Unholy Heights

Petit jeu si il en est, tant il est vendu comme un concept à part et à petit prix, le titre de Playisme ne paye pas de mine quand on l’aborde. Mais avec le temps, on lui trouve des qualités uniques. Celles-ci suffisent-elles à en faire un bon jeu ?

Mes locataires sont des monstres !

Entièrement réalisé en 2D avec un aspect dessin animé japonais très prononcé (et plutôt adorable), Unholy Heights vous place dans la peau du gérant d’immeubles un peu particulier. En effet, dans cet immeuble, il n’y a que des monstres. Chaque appartement peut donc être habité par un monstre différent : pour commencer, les individus hors du commun arrivent par la gauche de l’écran et lisent vos annonces. Si vous avez des appartements de libres, alors ils remuent leur petite icône pour vous signaler qu’ils sont très intéressés par celui-ci. Il vous suffit ensuite de cliquer dessus pour les voir s’installer, une fenêtre vous signalant quel type de monstre habite chaque appartement.

Ensuite, il faut vous occuper du bien-être de vos locataires. Chaque appartement peut être amélioré en papier peint, en accessoires, en électroménager, en chauffage et autres possibilités. Plus votre appartement est amélioré, plus il coûte cher et donc, plus vous pouvez en augmenter le loyer. C’est ainsi que vous vous ferez votre premier argent, en vous pliant aussi aux exigences des monstres qui en veulent toujours plus. Malheureusement, il arrive aussi à certain de ne pas payer leur loyer et de vous le donner en retard… Pour eux, il est possible de les exclure et d’en prendre d’autres mais, qui va se battre pour vous si vous faites cela ?

Le gite et le cou vert

Car oui, Unholy Heights est aussi un jeu de gestion d’affrontements. Plusieures quêtes sont disponibles sur un tableau éponyme, vous proposant d’affronter des ennemis arrivant de la gauche de l’écran par vague annoncée par un énorme WARNING qui prend tout l’écran. Vous cliquez alors sur les portes de vos locataires pour qu’ils sortent et se battent. Si vous gagnez, vous remportez de l’argent. Si vous perdez, alors les monstres montent au sommet de votre immeuble et vous volent “un peu” d’argent. Assez pour vous faire rager.

Pour empêcher cela, il faut améliorer ces personnages et c’est là que leur bonheur entre en compte. Plus ils sont heureux et plus ils sont de facilité à trouver l’amour. Si un(e) dulciné(e) s’approche de votre immeuble, il tombera amoureux et habitera avec son conjoint. Vous aurez donc deux “soldats” pour l’emplacement d’un seul : encore mieux, ils pourront faire des enfants qui grandiront et deviendront eux aussi de parfaits soldats. Les générations sont donc importantes et il faut faire très attention à ne pas perdre ses troupes en combat pour obtenir de meilleures statistiques par la suite.

Frank & Stein Immobilier

Sauf que le jeu est excessivement rapide. Alors certes, on ne peut pas s’empêcher de cliquer sur l’avance rapide en combat et il est pourtant possible de “renvoyer” nos soldats chez eux en cas de faible vie (plutôt que de les voir mourir bêtement) mais Unholy Heights souffre tout de même d’un certain manque de logique dans ces affrontements. On en vient très vite à enchaîner les missions avec un maximum de soldats pour voir “si ça passe” et obtenir l’argent nécessaire à une amélioration de l’immeuble. Quand ceci est possible, vous pouvez rajouter des étages à votre immeuble et surtout, vous débloquez la venue de nouveaux monstres plus puissants.

Unholy Heights est un petit jeu dans tous les sens du terme. Il a de la grandeur dans sa durée de vie (qui peut dépasser les cinq heures sans problème) tout comme dans sa rejouabilité (car du speedrun est possible, la preuve en sont les classements en ligne), mais il manque totalement de finesse et de précision. Il faut néanmoins le prendre comme tel, comme un simple divertissement chronophage et mignon. Au-delà, évidemment, on peut vite sans lasser et passer à autre chose…

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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