Rapides Critiques #Juin 2016

Nouvelle rubrique sur Game Side Story : il y a beaucoup de jeux qui sortent et nous n’avons ni le temps, ni la place d’en parler. Néanmoins, quelquefois, on a quand même envie de vous dire si un jeu est bon ou non. Alors cette rubrique mensuelle sera là pour cela. Elle compile plusieurs jeux, un avis d’un membre de la rédaction pour chacun. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée…


A Bird Story – (PC, Mac) 

ABirdStoryA Bird Story est la courte histoire d’un petit garçon qui vient en aide à un oiseau blessé. Durant 1h on voyage entre réalité et imaginaire avec de jolies musiques et des graphismes pixel mignons. Le jeu reste cependant un poil ennuyeux car la sensation de regarder une histoire plutôt que de la jouer se fait fortement ressentir. En effet le jeu est court et en plus de cela les moments où “le jeu se joue tout seul” sont nombreux, on n’a pas toujours la main sur notre personnage et c’est bien dommage.

Les interactions sont quant à elles quasi-absentes et on ne peut s’éloigner d’un pixel de la trame principale. Aussi, cette histoire d’amitié est touchante mais très peu originale hormis quelques moments d’évasion dans l’imaginaire lorsque l’enfant et l’oiseau s’envolent sur un avion de papier. Nous n’avons pas affaire à un jeu de mauvaise qualité mais simplement à un jeu qui souffre d’un manque d’originalité et qui relègue trop le joueur au second plan.

Kitsune-Musume


Cat Goes Fishing – (PC) 

catgoesCe petit jeu casual vous propose un gameplay très simple et addictif : pêchez de petits poissons, transformez-les en appât à leur tour et attrapez-en ainsi de plus gros. Prenez cependant garde à ces derniers qui n’hésiteront pas à engloutir votre appât et évitez-les en gardant un œil sur la mini-map. Au fur et à mesure vous pourrez débloquer des améliorations, des cannes à pêche plus puissantes ou des bateaux pour pêcher en haute mer. Il sera aussi possible d’attraper des chapeaux qui confèrent un bonus (plus de gains, plus d’une mission active, certains poissons comptent double…etc). Les poissons sont d’ailleurs assez variés et vous aurez besoin d’un catalogue pour les reconnaître et mener à bien vos quêtes.

Il y en a pour de longues heures de jeu car les améliorations ne s’obtiennent pas aussi rapidement que l’on pourrait le croire. C’est un petit jeu sympathique mais pas exceptionnel non plus, il y en a du même type en Flash gratuits sur le web, à ce niveau là je trouve que 6.99€ c’est un peu cher. A vous de juger.

Kitsune-Musume


Dr. Langeskov, The Tiger, and The Terribly Cursed Emerald: A Whirlwind Heist – (PC)

langeskovAvec ce jeu gratuit au titre qui n’en finit pas, le studio Crows Crows Crows espère nous faire vivre une aventure de la trempe d’un Stanley Parable. Le pitch ne manque pas d’humour : le jeu vidéo auquel vous tentez de jouer est inaccessible suite à une grève générale des développeurs. Vous devrez donc aider le manager, complètement débordé, pour espérer accéder au jeu. Pressez les boutons qui vous sont demandés ou pressez ceux qui vous sont interdits afin de le faire enrager.

Bien que le jeu ne dispose pas réellement de différents embranchements ce qui est tout à fait compréhensible au vu de sa gratuité, il n’empêche qu’on passe un très bon moment à visiter ces lieux improbables où les techniciens du jeu vidéo sont censés évoluer et à écouter les répliques du pauvre narrateur qui cherche désespérément à nous empêcher de tout détruire. Il est vrai qu’on ne se rappellera plus dans trois mois ni même dans deux jours du titre de ce jeu. En revanche on se rappellera clairement de cette expérience terriblement prometteuse pour l’avenir du studio Crows Crows Crows !

Kitsune-Musume


Factory Idle – (Navigateur)

Untitled-1Factory Idle se présente dès le lancement comme un jeu incrémental (idle game) « plus dur que la moyenne », allant jusqu’à demander au joueur de brancher son cerveau (blasphème !).  Le but est ici d’optimiser une usine à travers diverses chaînes de production, allant du fer aux tanks, de façon à gagner le plus d’argent possible sur la place qui est disponible. Le concept est plutôt intéressant, poussant à repartir du zéro en permanence pour optimiser au meilleur possible. Si le jeu est diablement addictif, Factory Idle pêche beaucoup au niveau de l’ergonomie et de la présentation (notamment l’interface franchement pas pratique…).

Le jeu ne fait que le minimum de ce côté, c’est un peu brouillon et des fonctionnalités basiques manquent cruellement (zoomer, faire des plans sans perdre d’argent par exemple ou un meilleur système de sauvegardes). Il reste néanmoins un chouette petit jeu gratuit pour occuper des nuits au sommeil absent. 

