur incertain (prenez votre temps les gars !).

Avec une équipe si réduite, on est surpris de voir Marauders être dans un état jouable, pourtant, il fait partie des bons élèves. Évidemment, il y a encore du travail, et il est difficile de donner une éventuelle fourchette de sortie, mais avec son ambiance Diesel Punk, il reste actuellement un très bon concurrent à Tarkov pour qui aimerait se détacher de la simulation militaire et de tous les casse-têtes que ça engendre. On prend rapidement en main le jeu et il en ressort une frustration moindre. On espère juste que les problèmes de spatialisation du son seront réglés avant la sortie du jeu en 1.0.

Mortal Sin

Roguelite brawler sous speed

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