Concrete Jungle

À première vue, on penserait à un City-Builder. Et puis les premières heures du jeu nous prouvent tout le contraire : Concrete Jungle, en plus d’être un jeu addictif, est d’une originalité folle. Il ne réinvente pas la roue, mais lui donne une utilisation toute neuve combinée avec les bons outils. Concrete Jungle devrait vous plaire si vous adhérez à ce que l’on vous raconte dans ce test…

Tetris et Sim City ont fait un enfant !

« Kickstarté » à hauteur de 13 870 £, Concrete Jungle est un jeu très original. Ressemblant, en screenshots, à un City Builder, il est en fait davantage un jeu de plateau savamment interactif. Sur un plateau en 7×7, vous devez lancer des constructions urbaines en fonction des cartes de votre deck que vous piochez au hasard. À chaque tour, seulement deux cartes sont disponibles à la sélection et c’est à vous d’en établir la construction associée sur l’une des cases du plateau. Le but ? Créer des habitations dans chaque ligne et les augmenter d’une certaine valeur pour « valider » la ligne, façon Tetris, pour la voir disparaître et en faire apparaître une totalement vierge en bout de terrain.

L’objectif est alors d’éliminer un maximum de lignes jusqu’à un certain point donné (en mode Scénario), ou en mode Survie lors de parties de jeu plus classiques. Et ce n’est pas une sinécure, car les dangers et les pièges sont partout ! Commencez par penser que placer une maison ne suffit pas : il faut réussir à construire les habitations porteuses de bonus aux alentours. Sur les cartes et lors de la pose de vos constructions, vous verrez des zones de couleurs interagir avec les valeurs de chaque case : une zone bleue rapporte 1 point, une zone rouge en enlève un. Vous pouvez aller autant dans le positif et le négatif et le but est donc de ne jamais rater une ligne.

La jungle urbaine à base de cartes

Sauf que voilà : des lignes, vous en raterez. Parce qu’il n’y a pas que des cartes de qualité et que beaucoup de malus vous tomberont dessus. Les cartes apportant des points en négatif ne sont d’ailleurs pas toutes à jeter car elles vous apportent du score dans deux jauges importantes vous permettant de débloquer des pouvoirs et d’autres cartes plus intéressantes. Rapidement, certaines vous amèneront une hausse de points phénoménale (comme les gratte-ciels, les zones urbaines massives…) mais les usines et autres constructions nauséabondes échangeront des zones vivables contre des points de compétences éventuels. Certaines cartes « bonus » apportent même un malus une fois posées en plaçant, par exemple, une construction sans intérêt aléatoirement sur le plateau.

Le jeu se joue avec deux amis : stratégie et chance. Deux alliés qui seront avec vous tout au long de vos parties et dont vous ne vous déferez jamais. Les parties en mode Scénario vous amènent davantage de récit et de dialogues entre des protagonistes souvent très drôles et la chance est beaucoup moins présente dans ce mode. Par contre, dès qu’il s’agit de mode « détente » ou de survie, la chance est partout, il y a moins de logique dans la pioche de cartes.

Concrete Jungle est une totale réussite : visuelle tout d’abord, avec une 2D sublime aux animations léchées, mais aussi en termes de gameplay. Extrêmement simple à prendre en main et à comprendre, Concrete Jungle n’en est pas moins un jeu difficile à maîtriser avec une courbe de difficulté réellement croissante en mode Scénario. Mieux encore : il est terriblement addictif, où l’on retrouve cette « dernière partie avant d’arrêter » sans que ce ne soit jamais vraiment le cas. Ce mélange de Tetris et de jeu de cartes saura plaire aux amateurs du genre ! Nous, il nous a conquis.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.