Primal Carnage

Primal Carnage

Primal Carnage… avec un nom pareil on s’attend à de la badasserie par paquets de douze, et comme vous l’avez sûrement déjà remarqué il s’agit là de dinosaures, qu’est-ce qui pourrait arriver de mal ? Les dinosaures c’est mon dada (#humour) et pourtant, à mon plus grand regret, les bons jeux vidéo utilisant mes sauriens préférés se comptent sur les doigts d’une main. Là où ça devient intéressant, c’est que Primal Carnage pourrait en faire parti !

Découverte préhistorique

Donc on y va, on lance le jeu et… Microsoft .net 4 doit s’installer. Pourquoi pas. Ah, non, il veut me faire reboot le PC sans que j’ai mon mot à dire… Ok, bon et bien je lui laisse une seconde chance mais ça commence pas franchement bien. Second essai plus tard : ça marche sans soucis. On va donc oublier cet incident de plus en plus fréquent.

Bijou de la création :un T-Rex (rouge parce que, pourquoi pas) se dresse devant nous sur l’écran du menu. Tout émoustillé, je lance une partie et là, c’est le drame. Primal Carnage est un FPS Multi-joueurs en ligne dépourvu de mode solo, dis comme ça ce n’est pas forcement problématique sauf quand les serveurs sont un poil désert. Finalement je trouve une partie : on commence gentiment en 1 vs 1, humain contre dino (on finira la partie sur une bonne équipe en 10 vs 10,  certaines maps peuvent accueillir jusqu’à 16 joueurs par équipe). Là, on retrouve un système de classes (normal pour ce genre de jeu) soit 5 classes par « races », toutes aussi intéressantes et complémentaires.

Car oui, Primal Carnage reproduit très bien ce sentiment de peur et de faiblesse éprouvé devant un dinosaure, là où Turok nous garnissait du dernier des mohicans, capable de catcher à mains nues avec des Raptors. Le jeu en équipe organisé sera obligatoire si vous voulez décrocher la victoire. On se balade en pleine forêt, on y voit pas plus loin que le bout de son fusil, sauf dans les grandes étendues que vous apprendrez à soigneusement éviter car faisant de vous une proie facile. Donc, trouvez-vous un coéquipier, voir 9 si possible et restez groupés, chaque joueur est important.

On a un Commando avec fusils d’assaut, badasserie en barre et excès de testostérones, un « Pathfinder » qui est en fait un cherokee avec un shotgun et des fusées éclairantes (super pratiques pour aveugler les dinos !), ça continue avec le Pyro (qui a dit Team Fortress 2 ici ?!) qui a donc obviously un lance-flammes, mais là ou c’est cool c’est que c’est un lance flammes/tronçonneuse #GearsOfWarStyle, puis un personnage féminin dans le rôle du Scientist AKA le sniper, et enfin un Trapper qui lui change du lot avec un fusil à filet pour capturer nos petites/grosses bêtes à écailles (ou à plumes comme diraient certains).

Dinosaures contre Humains

À propos de plumes, les dinos se défendent pas mal de leur coté avec un Ptérodactyle qui sert d’éclaireur, dont les capacités d’attaques aériennes en font une parfaite diversion pour vos amis tous en meute de Raptor prête à attaquer par-derrière. Mais vous pouvez aussi crier pour dévoiler la position des ennemis à vos coéquipiers : chaque dino a donc un cri qui leur confère un style de jeu particulier, outre le fait que chacun d’eux puisse mordre… Sinon, on a bien un Raptor dispo en 2 exemplaires collection printemps/été a écailles ou automne/hiver a plumes ! Mis à part ça vous savez comment ça marche : ça court vite et ça saute partout bref C’EST GENIAL ! Le cri du raptor est un bonus d’attaque en contrepartie d’une jauge d’endurance vide (ce qui veut dire plus de courses ou de sauts). Après le raptor, on a un espèce de dino de soutien plus lent mais redoutable en équipe aussi, le Dilophosaure…OUI, LUI ! Sinon à part ça comme prévu il crache à la gueule des humains, ce qui les aveugle pour un moment et ses morsures sont empoisonnées, son cri, quant à lui, permet de booster la portée de votre crachat.

