Operation Smash

Les jeux à la Castlavania ou Metroid sont légion dans le monde de l’indépendant, mais rares sont ceux qui parviennent à sortir du lot par leurs idées, leur visuel ou autres points peut-être simples, mais qui font toute la différence. Le jeu de Steve Olofsson est-il de ceux-ci ?

Un voyage dans le temps

Tout commence devant une salle pleine, ou votre Rusty présente une machine à voyager dans le temps. Tout devrait se passer pour le mieux, mais étrangement, vous vous réveillez au milieu de nulle part, sans votre ami qui devait vous suivre de près. Vous décidez donc de partir à l’aventure dans ce jeu de plateforme très inspiré des vieux titres 16 bits. Clairement un « Metroidvania » dans l’âme, Operation Smash commence par vous proposer de gros pixels encastrés entre eux pour dessiner un monde original et plutôt sympathique, à défaut d’être fin.
Vous commencez par sauter de plateforme en plateforme jusqu’à trouver un étrange marteau. Celui-ci vous permet de frapper les ennemis et de collecter des points de vie et de l’argent. Aussi, la couleur du marteau semble activer les interrupteurs à la même teinte, ce qui vous permet d’aller toujours plus loin dans cet énorme monde à visiter. Une carte est disponible, se dévoilant au fur et à mesure de votre avancée et vous signifiant où se trouvent les points de sauvegarde. Au de là, il va falloir se débrouiller pour trouver le bon chemin et bien des aller-retour seront au rendez-vous. Sauf qu’au retour, vous aurez toujours une arme ou un gadget pour vous ouvrir un chemin autrefois inaccessible.
Le jeu propose une histoire toute bête, mais bien conçue qui se distille à travers les discussions que vous aurez avec les fantômes de vos anciens compagnons que vous croiserez au fil de l’aventure. Ce qui commence comme « un Metroidvania de plus » devient rapidement assez accrocheur. La formule fonctionne rapidement

Si j’avais des marteaux…

Plusieurs couleurs de marteaux, une pioche pour récupérer de l’or sur les fragments accrochés au mur des niveaux, des grenades pour exploser certains murs et s’ouvrir un passage de force, pas de doute l’inventaire est des plus fournis et intéressant. Fort d’une durée de vie assez conséquente, surfant autour des quatre/cinq heures pour un premier run sans trop se presser, Operation Smash ne se contente pas du minimum syndical et se renouvèle à chaque nouvelle zone.
Il faut dire que l’ambiance est très intéressante et que l’OST composé par Simon Stalenhag frôle le génie tant elle n’est jamais ennuyante, toujours passionnante. On la réécoutera avec un plaisir certain, peut-être même autant que celle d’un VVVVV ou d’un Super Meat Boy. Cela vient combler la répétitivité des visuels ennemis et les quelques gros pixels un peu baveux qui font tache. Mais clairement, dans sa globalité, Operation Smash a une certaine classe, une aura de jeu old-school absolument délicieuse.
Si vous aimez le genre, la diversité, tout en n’espérant pas y rester une dizaine d’heures, Operation Smash est clairement pour vous. Il n’est pas un grand jeu ni même une référence du genre, mais il valide son cahier des charges de la meilleure des façons : en vous amusant du début à la fin, sans aucun raté marquant. Et tout cela est réalisé par une seule personne ? Bravo !

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