Boo Greedy kid !

Les maisons de retraite ont accueilli le jeu vidéo depuis quelques années, en s’équipant pour la plupart de Wiis, accompagnées du célèbre jeu de bowling inclus dans WiiSport. Ma grand-mère s’est elle aussi équipée il y quelques années en me demandant une DS à Noël, afin de pouvoir jouer au programme cérébral du Dr. Kawashima. À l’inverse le jeu vidéo a assez peu accueilli les seniors dans ses scénarios de jeu, heureusement Boo Greddy Kid ! remet les pendules à l’heure.



Pourquoi Grand-mère fait du bon café ? Parce qu’elle n’a que ça à foutre.

Les maisons de retraite sont à peu près aussi ennuyeuses pour les visiteurs que pour les résidents. Chaque visite à mémé, pour vérifier qu’elle est encore vivante, promet une journée d’ennui profond. Alors, pour passer le temps, les enfants peuvent jouer à faire peur aux petits vieux, et c’est ce que le joueur va faire dans Boo Greedy Kid ! Pas d’armes, pas d’inventaire, pas de costume, seulement un petit garçon qui peut crier BOO ! derrière mamie, pour lui faire peur. Une fois que tous les petits vieux de l’écran sont tombés en PLS (comme disent les djeun’s) on leur pique le pognon qu’ils ont laché, et on passe au niveau suivant en prenant l’ascenceur.

Au fur et à mesure des étages les choses vont se corser, avec des résidents à effrayer 2 fois pour les détrousser, des infirmier.e.s à tétaniser pour éviter qu’ils ne raniment les seniors à coup de massages cardiaques, et des vigiles, allant du simple agent grassouillet au Robocop tirant des lasers avec ses yeux. Un programme de 100 niveaux en mode campagne, accompagné d’un workshop pour la communauté.



Mamouth écrase les prix

La centaine d’étages à gravir se fait assez rapidement mais tout le sel de Boo Greedy Kid ! vient du système de score. Chaque niveau terminé vous gratifiera d’un score sous forme d’étoiles, une pour avoir fini l’étage, une si vous avez été assez rapide, et une si vous avez volé assez de sous à ces pauvres gens (mais si, ils ont vécu la guerre les pauvres). La première s’obtient donc assez facilement, la dernière en prenant votre temps ne devrait pas poser de soucis mais voilà, la seconde, quant à elle, vous demandera justement de ne pas trainer, comme ce bon vieux Charles. Et pour y arriver il va falloir découvrir les subtilités du jeu.

L’équipe de Flying Oak Games a en effet ajouté des petits détails au titre, je ne parle pas seulement des animations, présentant les petits vieux en train de se gratter la bite, mais aussi de détails de gameplay. Certains résidents nécéssitent par exemple d’être effrayé 2 fois avant de tomber au sol. Un premier Boo ! va les réveiller, puis ils vont courir partout en vous frappant sur leur passage, à moins que vous n’esquiviez d’une roulade. Après quelques secondes la pauvre victime va se calmer et vous pourrez alors l’achever d’un second cri bien placé. Ce laps de quelques secondes sera cependant fatal à votre score et il existe des façons de le réduire pour obtenir votre étoile de temps.

À proximité d’une porte, une roulade permettra de refermer celle-ci, ça semble assez anodin au premier abord, mais si vous fermer cette porte au nez d’un résident en train de vous courir après, il se calmera immédiatement. Pour gagner du temps vous pourrez donc crier une première fois derrière papy, lui claquer la porte au bec, pour le calmer de suite, crier une seconde fois, et vous voilà avec le pognon en poche en un rien de temps. Cette mécanique n’est expliquée nul part, et il y a fort à parier que d’autres du même acabit doivent être dissimulés dans le jeu.


Des niveaux sous forme de tableaux, des mécaniques de gameplay subtiles (à découvrir soi-même) pour scorer, des patterns à analyser et apprendre pour s’améliorer et un peu de pixels. Boo Gredy Kid ! est un digne successeur des jeux d’arcade de l’époque de mamie. Mais loin de vider votre portefeuille au café du coin, il ne coûte que le prix d’une bière et saura convenir parfaitement au retrogamers qui savent que les vrais ne se contentent pas de terminer un jeu, mais de le finir à 100 %

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

Chezmoa

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