Crashlands
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Derrière un jeu, il y a toujours une histoire. Crashlands est le fruit du travail des frères Coster, un projet qui a été entrepris lorsque Sam, le troisième frère, est tombé malade d’un cancer. Ce jeu a été pensé pour entrainer Sam dans un monde si riche et prenant qu’il l’aiderait à oublier la dure réalité de son quotidien dans les hôpitaux. Aujourd’hui c’est au tour du grand public d’avoir accès à cet univers qui a aidé un homme à se battre contre la maladie.

A chaque nouveau monde ses nouveaux habitants, ses nouvelles plantes et créatures et bien sûr ses nouvelles possibilités de craft !
A chaque nouveau monde ses nouveaux habitants, ses nouvelles plantes et créatures et bien sûr ses nouvelles possibilités de craft !

Nous avons constaté un retard dans la livraison de votre colis…

Vous incarnez Flux, un petit alien employé par une agence de livraison inter-galactique. Alors qu’une énorme tête qui flotte du nom de Hewgodooko ne provoque le crash de votre vaisseau, vous vous retrouvez sur la planète Woanope avec votre fidèle acolyte robotique “Juicebox”. Il faut absolument que vous réussissiez à contacter le bureau de livraison pour être secourus et pour que les colis parviennent à leur destinataire dans les temps !

Trois zones immenses à explorer !

Crashlands vous propulse dans un monde ouvert entièrement à découvrir et vous entraine au total dans trois régions différentes :

  • Savannah, où les prairies côtoient des zones rocheuses et des lacs. Ces lieux sont peuplés de créatures semblables à des hippopotames, des tortues et des chauves-souris.
  • Bawg, une région à l’ambiance extraterrestre plus marquée où les sols roses et floconneux se partagent le terrain avec des rivières acides. On y rencontre des blobs visqueux, des méduses aux tentacules dévastatrices ou encore des vers bondisseurs.
  • Tundra, la zone froide et enneigée de Woanope. De drôles de cerfs et de pingouins y vivent au milieu de geysers et de plantes explosives.
La nuit d'autres créatures font leur apparition. Aux armes !!!
La nuit d’autres créatures font leur apparition. Aux armes !

Ces zones sont immenses, quasiment infinies. Il est estimé que la surface totale de jeu est équivalente à 42 000 km² ! Autant dire qu’une vie ne vous suffira pas à tout découvrir mais rassurez-vous tout de même, une fois les lieux de quête atteints et tous les PNJ rencontrés, il n’y aura rien d’autre qu’une infinie immensité à parcourir.

Malgré tout, le plaisir de l’exploration est à son comble, chaque monde répondant à de nouvelles règles (par exemple il faudra nourrir certaines plantes plutôt que de les couper pour les faire exploser et récolter leurs ressources ; le cycle jour/nuit laisse quant à lui place à différentes créatures) et bénéficiant d’une inventivité qui nous pousse à explorer sans but en récoltant tout ce que l’on trouve pendant des heures.

Le seul bémol est qu’il est un peu fastidieux de passer d’un monde à l’autre étant donné qu’il faudra “faire une escale” intermédiaire par le Bawg si on veut passer de la Savannah à la Tundra.

La population locale de chaque zone vous donnera des quêtes principales comme secondaires plutôt classiques (craftez telle potion, tuez ce monstre, cherchez ce PNJ…) mais plaisantes dans le sens où tout est abordé avec humour. Pour l’instant, le jeu ne dispose pas d’une version française et le journal de quêtes reste sommaire (ce n’est rien d’autre que le chat log de votre conversation avec le PNJ), il faudra donc être un minimum à l’aise avec l’anglais même si la quantité de texte du jeu n’est pas énorme.

Le craft, quand on y prend goût, on n'en démord plus !
Le craft, quand on y prend goût, on n’en démord plus !

Pas moins de 500 recettes de craft !

