Shin Megami Tensei IV

Après des mois d’attente interminable, les fans de la série ont enfin pu mettre leur doigt sur le quatrième opus de l’une des séries phare du studio Japonais Atlus. Uniquement disponible sur l’e-shop de la Nintendo 3DS, mais vendu à petit prix, j’ai enfin pu découvrir ce jeu qui s’annonce ultra exigeant. Effectivement, je n’ai pas été déçu de ce côté-là.

Né paysan, vie de héros.

Votre histoire débute par un rêve, où l’on voit une ville moderne en flamme, une torture dont vous êtes à priori la cause. Oui rien que ça, de la joie et de la bonne humeur. Très vite vous êtes réveillé par votre meilleur ami, au bord d’un lac, par une magnifique journée ensoleillée. Tout de suite, c’est bien plus gai (ne vous inquiétez pas, ça ne va pas durer). Vous vous dirigez vers le château du royaume, nous sommes dans une époque moyenâgeuse, pour participer au festival du gant (ou un nom de genre). Ce dernier consiste à, pour toutes les personnes qui deviennent majeures, porter un gant super high-tech afin de voir s’il s’active. Si c’est le cas, vous intégrez alors l’académie des samouraïs, protecteurs du royaume. Oui, en l’espace de cinq minute de jeu, on passe d’un monde moderne au moyen-âge et à de la technologie du futur. Un peu déroutant mais on s’y fait rapidement.

Comme on le voit arriver à des kilomètres,  le gant vous choisis (ainsi que quatre autre jeunes) mais pas votre pote. Triste monde tragique. Très rapidement, vous faites connaissance avec Burroughs, l’intelligence artificielle de votre bracelet qui vous expliquera comment ce dernier fonctionne (qui grosso-modo est le menu du jeu) et vous apprend un truc incroyable : les samouraïs sont là pour protéger les gens des démons, mais aussi pour les capturer afin qu’ils deviennent leurs alliés. Bienvenue dans la version dark de Pokémon. Rapidement, votre Némésis apparaîtra et vous devrez, vous, toute jeune recrue, aller contre le code des samouraïs en poursuivant le black samouraï dans des lieux interdits, jusque dans un Tokyo moderne (le tout sans voyage dans le temps) ravagé par les démons. Je vous l’accorde, le speech est un peu tiré par les cheveux, mais pourquoi pas…

Profession : beau parleur.

Le point fort de Shin Megami Tensei 4 est son système de combat qui doit bien être l’un des systèmes les plus riches qu’il m’a été donné de voir puisqu’il y a plusieurs moyen de mener un combat. Si on retrouve les classiques attaques de bases et de compétences (d’attaque ou magique) utilisant le mana, vous avez aussi la possibilité de parler avec votre ennemi. Oui vous avez bien lu, vous aller pouvoir parler et négocier avec les démons. Pour cela, vous devez au préalable acheter des applications (comme pour un smartphone) à votre bracelet pour débloquer les dites compétences. Ainsi vous aurez plusieurs choix : leur demander de l’argent (c’est la version polie, car en vrai vous allez les racketter comme un gros vilain), de vous soigner ou les convaincre de vous rejoindre pour combattre à vos coté. Evidemment, un démon est un être fourbe et pendant la phase de négociation, qui consiste à répondre à des questions, à donner des objets, de l’argent ou une part de vos points de vie ou mana, il se peut que ce dernier soit content et vous rejoigne, se barre tranquillement ou au contraire se frustre et dans ce cas-là, vous perdez tous vos jetons d’action. Ces derniers déterminent le nombre d’action que vous avez le droit d’effectuer pendant votre tour.

En début de tour, vous avez un jeton par membres dans votre groupe, soit quatre maximum. Lorsque vous réalisez une action, un jeton est dépensé. Jusqu’ici c’est du grand classique. Sauf que, si vous faites une attaque critique ou une attaque qui correspond à la faiblesse de votre ennemi, vous gagnez un jeton, avec une limite de huit jetons par tour. De même, si vous ratez une attaque ou que votre ennemi est immunisé à celle-ci, vous perdez un jeton supplémentaire. Evidemment, ce système s’applique aussi à vos ennemis. Du coup, pour mener à bien vos combats, que ce soit en parlant ou en combattant, il est obligatoire de bien connaitre son ennemi. Pour tirer parti de ce système si vous voulez survivre. Car je ne vais pas vous le cacher, le jeu est très exigeant. Vous allez mourir, très souvent et notamment contre les Boss, où il est presque obligatoire de connaitre ses faiblesses sous peine de se faire écraser comme un vulgaire moustique.