Là on s’attaque aux choses sérieuses : le Carnotaurus, sorte de mini T-Rex. Pour faire simple, lui, il court, il court ET IL DEFONCE TOUT LE MONDE SUR SON PASSAGE ! Voilà, en gros il ne sert qu’à ça vu que vous avez le temps de mourir 3 fois avant de réussir à mordre un humain, et quand il crie ses attaques régénèrent de la santé pour une courte période… Mais ça, on s’en fout hein, là on arrive dans le vif du sujet, la dernière classe, la plus belle, la plus grosse, la plus badass : le T-Rex (dispo uniquement si l’équipe adverse compte au moins 7 membres) ! Donc là pas besoin d’expliquer, on marche sur tout le monde, on mange des gens et on crie… Ah, ce cri… C’est beau n’est-ce pas ? Vous aurez tout le temps de le faire retentir dans toute la map quand vous accéderez au roi des dinosaures, ce qui aura pour effet de soigner tous vos alliés proches.

Avec tout ce beau monde, je vous garantis que la moindre touffe d’herbe devient suspecte et on se sent un peu Jeff Goldblum dans l’âme, à guetter le moindre mouvement pour tirer dessus ou prendre la fuite le plus vite possible. Les maps (au nombre malheureusement faiblard de 5), d’une qualité assez remarquable avec des ambiances très différentes et toutes réussies (mention spéciale à la map Air Base de nuit qui donnera naissance à de grands moments de chasse), passent d’un complexe militaire à moitié en ruine au centre de la map (Où l’on pense tout de suite a Starship Troopers) à un enclos en forme de dôme qui rappellera sans doute des souvenirs aux malheureux d’entre vous qui ont vu Jurassic Park 3. Les maps, tant qu’on y est, et bien c’est super pratique parce qu’il y a à manger pour tout le monde dessus : des carcasses de dino pour regen la vie des vos bébêtes et des health pack ainsi que des caisses de munitions pour les humains. Si bien qu’on ne meurt pas si souvent que ça, c’est un travail de survie de longue haleine et de “BOUM on se fait marcher dessus”…

Inutile de foncer dans le tas…

Eh oui, comme déjà dit plus haut, Primal Carnage est impitoyable. Si l’équipe en face est organisée, vous n’avez aucune chance si vous ne faites pas de même (encore plus que dans les FPS Multi « classiques »), mais après tout l’ambiance est si bien rendue, on est à la fois chasseur et proie, le tout étonnamment bien équilibré et assez beau je dois avouer (contrairement à d’autres mod de jeux avec des dinos qui ne sont pas intéressants pour un sou et dont je ne citerais pas les noms). Pour peu que vous poussiez tout à fond, pour un jeu a 13€, ça envoie du bois, avec quelques beaux effets de lumière (Unreal Engine 3 baby !). Aussi, je n’ai pas parlé du prix : 13€ ce n’est pas grand-chose en effet et si vous avez des amis il y a vraiment moyen de s’amuser. Et puis j’ai oublié de mentionner que dans sa bonté incommensurable, Lukewarm Media nous dit au moment de quitter le jeu que des DLC sont prévus. Normalement on grince des dents ici SAUF QUE NON c’est du DLC gratuit (du moins jusqu’à ce qu’ils changent d’avis).

Donc, on se fait un dernier récap pour la forme ? Primal Carnage c’est du dino, du bon dino et ça fait plaisir. Le jeu peut être redondant sur la longueur, mais ça reste un super endroit pour une soirée entre potes à crier comme des débiles les uns sur les autres parce que personne ne surveillait l’arrière et que tout le monde s’est fait bouffer par une bande de Raptor en rut !

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