Le craft est au cœur du jeu et s’il n’est pas toujours obligatoire (un minimum vous sera demandé pour obtenir un équipement plus puissant, de nouveaux outils de récolte, des armes ou objets de quêtes) il est réellement encouragé par cet immense terrain de jeu et par le nombre pharamineux de recettes disponibles (plus de 500 quand même !). On pourra même se lancer dans du farming en aménageant un petit jardin pour y récolter des plantes sans bouger de sa base.

Le craft est très simple à prendre en main, tout comme la construction car tout fonctionne au clic. Il existe une option pour avoir toujours les ingrédients nécessaires à une recette à l’œil en cliquant sur “track”.

On peut "tracker" les items nécessaires à la construction d'un objet pour les avoir à l'oeil lors de l'exploration.
On peut “tracker” les items nécessaires à la construction d’un objet pour les avoir à l’oeil lors de l’exploration.

Un autre aspect très sympathique du jeu est qu’il est possible de capturer une créature de chaque espèce peuplant les trois mondes accessibles. Pour cela il faut simplement tuer un certain nombre de ces bestioles jusqu’à obtenir un œuf. De retour à votre base vous allez pouvoir crafter un incubateur qui donnera naissance à la bébête que vous pourrez amoureusement doter d’un nom. A partir de là, celle-ci pourra vous suivre dans vos missions et dans votre exploration du monde et combattra à vos côtés tout en vous conférant des bonus appelés symbioses (résistance au poison, au feu…etc).

Vous rencontrerez toujours trois types de créatures de la même espèce (Normal, Powerful et Epic), chaque type représentant l’évolution plus avancée de la bestiole. Pour faire évoluer votre petite bête il faudra donc crafter un “catalyst” qui nécessite que vous tuiez des créatures de niveau supérieur. Une fois au stade “Epic” votre créature sera plus puissante et donc plus utile face aux ennemis.
Ce n’est pas tout ! Chaque animal produit une ressource qui sera utile dans diverses recettes, vous pourrez donc traire votre Wompit unijambiste ou extraire de la gelée des tentacules de votre Throak brrrr…

J'ai fait évoluer cette bestiole unijambiste yay !
J’ai fait évoluer cette bestiole unijambiste yay !

Un petit écosystème régi par des règles qui lui sont propres

Les combats fonctionnent par zones, c’est à dire que chaque créature attaquera sur une zone préalablement cerclée de rouge. Il vous faudra donc esquiver en cliquant sur une zone sécurisée puis revenir à la charge pour l’attaquer. Simple.

Chaque espèce possède différents styles d’attaques : saut, dash, laser, projectiles…etc. Aussi, toutes ces créatures ne sont pas agressives, certaines ne vous attaqueront que si vous le faites en premier, d’autres si vous les collez d’un peu trop près ou encore si vous récoltez la ressource dont ils se nourrissent. Ainsi ne coupez pas d’herbe face à un Wompit et ne volez pas d’algues devant un Glidopus ! Les versions Powerful et Epic des créatures seront presque toujours agressives mais là encore ce n’est pas systématique. On a affaire à un vrai petit écosystème régi par ses propres règles et c’est très plaisant d’apprendre à connaitre chaque espèce animale !

Le jeu n’est d’ailleurs en rien punitif, si vous mourrez vous serez renvoyés dans votre base avec une santé faible et quelques objets en moins. Retournez à l’endroit où vous avez succombé et vous récupérerez vos affaires avec en prime un superbe pierre tombale en souvenir de vos déboires !

Aussi agréable pour les yeux que pour les oreilles

Crashlands bénéficie d’une direction artistique inventive et très réussie avec des graphismes colorés tellement mignons ! Les développeurs ont fait preuve de beaucoup d’imagination pour créer un univers surprenant et agréable à découvrir. Une attention certaine est portée aux détails avec de minuscules bestioles qui rampent sur les sols (et qu’on peut écraser avec un “squishhh” dégoutant) ou encore de multiples animations pour notre personnage.

Ah ! Il faut que je vous parle de la musique totalement épique de Crashlands ! Tous les thèmes sont absolument géniaux, aucun ne fait exception et l’immersion est complète. Vous devez écouter ça, si, si écoutez, cliquez ici. Douce en présence de la population locale, mystérieuse et entrainante lors de l’exploration, apaisante la nuit et hilarante lorsque l’on fait évoluer une créature. Moi, je suis totalement fan.