Ripper


NeonChrome – (PC)

neonchromeVoilà un énième Twin Stick Shooter/Rogue-Like qui déboule sur nos bécanes et le bilan est loin d’être parfait. Si l’ambiance visuelle et la musique rendent les choses plutôt intéressantes aux premiers abords, l’ennui s’installe vite entre deux parties. Le jeu est extrêmement répétitif dans ses mécaniques et la courbe de progression est loin d’être idéale pour donner au joueur l’envie d’y revenir.

A chaque mort, vous dépensez l’argent gagné dans des updates de personnages qui, rapidement, cassent toute difficulté. Ajoutez à cela des checkpoints vers les niveaux plus élevés et surtout, une durée de vie globale assez faible et vous aurez un verdict facile à écrire : Neon Chrome est un petit jeu sympathique qui se prend pour un grand. Il amuse quelques heures, mais ne sort jamais du lot. C’est bien dommage…

Skywilly


ポケモンコマスター [Pokémon Komaster] – (Android/iOS)

pokémonpokPour l’instant uniquement sorti au Japon (et rien ne semble être prévu pour le sortir ailleurs a priori), cette coopération entre Nintendo et HEROZ (derrière notamment diverses intelligences artificielles et applications d’échec) se présente comme une vague adaptation d’un jeu de figurines Pokémon. Proche du Shōgi notamment, il faut – à l’aide d’un deck composé de figurines à récupérer/acheter – tenter d’atteindre la « case victoire » de l’adversaire tout en protégeant la sienne.

Au niveau gameplay, c’est une franche réussite : le jeu de plateau en lui-même est passionnant dans ses mécaniques, assez facile à prendre en main tout en gardant une certaine profondeur stratégie et convient pour de courtes parties. L’intelligence artificielle est aussi assez bonne, offrant pas mal de challenge. Dommage que le tout soit accompagné d’une histoire et de dialogues ennuyeux et ennuyants, d’un aléatoire assez frustrant et peu généreux pour obtenir les figurines ou encore d’une courbe de progression assez ardue poussant vers les micro-transactions. Il mérite quand même de s’y attarder un moment pour découvrir les mécaniques du jeu de plateau, la barrière de la langue n’étant d’ailleurs pas bien grande (surtout en passant les dialogues, qui le méritent…). 

Ripper


Polyrace – (PC, Mac)

polyracePolyrace est le fils bâtard entre Wipeout pour son design et Trackmania pour sa conduite et l’exigence des tracés. Sur des tracés courts, pas plus de 2 minutes, Polyrace propose deux types de jeux : du Time Attack et du Endless Run. Si le premier est plutôt classique, finir la course le plus vite possible, le second consiste à aller le plus loin possible, en récupérant des jauges de temps au fils des courses. Si en solo les cartes sont prédéfinies, uniquement jouables avec l’un des vaisseaux proposés, l’intérêt du jeu vient du multi, étant donné que les maps sont générées aléatoirement (et cela fonctionne !) dans l’un des trois environnements disponibles.

On peut aussi influencer sur le design en choisissant uniquement le niveau de difficulté. Hélas, le titre propose un multi asynchrone : vous créez une map, faites un temps dessus, puis vous la partagez à la communauté pour la bagarre (en gros, un système à la mario maker où les cartes se génèrent seules). Evidemment, ce mode de partage ne peut pas fonctionner, en dehors du défi quotidien proposé par le développeur, puisque bien trop lourd à gérer par le joueur. Dommage.

Le_Crim


REDCON – (PC, Mac)

redconRedcon propose une fin alternative à à la seconde guerre mondiale, où les russes ont gagné au point de dominer le monde ou presque. Il reste juste un gros vilain pas beau encore plus moche que le plus vilain des vilains, sachant que le maître du monde russe est un bonhomme grassouillet rigolo. Bref, le jeu ne se prend absolument pas au sérieux. Pour affronter votre ennemi, tout se passe par bases interposées, munies de canons et de salles de soutien augmentant la précision des tirs, la fourniture en munitions ou soldats (qui servent à réparer vos tourelles ainsi qu’à améliorer la cadence de tir de celles-ci). Le but étant à chaque fois de détruire la base ennemie.

Chaque mission est très courte (trois ou quatre minutes max) et le but est de correctement gérer le type de tourelles, les bâtiments de soutien, mais surtout les cadences de tir ainsi que l’activation des munitions spéciales (comme par exemple les tirs qui étourdissent les soldats ennemis). Plutôt bien réalisé, Redcon fait partie de ces jeux dont on n’a pas spécialement envie de revenir dessus. Mais on y passe plutôt un très bon moment.

