Battleborn

Battleborn

Ce test sort bien plus tard, après la bataille. Après une semaine de sortie, il m’a semblé nécessaire de faire de la sorte. Juste pour voir ce qu’il en est, une fois la concurrence passée. Overwatch a fait du mal à Battleborn, cela ne fait aucun doute. Mais qu’en est-il réellement du jeu, dans sa globalité ?

ss_2a5e0623404c038fcc26f97af57c91d826156408.1920x1080Borderlands 0.1

La galaxie est dévastée. Une seule étoile résiste pourtant à l’envahisseur et elle se nomme Solus. Fier de son régime totalitaire digne des meilleures copies de brevet, le dictateur Rendain est bien décidé à capturer ce dernier havre de liberté. Les Battleborn se réunissent alors pour sauver la galaxie, coûte que coûte ! Un générique de dessin-animé de nos samedis matin des années 90 vient présenter notre où nos héros (si on joue seul ou en multijoueur), après une longue introduction animée qui a du style, mais qui reste un peu ronflante.

La campagne est jouable seul, mais aussi en coopération en ligne. Elle propose une dizaine de missions d’environ 45 minutes chacune. Ces missions commencent toujours de la même façon : par la présentation d’un nouveau protagoniste qui prendra de l’importance dans le (tout petit) scénario de l’objectif en cours. Ce même protagoniste deviendra par la suite jouable et c’est ainsi que Battleborn présente sa flopée de personnages. 25 sont déjà au compteur.  Néanmoins, la campagne n’est en rien passionnante. Elle enchaîne les objectifs basiques, le level-design plat, l’absence de surprises et les affrontements à la chaîne. L’humour y est aussi beaucoup plus grand public et adolescent face à ce qui se faisait dans la série des Borderlands, du même développeur. D’ailleurs, du Borderlands, il y en a ici un peu trop, autant dans le style que dans le gameplay.

Néanmoins, en mode histoire, vous débloquez tout un tas d’objets rares, uniques, légendaires, qui vous permettront d’équiper et d’améliorer au mieux vos personnages qui prendront aussi du niveau. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la campagne : récolter des objets puissants pour se fritter ensuite en multijoueur avec un héros complètement abusé de l’inventaire. Aussi, il faudra refaire les différents épisodes en coopération, en ligne, avec plusieurs personnages. Cela augmente très intelligemment la durée de vie du jeu et de cette campagne ne dépassant pas les 8 heures de jeu… Mais c’est assez ennuyant sur la longueur.

Le système HELIX, permettant d’améliorer son personnage temporairement, le temps de la partie.

MOBA les steaks !

A côté de cette « campagne », il y a aussi le multijoueur plus classique avec de l’affrontement en équipe pour capturer des points, détruire la base adverse ou guider des laquais vers un autel sacrificiel sous forme d’incinérateur. Trois modes de jeu très basiques qui ne parviennent pas à relever le niveau. La faute à un feeling des armes et à un gameplay globalement « très Borderlands ». On a l’impression de jouer des tourelles sans émotions, avec un recul quelconque, des points de dégâts qui apparaissent et des barres de vie ennemies qui diminuent sans trop ressentir quelque chose lors des balles tirées et des coups donnés. Les sensations ne sont pas là et c’est sans aucun doute, de très loin, le plus vilain défaut de Battleborn.

En cours de partie, que ce soit en campagne ou en multijoueur, le système HELIX se met en place. A chaque niveau d’expérience HELIX franchi, le joueur peut choisir une amélioration pour l’une des attaques de son personnage. Le système HELIX permet ainsi de configurer légèrement ses attaques et d’en améliorer certains en dépit d’autres. Au bout de quelques niveaux de personnage franchis (oui, il y a plusieurs jauge expérience, il faut suivre), les branches du système HELIX dévoilent quelques grosses améliorations qui boostent au maximum le personnage lié. Ce principe fonctionne bien, reste amusant et donne un peu de piment à des combats souvent bien trop quelconques.

Battleborn est-il un bon jeu ? Mouais. Il est sympathique, mais fait preuve de beaucoup de maladresses dans bien des domaines. En multijoueur, il manque totalement d’originalité. En « campagne », on ne se sent jamais inspiré par l’histoire. Et globalement, le feeling des armes et le bestiaire ennemi très limité rendent les parties mollassonnes, brouillonnes et répétitives. Il y a de quoi s’amuser avec Battleborn, c’est une certitude… Aussi, les personnages sont pour la plupart très réussis autant visuellement que dans leurs caractéristiques. Mais cela reste un énorme ratage malgré tout.

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