Survivor Squad

Avec un nom pareil et ses graphismes simples, forcément, Survivor Squad semble vouloir passer inaperçu. Pourtant, il mérite le coup d’oeil et c’est avec plein de surprises que l’on vous propose de découvrir un jeu qui veut vraiment de faire parler de lui, même si il comporte encore des zombies (les ennemis vidéoludiques phares depuis 2010).

Tango Zombie au rapport !

Dans Survivor Squad, vous commencez avec un simple soldat sortant d’une glauque prison, inconscient de ce qu’il se passe dehors. Un autre soldat vient le sauver et le met au courant de l’invasion zombie : ensemble, ils vont mener une guerre de territoire et vont devoir survivre du mieux qu’ils peuvent, avec votre aide. Vous contrôlez alors ces deux soldats et découvrez le gameplay : vue de haut, le jeu vous propose de diriger l’escouade à coups de clics comme dans tout jeu de stratégie en temps réel qui se respecte. Vous pouvez sélectionner un ou plusieurs personnages, leur assigner des touches de raccourcis, histoire de mettre en place une certaine stratégie.

Vous fouillez alors des bâtiments à la recherche de ressources, tout en exterminant les zombies alentour pour prendre possession des lieux. Une fois les zombies éliminés, vous devez retrouver à votre Quartier Général pour utiliser vos ressources afin de consolider les défenses et capturer des points de territoire autrefois visités. Attention cependant : si vous ne laissez pas des soldats dans ces lieux, alors vous allez vite vous les refaire capturer à la prochaine attaque zombie. C’est là que la recherche de soldats à travers les différents niveaux est vitale : vous devez vous constituer une équipe, en semer certains à des lieux précis, en garder d’autres sous votre botte pour étendre votre territoire, tout cela en prenant soin de capturer assez de ressources (bois, pièces de métal, pansements et autres) pour pouvoir progresser sans problème.

La narration très orientée action, avec un trip “Escouade à diriger au clic” qui fonctionne assez bien, prend des airs de Walking Dead lorsqu’il faut gérer les stocks et prévoir des attaques juste pour obtenir une ou deux planches de bois. Vous pouvez aussi trouver des plans, des BluePrints, permettant de concevoir de nouvelles armes et gadgets : des pistolets, de fusils mitrailleurs, mais aussi des caméras pour épier chaque recoin. Des armes de défense contre certains types d’ennemis sont aussi au rendez-vous.

Laissé pour mort…

Une grosse inspiration Left 4 Dead est présente dans le jeu pour ce qui est des ennemis : certains vous sautent dessus, d’autres vomissent de l’acide, on est en terrain connu. Néanmoins, cela fonctionne amplement et si les “oui monsieur, tout de suite monsieur” répétitif (mais dans un anglais bien doublé) sont vite énervants, il n’empêche que les signalements de vos soldats concernant certains types d’ennemis, leurs râles de douleurs et leurs cris de guerre frénétiques donnent beaucoup d’ambiance aux parties. Mais ce qui fait vraiment le charme, toute l’ambiance, ce sont les musiques qui à défaut d’être originales font bien leur office.

Visuellement, c’est loin d’être éblouissant. Les portraits des soldats sont même carrément hideux. Néanmoins, la gestion des lumières est intelligente avec des champs de vision très bien rendus à l’écran. Les menus sont par contre franchement déstabilisants et loin d’être clairs, ce qui provoquera de lourds aller-retour entre les zones en début de partie lorsqu’il est question de se déplacer sur la carte. Même problème pour ce qui est de la gestion de l’inventaire ou vous devrez y passer votre vie pour y placer les bons objets, afin de pouvoir switcher entre du corps à corps et des armes à distance en pleine partie sans avoir à vous retrouver à vous battre avec vos petits poings. Aussi, les tutoriaux ne sont pas franchement très bien implantés dans le jeu… On ne s’y fait franchement jamais, surtout avec un jeu qui reste incompréhensible et qui semble se mordre la queue à chaque nouvelle idée.

Étonnant, certes…

Survivor Squad parait être “un jeu de survie en territoire zombie” de plus et c’est plutôt le cas. Sauf qu’il tente de le faire bien avec ses petits moyens, ses visuels quelconques et son honnêteté. En plus du mode Campagne, déjà bien costaud point de vue durée de vie, vous aurez le droit à deux autres modes : la Survie, déjà, vous propose un monde entièrement aléatoire ou il faut tenir bon le plus longtemps possible. Quant au “Laboratoire de la Mort”, il vous entraine dans une succession d’étages eux aussi générés aléatoirement, dans ce qui ressemble davantage à du Dungeon Crawler face à la survie/tactique du jeu original. Bref, point de vue durée de vie, c’est du bon.

Que dire de plus si ce n’est que Survivor Squad est loin d’être une surprise, mais qu’il mérite quand même un coup d’oeil curieux ? Loin d’être un ténor du genre, très loin même, le jeu de Endless Loop n’en est pas moins furieusement original et proposera de longues heures de jeu à tous ceux qui y trouveront leur bonheur. Très peu accessible cependant, avec ses menus franchement ratés, le titre est aussi plutôt difficile sur la longueur et propose un défi retors, y allant crescendo avec le joueur pour mieux le zigouiller à la fin. Une belle curiosité à découvrir, à défaut de s’y passionner à cause de quelques défauts très agaçants.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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