Le_Crim


Rocketbirds 2 : Evolution – (PS4, PSVita)

rocketbirdsC’est un ratage total. Voilà, fin du verdict. Mais pour expliquer cela davantage, disons que cette suite à Hardboiled Chicken reprend le concept du poulet Rambo partant en guerre contre une force d’invasion fasciste sans forcément lui donner davantage d’ampleur. Si visuellement de la 2.5D avec un effet de relief est une bonne idée, cela ne rend pas forcément bien en jeu et surtout pas sur grand écran.

Sur PSVita, déjà, c’est plus propre et intéressant, mais les animations sont souvent décevantes. Aussi, le gameplay est pataud, le level-design est d’une banalité sans nom et les gunfights se suivent et se ressemblent. La visée est imprécise (surtout sur portable), les niveaux n’hésitent pas à s’étaler en longueur et au final, on s’ennuie plus que prévu dans ce titre proposant aussi un mode en coopération amusant, mais sans génie. Une grande déception, d’autant que le premier jeu était adorable et servi par des musiques de qualité. Ici on retrouve les mêmes compositeurs, le même groupe de chanteurs pour les cinématiques, mais tout est trop quelconque pour convaincre.

Skywilly


Skyhook – (PC, Mac)

skyhookDepuis Towerfall, on est inondé de jeux en coopération locale dans le monde du jeu indépendant. Skyhook a été conçu par un seul homme (Wase Qazi), aidé ensuite d’un musicien et d’une artiste pour la promotion du jeu. Le résultat est très honnête : il s’agit de jouer en arènes avec un grappin, de s’affronter pour s’embrocher ou de pousser les adversaires à rater leurs sauts et tomber dans le vide, afin de gagner la partie. Un coup de grappin est fatal et seules les esquives peuvent sauver le joueur d’un coup bien placé. C’est correct visuellement, avec du pixel d’amour et des personnages aux looks invraisemblables (coup de coeur pour le requin) mais malgré tout cela, Skyhook ne sort terriblement pas du lot.

A moins que vous ne vouliez réellement un Towerfall-like de plus, en moins bon et avec une gestion des sauts assez ennuyante, pas sur que ce titre soit recommandable. Les jeux de ce genre, même les plus sympathiques comme celui-ci, souffrent réellement d’un manque total d’attrait pour les joueurs ayant déjà choisi leur poulain pour les soirées entre amis. On ne change pas de Brawler ou de jeu d’affrontements en arènes comme on change d’aventure, de stratégie ou d’action bourinne en solo ou en ligne. Bref, Skyhook est sympathique… mais va complètement sombrer dans l’oubli. Reste son auteur, qui a du talent et qu’il faudra surveiller de près.

Skywilly


The Old Tree – (PC, Mac)

theoldtreeThe Old Tree est un point & click court et gratuit dans lequel vous suivez les aventures d’un petit alien venant de sortir de son œuf. Vous êtes ainsi chargés de libérer son passage dans les quelques tableaux qui composent le jeu pour que celui-ci puisse avancer. On ne bloquera jamais longtemps sur ces énigmes, un poil trop simples. Le jeu possède une patte artistique agréable, on hésite entre le côté mignon de l’alien et le côté glauque des lieux que l’on traverse.

Ce style dessiné à la main crée, le temps d’un quart d’heure, un petit univers qu’on explore avec curiosité et une ambiance sonore plus marquée aurait rehaussé encore l’expérience qui manque malheureusement de profondeur en conséquence. The Old Tree se termine sur une note poétique, une jolie fin pour ce coup d’essai des développeurs qui mérite qu’on porte de l’attention sur leur projets futurs. En attendant vous pouvez vous replier sur Samorost ou encore le très bon Machinarium.

Kitsune-Musume


Townopolis – (PC)

townopolis

Au fil d’une campagne vous expliquant toutes les originalités (s’il y en a) de ce City Builder très simplifié, Townopolis tente de nous distraire avec un principe de finances complété par des matières premières à cumuler et des ouvriers à recruter. Au final, on crée sa ville au gré des scénarios proposés, demandant des bureaux de poste, supermarchés et autres bâtiments spéciaux, de façon à toujours gagner plus d’argent et rendre heureux les habitants. En plus de cela, il est possible de créer son propre scénario dans un mode Bac à Sable. Concrètement, Townopolis est furieusement répétitif et quelconque, proposant des graphismes assez bas de gamme et une progression lente à souhait. Ce n’est pas un mauvais jeu, il n’a juste aucun intérêt réel. N’importe quel jeu du genre déjà assez populaire proposera quelque chose de plus coloré et amusant. Reste ensuite à relativiser : c’est toujours moins de l’arnaque que le dernier Sim City.

Skywilly

La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse

La Rédaction

La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse

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