Les combats fonctionnent par zones, chaque ennemi ayant un type d'attaque différent (saut, projectiles, dash...etc).
Les combats fonctionnent par zones, chaque ennemi ayant un type d’attaque différent (saut, projectiles, dash…etc).

Avec Crashlands, fini les prises de tête !

Tout est pensé pour faciliter la vie du joueur, il n’y a pas de gestion d’inventaire par exemple, on pourra donc récolter autant de ressources que l’on veut sans avoir à faire de rangement parmi la quantité pharamineuse de ressources disponibles.

Il ne faudra pas non plus penser à quel outil (scie, truelle, pioche) utiliser sur quelle plante, Flux dégaine toujours l’outil adapté ! Il en va de même pour la lampe torche qui s’allume automatiquement une fois la nuit venue. Ce sont bien là les qualités du portage sur PC d’un jeu prévu pour les téléphones et tablettes, les publics cibles de ces supports n’ayant pas coutume de s’enquiquiner avec trop de contraintes.

D’un autre côté, Crashlands hérite de fonctionnalités prévues pour les périphériques portables mais qui ne s’adaptent pas bien sur PC telles que le temps d’attente lors du craft (généralement moins de 15 secondes mais certains objets rares peuvent prendre 5 minutes). Ce n’est pas un très gros défaut, ça ajoute même un certain réalisme, il vous faudra juste un peu de patience.

Une encyclopédie des monstres et des plantes. Indispensable (mais malheureusement incomplète).
Une encyclopédie des monstres et des plantes. Indispensable (mais malheureusement incomplète).

Un autre défaut, plus embêtant celui-là, est que l’encyclopédie n’est pas assez complète. Elle présente les animaux et les plantes des trois mondes ainsi que les caractéristiques des évolutions des créatures et les ressources qu’elles droppent. Le hic vient du fait qu’on ne peut pas cliquer sur ces ressources pour voir dans quelles recettes elles sont utiles tout comme on n’a pas accès à une encyclopédie de ressources qui nous permettrait de savoir d’où elles proviennent. Ainsi quand on doit crafter un objet et qu’une certaine ressource est requise, on va lire le petit texte correspondant à la ressource et espérer trouver la réponse concernant sa provenance.

Aussi, étant donné que l’on possède énormément de stations de craft, il devient compliqué au bout d’un moment de se rappeler où tel ou tel objet se fabrique, un lexique des recettes serait bien utile lui aussi.

Jouez où vous voulez, en un seul clic

Disponible sur Android ou sur l’Apple store, Crashlands est entièrement cross-platformes et vous pourrez, si vous déboursez les 5.50€ en plus pour bénéficier de la version portable du jeu, accéder à votre partie depuis l’endroit que vous voudrez. Rien de plus simple, créez un compte Butterscotch Shenaningans et sauvegardez votre jeu sur le cloud. Easy !

Au final, Crashlands est pour moi la superbe découverte de ce début d’année ! Des heures d’exploration, de découverte, de récolte, de chasse de bestioles, de craft, de construction, de farming et d’élevage le tout dans un jeu au gameplay fluide et très agréable, porté par une direction artistique fantastique et une bande-son qui ravira vos oreilles. Sérieusement, n’attendez-plus, Crashlands est addictif au possible et propose des heures de jeu à prix très abordable. J’y retourne !

Kitsune-Musume

Ancienne amasseuse compulsive de jeux boite, j'aime à me perdre désormais sur les terres fertiles de l'indépendant. Gameuse à tendance no-skill/casu/basheuse de la touche X, testeuse de résistance mentale aux low-framerates avec ma vieille (mais fidèle) brouette connectée, j'aime les armes lourdes et badass, les univers immersifs et les scénarios bien ficelés. A l'inverse, j'ai horreur des jumpscares (flipette de catégorie 3), je fuis les collectes poussives de piécettes et je recule devant mes devoirs de rédaction d'une biographie.

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