Tears to Tiara 2 : Heir of the Overlord

Le premier est sorti sur PC en 2005 et honnêtement, il n’a pas beaucoup d’intérêt pour la compréhension de ce second épisode de la saga, si ce n’est qu’il en reprend le concept géographique de base. Car dans Tears to Tiara 2, vous êtes en pleine Europe des vieux siècles ! On sait à quel point les Japonais sont amoureux de notre continent mais là, ils en font le théâtre d’une Grande Guerre dévastatrice…
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Viva Espana !

L’Espagne est peu mise en avant dans le monde du J-RPG même si les Japonais ont toujours eu un faible pour l’époque des conquistadors et que plusieurs références sont glissées dans leurs jeux. Cette fois, l’Espagne est la cible de l’inétanchable soif de conquête de l’Empire et pour l’arrêter, il y a Hamil, un jeune descendant de la famille royale du pays. Seul il ne parvient pas à se faire entendre et à changer les choses mais il rencontrera bientôt une jeune fille, Tarte (ne riez pas !), qui jure être une déesse… Comme les événements à venir le prouveront. Mais quelle est, cependant, cet étrange démon qui transforme Hamil en un véritable foudre de guerre, en dépit de toute humanité ? Cela a t’il un lien avec son amie la divinité ?
Dion l’archer, Enneads le magicien, Monomachus la brute lancier, Daphnis la garde du corps… Le jeu propose un large panel de personnages jouables que l’on retrouve tous dans les combats tactiques qui sont au centre du jeu. En tour par tour, très classique, avec une vue et un zoom libre à l’aide du stick droit et des gâchettes, le terrain de jeu est une simple grille. Les fans du genre ne seront pas dépaysés, on ne trouve rien de très original pour changer le style : on avance, on frappe, on tente de prendre un peu de retrait si on manque de vie et à chaque action effectuée, on gagne un peu d’expérience et de points de skills pour les pouvoirs.
Une vache et son transport sont aussi “jouables”. Si le bovin peut frapper ses adversaires, il peut aussi et surtout bloquer le chemin de façon très efficace entre un ennemi et un personnage ciblé à qui il manquerait un peu de vie, par exemple. Le transport servant cependant à rameuter les personnages en renforts en cas de besoin, attention à ne pas se le faire détruire ! Il prend aussi la forme d’autres animaux (un éléphant par exemple) en fonction du lieu où l’on se trouve. Autre originalité, pas incroyable mais amusante, la particularité qu’a Hamil de se “concentrer” au fil des combats pour pouvoir se transformer en une forme démoniaque ahurissante d’efficacité. Une possibilité qui peut renverser le cours d’une bataille en quelques tours !
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Tactical, mais surtout bavard…

Ajoutez à cela quelques super-coups combinés à deux personnages proches, des objectifs de missions originaux (détruire certains objets sur la carte par exemple) ou des objectifs secondaires pour gagner en argent et objets récupérés en fin de partie et vous aurez de quoi trouver la soixantaine de batailles très satisfaisantes pour les aficionados du genre Tactical-RPG. Après, Tears to Tiara 2 est tout de même très orienté sur son scénario, tant il parle à tout bout de champs.
C’est simple, il n’y a aucune liberté si ce n’est un vague camp à explorer en menus simples, pour acheter, vendre, regarder la carte et équiper ses personnages. Le reste n’est fait que de batailles entrecoupées de très longs moments de scénario. Avec des personnages en Super Deformed, puis quelques cinématiques bien senties et surtout quelques artworks mettant toujours en avant les plus vaillants moments de nos héros (ou les poses kawaï des jeunes filles, on ne refera pas le Japon !), le scénario prend toujours son temps, s’installe tranquillement et peut même aller jusqu’à la vingtaine de minutes de dialogues non-stop entre les batailles. Il faut donc clairement en avoir conscience avant de se lancer dans la partie : Tears to Tiara 2 est pour les fans de tactical et de scénario longs (et bien écrits).
Alors on peut passer à grande vitesse les cinématiques et les dialogues (en japonais sous-titré anglais) mais c’est passer à côté de tout un pan du jeu. Surtout qu’il n’est pas bien compliqué en mode Normal et qu’un mode Facile est même disponible. Son but, c’est clairement de vous raconter quelque chose. Alors si les inspirations Européennes de la géographie du jeu et son character design vous intéresse, voilà un bon challenger pour faire les cents heures sur votre PlayStation 3. Si par contre vous aimez la liberté et l’exploration, fuyez. Il n’empêche qu’au final, Tears to Tiara 2 est une très belle curiosité !

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