Signal Ops

Il y a des jeux dont le concept est déjà enthousiasmant à la base. Tenez, prenez Signal Ops. Un jeu dans la veine des “Commandos” d’antan en vue FPS avec plusieurs écrans afficher à la fois ET avec des mécaniques d’infiltration ET avec une direction artistique intéressantes ? Vous avez mon intérêt ET mon attention. Pourtant, voilà des jours et des jours que je n’arrive pas à me décider à écrire ce test. Je dois me rendre à l’évidence : j’ai trouvé Signal Ops mauvais. Vraiment, prodigieusement, mauvais. Alors qu’est-ce qui a mal tourné ?

Signal Expert Protection

L’histoire ? Anecdotique, certes, mais pas gênante. Vous jouez un commandant d’une mystérieuse agence gouvernementale, qui envoie et commande ses éléments sur le terrain. Vous allez devoir les envoyer sur des missions d’assassinat, de sabotage et de récupération et… Ça s’arrête là. Bon, ça n’est pas très grave si le jeu suis derrière, vous allez me dire, mais l’univers et l’humour noir que Signal Ops laisse transparaître par moments aurait vraiment mérité un meilleur développement.

Le côté graphique ? C’est une question de point de vue. D’un côté, la direction artistique dans une ambiance très “No one lives forever” et le côté cell shadé des graphismes de leur offre un charme certain. De l’autre… Ça reste très, très sommaire. Les textures sont très basse résolution et tous les graphismes sont faits de gros blocs. Pour le coup, un regard sur les différents screens de cette page devrait vous donner une idée si c’est un gros blocage pour vous ou non… Sachez néanmoins que ni l’animation tout aussi basique, ni l’ambiance sonore sommaire ne rattraperont le truc.

Le gameplay ? Oui. Là, c’est le vrai début des problèmes. Pour ceux qui ce sont amusés avec le système de squad de Mass Effect, je peux vous dire “ça, qui marche une fois sur deux” et vous pouvez sauter quelques paragraphes. Pour les autres, j’explique. Vous pouvez donner des ordres sommaires aux personnages (aller ici, faire ça) sans en assumer un contrôle direct et absolu. Un style typique de ce genre de jeu de stratégie, appliqué à une vue FPS qui augmente l’immersion.

Du mal à capter

Ce serait une assez bonne idée si le pathfinding n’avait pas de gros ratés et si les ordres ne semblaient pas passer ou non d’une manière totalement aléatoire. Vous imaginez facilement à quel point, dans les phases qui vous demandent d’user de discrétion, à quel point rater une mission d’infiltration parce que le jeu à décidé qu’il n’était pas d’humeur peut être horriblement frustrant. Et le tutoriel extrêmement sommaire et nébuleux n’aide pas une seule seconde.

Vous avez sur votre interface autant d’écrans que vous avez d’agents sur le terrain. Ce qui peut aller jusqu’à six (qui ont chacun des pouvoirs et aptitudes différents). À votre légitime question “mais heu, ça ne deviens pas totalement bordélique et illisible”, la réponse est si, totalement. Votre écran principal est le seul qui vous permet de jouer un tant soit peu correctement, les autres sont même trop petits pour pouvoir y décoder correctement les informations que vous devez y lire.

Et encore, même dans la fenêtre centrale, la tête de l’agent que vous contrôlez secoue de haut en bas comme elle était montée sur ressort, occasionnant à certains joueurs des nausées (véridique). Les déplacements de vos persos doivent se faire dans la limite du rayon de leur radio, qui doit être régulièrement transportée et rechargée pour pouvoir accéder à d’autres zones. Si vous sortez de votre zone de radio ou si elle se décharge, l’écran de brouille et devins (encore plus) illisible. Oui, c’est aussi lourd, contraignant et répétitif que ça en à l’air. Oh, et ils se déplacent extrêmement lentement.

Signal faible

Cette critique, comme toute critique de jeu, est bien entendue subjective. Peut-être que les contrôles marcheront parfaitement pour vous, que vous trouverez la mécanique de la radio fluide et que vous arriverez à lire l’action sans aucun problème. Peut-être que vous trouverez que la direction artistique du jeu et ses originalités valent mille fois tous ses petits et très gros défauts et qu’il apporte un vent frais dans le monde du FPS et de la stratégie. Auquel cas, je vous en prie, passez un très bon moment avec ce Signal Ops. Pour ma part, alors que le principe m’intéressait énormément, ce jeu à été juste une plaie, une de ces expériences frustrantes où rien, à aucun moment, ne semble tourner rond, alors que l’univers donne envie de l’aimer. Et c’est le pire.

Après sa longue carrière dans le show-biz et avoir connu l'enfer des drogues dures et de la prostitution, à six ans et demi, Aelthan Ferragun décida de tout quitter pour embrasser sa vraie passion : devenir le nouveau Julien Chocapic.

Aelthan

Après sa longue carrière dans le show-biz et avoir connu l'enfer des drogues dures et de la prostitution, à six ans et demi, Aelthan Ferragun décida de tout quitter pour embrasser sa vraie passion : devenir le nouveau Julien Chocapic.

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