Life of Pixel

Après une campagne difficile, le petit pixel de chez SuperIcon est enfin de sortie. Voulant retracer l’histoire du jeu vidéo à sa manière, il tente aussi de proposer un gameplay motivant. En est-il ainsi maintenant que le jeu est terminé ?

Regarder longuement dans le rétro…

Petit pixel entre dans un ZX81 et y découvre deux couleurs, un double saut et des piques à éviter. Il faut collecter plusieurs petits objets scintillants pour ouvrir la porte menant au niveau suivant et évidemment il y a un bonus dans chaque niveau, une sorte de « pixel mort » faisant office d’objectif secondaire. Une fois la dizaine de niveaux terminée, avec difficulté tant le jeu démarre directement sur les chapeaux de roues en termes de complexité, on débloque une autre plateforme : ZX Spectrum, Apple II, Atari 2600, Amstrad CPC, BBC Micro, Commodore 64, mais aussi la Gameboy, la Nes et la Master System. Et vous y ferez quoi ? La même chose.

Nouvelle machine, nouveau graphisme, nouvelles idées (du scrolling horizontal, vertical) mais toujours le même gameplay : vous devrez collecter de petits objets brillants pour ouvrir la porte du niveau. Au passage il faudra sauter et double sauter de plateforme en plateforme en évitant les ennemis qui se baladent sur votre chemin. Et là, on touche au premier gros problème du titre : il est très rapidement saisi, trop sans doute. Et très quelconque.

La découverte de courte durée

Passer d’une plateforme à l’autre est réellement amusant, passionnant autant pour les vieux historiens que ceux qui découvrent le jeu vidéo ces dernières années. On y retrouve un historique avec un bon petit vieux en pixel art qui nous raconte ce qu’étaient ces vieilles bécanes (en anglais) et quelques bruits de lecteurs cassette viennent jouer la carte de la référence bien sentie. Mais au final, on joue surtout au même jeu de façon incessante et le gameplay n’évolue absolument pas. Pire encore, le jeu est assez court, autour des deux heures de jeu si on s’y prend bien.

Néanmoins, l’aventure est amusante, passionnante, frustrante pour certains passages un peu chaud mais musicalement portée par une excellente OST chip-tune qui plaira aux amateurs du genre. 80 niveaux sont proposés et s’ils ne parviennent pas à révolutionner le gameplay (du premier au dernier, c’est assez incroyable de linéarité), le level-design est néanmoins sympathique. Quelques niveaux sont un peu ratés, curieusement c’est tout ou rien, mais le jeu se tient. Il est juste terriblement amateur, au sens presque péjoratif du terme.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Une pensée sur “Life of Pixel

  • 25/09/2014 à 02:05
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    J’ai profité qu’il soit en Pay What You Want pour le prendre, et je confirme; c’est assez répétitif, et ça lasse assez vite: tout ça manque de renouvellement dans les obstacles (même les power-ups qu’obtient plus tard dans le jeu ne sont guère intéressants). Seuls l’OST sympa et les graphismes évolutifs distraient.
    À conseiller pour les acharnés de platformers en manque.

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