Poker Night 2

Saviez-vous que le tout premier jeu de Telltale était un jeu de poker très casual, avant qu’ils n’enchainent avec leur premier jeu d’aventure (Bone) et se lancent dans Sam & Max ? Ils sont revenus à leurs premiers amours avec un Poker Night très sympathique et depuis, ce second épisode était espéré par les fans du studio. Voilà leur voeu exaucé…

Here come the new challengers !

Qu’ont en commun Brock Samson (d’Adult Swim), ClapTrap (de Borderlands), Sam (de Sam & Max) et Ash (de Evil Dead) ? Ils sont tous les quatre invités à une table de Poker installée dans The Inventory, une étrange salle secrète des studios de Telltale. Le tout arbitré par GlaDOS avec sa verve habituelle. En clair, on risque de méchamment s’amuser avec ce casting quatre étoiles.

Si Ash n’est pas doublé par Bruce Campbell, ce qui est une erreur monumentale, les autres reprennent leurs voix anglaises habituelles. Comme d’habitude, pas de version française pour Poker Night 2 avec des sous-titres, mais néanmoins, beaucoup de complications pour ceux n’étant pas très bilingues. Dommage, car c’est tout ce qui fait le sel de ce jeu purement solo : les discussions entre adversaires.

Les personnages blaguent, font des références à leurs univers respectifs, s’échangent des bons mots pendant la partie et c’était déjà tout l’intérêt du premier Poker Night. Ici, on reprend la même recette avec de sérieuses parties de Poker, un jeu très bien programmé et une intelligence artificielle de qualité, sublimée par l’impression de faire réellement partie de cette bande de potes qui s’affrontent. Les qualités du premier opus sont de retour ici.

Des cadeaux, encore des cadeaux…

Il est désormais possible de débloquer des costumes et objets pour d’autres jeux (Team Fortress 2 et Borderlands 2), quelques avatars 360 et thèmes PS3. Les cadeaux du premier opus se sont donc largement améliorés entre temps avec ici, un principe de compétition à valider avec trois objectifs. Ceux-ci sont tirés au hasard, son du genre à vous demander de gagner une main via un All-In et une fois validés, ils vous permettent de voir l’un de vos adversaires mettre en jeu l’un de ces objets clé en début de prochaine partie. Si vous gagnez le tournoi, vous gagnez l’objet et les récompenses qui y sont liées. Cela va du Necronomicon de Ash à la statuette de Character of the Year des VGA pour ClapTrap. Bref, c’est toujours plein de références agréables.

En parallèle, chaque personnage que vous voyez faire banqueroute et quitter la table alors que vous êtes toujours sur pied vous ramènera une dizaine de jetons. Ceux-ci vous permettent de débloquer de nouvelles apparences Borderlands 2 / Sam & Max / Penny Arcade / Army of Darkness et Portal pour le tapis de jeu, les cartes et les mises. On peut alors configurer ses visuels comme on le souhait en jouant avec de jolis mashups d’univers.

Quelques nouveautés…

Vous voulez savoir si vos adversaires bluffent ou non, débloquer quelques dialogues originaux ? Alors, achetez-leur à boire en dépensant quelques jetons. Chaque verre coute 5 jetons et rend plus amusantes les conversations. C’est Moxxi qui viendra servir nos potes d’un soir, histoire de forcer le trait des références. D’autres sont bien cachées et parfois même musicales, puisqu’on retrouvera le thème de The Walking Dead et Borderlands 2 en version Jazzy en fond de jeu.

Un second mode de jeu autre que le Texas Hold’Em est aussi proposé : le Omaha. Celui-ci vous demande de jouer avec quatre cartes en main plutôt que deux et corse relativement bien les parties pour les plus connaisseurs. En même temps, l’intelligence artificielle est réellement bien construite et semble s’adapter à votre niveau au fil des parties.

On pourrait clairement dire que Poker Night 2 est identique au premier jeu avec de nouveaux personnages et ce ne serait, en soi, pas franchement faux. Le titre est très bien réalisé, bénéficie de dialogues à mourir de rire et vraiment passionnants, d’une durée de vie colossale pour quiconque y touchera et aime le Poker mais surtout… il est addictif. Le syndrome d’une “dernière partie puis j’arrête” et très intense ici et vous ruinera vos nuits à venir. Vous voilà prévenus ! Après, évidemment, il faut surtout avoir beaucoup d’empathie pour les personnages proposés, ce qui changera d’un joueur à l’autre.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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