Book of Demons

Je connaissais les rail shooters, mais Thing Trunk vient d’inventer avec Book of Demons le concept de rail hack’n slash. Le but est toujours de parcourir les donjons pour décimer des hordes de créatures et récupérer des objets, mais le chemin est ici imposé. L’innovation c’est bien beau, mais est-ce que ça fonctionne ?


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En route pour l’enfer

Tout comme dans la série Diablo dont Book of Demons est un vibrant hommage (plagiat ?), le but est de délivrer un village de l’influence d’un démon. Pour cela, vous allez pénétrer dans une cathédrale et vous enfoncer peu à peu dans l’horreur pour vaincre le mal.

Pour le moment un seul personnage (le guerrier) est disponible, mais une archère et un mage devraient bientôt rejoindre la fine équipe d’aventuriers. Même s’il combat avec une épée, il peut tout de même frapper à distance. En fait sa portée et les éléments avec lesquels il peut interagir (ouvrir un coffre, ramasser des pièces…) correspondent à sa vision. Assez perturbant au départ, on comprend très vite que c’est lié au mode de déplacement. Comme je le disais en introduction, votre personnage ne peut se déplacer que sur des chemins prédéfinis (soit en cliquant avec la souris, soit via le classique ZQSD) et on imagine aisément que si un adversaire vous tirait dessus à distance, vous seriez incapable de vous en approcher pour le frapper au corps-à-corps.

Graphiquement le titre est plutôt joli avec un rendu papier, un peu comme les livres où les éléments se déplient lorsqu’on les ouvre. La musique est très agréable également et accompagne parfaitement l’action.

Une petite déception cependant, j’avais vu que les cartes étaient mises en avant dans la description officielle du jeu. Au final, elles remplacent uniquement les objets. Vous pourrez par exemple trouver une carte potion de vie qui vous servira à vous soigner (tout comme le ferait une banale potion) avec un certain nombre de charges. L’équipement est lui aussi représenté par des cartes. La seule subtilité est que ces « objets » bloquent une partie de votre mana. Vous devrez donc augmenter votre mana maximum en montant de niveau (vous aurez la possibilité à chaque passage de gagner un point de vie supplémentaire ou un point de mana) et débloquer de nouveaux emplacements de cartes pour y placer vos consommables, objets et sorts. C’est malin, mais j’ai du mal à m’ôter l’idée que ça a été ajouté en force car les jeux de cartes sont à la mode.


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Bon et les monstres dans tout ça ?

Une fois vos emplettes en ville effectuées, vous pouvez affronter votre prochain donjon. Et c’est sûrement là que se trouve le point fort du jeu, vous pouvez adapter votre aventure à votre temps disponible. Grâce au système Flexitron, vous choisissez la durée de votre défi, de 5 minutes à 1h, tout est possible. Le jeu génère alors un nombre de salles, de monstres et d’étages en fonction de ce que vous souhaitez. Cerise sur le gâteau, il garde en mémoire toutes vos anciennes prestations pour vous donner une estimation toujours plus juste !

Trois actes sont à parcourir (labyrinthe, catacombes et enfer) se terminant à chaque fois par l’affrontement d’un boss (oui issu de Diablo). Tout se fait au clic gauche de souris, mais les développeurs ont trouvé pas mal de choses pour complexifier l’ensemble et casser l’impression d’avoir juste à cliquer bêtement en permanence. Si vous êtes empoisonné, vous devrez cliquer sur votre globe de vie lorsqu’il clignote pour vous soigner. Certains monstres possèdent un bouclier, vous devrez donc le casser avant de pouvoir leur infliger le moindre dégât. Si vous êtes étourdi, des étoiles apparaissent à l’écran et vous devez passer votre curseur dessus, etc. Autre chose bien trouvée, vous pourrez contrer un sort en maintenant votre curseur sur l’icône apparaissant au-dessus du monstre pendant qu’il incante. Les mid boss rencontrés auront eux aussi leur lot de surprises avec des combats en plusieurs phases très variées (invocation d’ennemis supplémentaires, invulnérabilité temporaire, projectiles de glace / poison…). Le jeu est un peu trop facile, mais plus vous avancerez et plus il y aura de choses à gérer simultanément à l’écran.


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Loot, enchantement et mode libre

Au fil de votre aventure, votre personnage montera en puissance et récupérera de plus en plus de cartes offrant de nombreuses possibilités de builds. Ce sera alors l’occasion de rendre visite à l’aubergiste qui, contre quelques pièces d’or, vous permettra de piocher dans son chaudron pour récupérer tous les éléments ramassés durant votre quête. C’est d’ailleurs intéressant, car plus vous attendez et plus les récompenses sont importantes, mais si vous mourez, le chaudron est remis à zéro (et chaque collecte vous coûte un peu plus de pièces d’or que la précédente).

L’autre façon d’augmenter sa puissance est d’améliorer ses cartes en les enchantant. Pour cela, vous devez rendre visite à la diseuse de bonne aventure en ville et utiliser les runes lootées durant votre aventure. Attention, les cartes peuvent être augmentées deux fois chacune, mais veillez à avoir assez de mana pour continuer à les utiliser car elles demanderont plus de ressources.

Une fois que vous aurez terminé l’aventure principale (ce qui prendra tout de même quelques heures), le mode libre se débloquera et le jeu commencera pour de bon. Si Book of Demons est un poil trop facile, dans ce nouveau mode les mid boss ont la particularité de verrouiller des cartes au hasard (et quand je dis verrouiller comprenez par là vous empêcher de les utiliser) et suivant la difficulté choisie parmi quatre (de normal à massacre) vous aurez également des cartes imposées. Vous pourrez donc dire adieu à votre build habituel avec lequel vous vous sentez tellement en confiance. Evidemment, le système Flexitron sera toujours là pour régler au mieux la durée de votre descente.


Je pense que vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé Book of Demons. Le rythme est un peu trop lent au départ, mais une fois que vous aurez suffisamment avancé, vous aurez tellement de choses à gérer en même temps à l’écran que vous serez bien occupé. Le système Flexitron permettant de paramétrer au mieux les aventures suivant votre temps de jeu est absolument génial et j’ai vraiment hâte que l’archère et le mage sortent pour découvrir leurs spécificités. Simple, joli, addictif, si vous aimez découper des monstres pour devenir toujours plus fort, je vous conseille d’y jeter un coup d’oeil. Les quelques minutes d’adaptation pour le déplacement du personnage passées, c’est du tout bon !


Bestio

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.
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Une pensée sur “Book of Demons

  • Bestio
    06/12/2016 à 10:45
    Permalink

    Pour info, le mage a été ajouté hier :) J’ai terminé le premier acte avec et il est vraiment plaisant à jouer, ça change pas mal du guerrier. Il est évidemment toujours question de cliquer à l’écran, mais il dispose de pas mal de sorts de contrôle et de destruction massive.

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