SMT4 : l’exigence à l’état brut.

Si les combats vous demanderont de réveiller le grand stratège qui est en vous, l’exigence du titre ne s’arrête pas là. A aucun moment, le jeu ne vous prendra par la main. Vous devrez trouver par vous-même où aller pour poursuivre votre quête, ce qui vous vaudra de tourner plus d’une fois en rond dans les rues de Tokyo et donc enchaîner les combats. Peu à peu, vous allez perdre vos démons (lorsqu’ils meurent, ils deviennent inutilisable tant que vous ne dormez pas), sachant que les villes (avec magasin et auberge) sont rares. Heureusement, vous allez de temps en temps trouver des terminaux qui servent à vous téléporter d’une zone à une autre. Très pratique, notamment dans Tokyo qui est immense et labyrinthique. Dans cette dernière, vous vous déplacez dans les rues en vue de haut. Dès qu’un lieu est visitable, comme une station de métro, vous entrez dans celui-ci et passer en vue full 3D à la troisième personne. Dans ces phases là, vous allez rager dû aux limitations de la 3DS et de son unique pad analogique. Il est impossible de contrôler la caméra, ce qui provoque parfois une avancée à l’aveuglette. Les déplacements deviennent rapidement pénibles, malgré les bonnes indications sur la mini-map (imaginez l’horreur dans les niveaux où celle-ci n’est pas présente).

Pokémon mania : sacrifiez les tous !

Les démons, en plus d’être vos copains de combat une fois que vous les avez convaincus de se battre à vos côtés, seront aussi vos mentors. Dès que ces derniers auront débloqué toutes les compétences qu’ils peuvent avoir, ils vous les apprendront. A vous de faire le choix de si oui ou non les compétences vous intéresse. Et si vous avez déjà l’une des compétences, celle-ci deviendra plus puissante. Etant donné que vous n’avez pas une place illimitée pour le nombre de démons que vous pouvez avoir, il est possible de les fusionner pour créer un nouveau démon qui sera possiblement plus fort et qui pourra vous apporter de nouvelle compétence. Au total, ce n’est pas moins que quatre cents démons que vous pourrez avoir à vos côtés. On regrettera juste le déséquilibre au niveau du soin apporté sur le design de ceux-ci, dont certains sont très mal dessinés. Dommage.

Shin Megami Tensei 4 est bien le RPG auquel je m’attendais, exigeant, parfois trop, il risque de d’en décourager plus d’un tellement le début du jeu est dur. Mais une fois que l’on passe ce stade du jeu et que l’on débloque les principales features, on se trouve face à l’un des jeux les plus complets avec un système de combat ultra riche, notamment avec  la possibilité de négocier avec vos ennemis. Pour une vingtaine d’euro, il serait dommage de passer à côté de ce grand RPG.

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

2 pensées sur “Shin Megami Tensei IV

  • Senki Dala
    03/12/2014 à 07:46
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    Toujours pas fais parce que trop de jeux à finir, mais je le ferais ça c’est certain! :O

    Bon test sinon, sauf que je suis étonné d’entendre parler d’une telle difficulté vu que moi j’ai eu justement des retours inversent qui disent que pour un Megaten c’est bien bien trop facile (et que c’est d’ailleurs LE point négatif du jeu), j’espère ne pas être déçu par une trop grande facilité. ^^

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    • Crim
      06/12/2014 à 11:42
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      Je ne peux pas comparer la difficulté au autre titre de la série étant donné que je n’en ai pas fait d’autre. Mais je suis tombé plus d’une fois sur de simple démon qui me démontait si je n’utilisais les sorts de leur faiblesse pour les tuer au plus vite.

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