Blossom Tales: The Sleeping King​

Rapide Critique

Blossom Tales: The Sleeping King

Développeur :

FDG Entertainment GmbH & Co. KG

Date de Sortie : 28 Mars 2017 – Prix : 14.99 €

Scrollant machinalement sur Facebook pendant que je faisais caca, une publication sponsorisée, pour un petit jeu indépendant, m’est apparue sous les yeux. Aimant les pixels j’ai regardé le petit trailer. Et aimant de tout mon coeur Zelda a Link to the Past, j’ai cédé à l’achat de Blossom Tales, qui fleure bon le RPG-Action de mon enfance.

Blossom Tales c’est l’histoire d’une histoire. Grand-père faisait tranquillement la sieste au coin du feu mais ses petits enfants en ont décidé autrement et réclament une histoire. Ils vont alors découvrir la fabuleuse légende du royaume de Blossom et de son roi endormi. Les enfants ne manqueront pas d’interpeller papy pour lui poser des questions, s’exclamer ou encore lui faire remarquer qu’il ne se foule pas. Et si l’épreuve est un peu trop facile, les enfants briseront un faux 4e mur dans le jeu, pour augmenter la difficulté et apporter une pointe d’humour à une histoire pas franchement originale , mais qui fait complètement le job.

Côté Gameplay, là aussi c’est du classique qui fonctionne parfaitement. On explore la map jusqu’au donjon, on résout des énigmes, ni trop simples, ni trop biscornues, on y chope une nouvelle arme, on matraque le boss local avec, puis on passe au suivant. Des petites quêtes annexes viennent ponctuer le tout de bonus, de quarts de coeur, ou de pognon. Bref si vous êtes fan de Zelda a Link to the Past, vous ne serez pas dépaysé.

Sorti assez discrètement il y a quelques temps, Blossom Tales ne paye pas de mine et est pourtant très bon. On y retrouve l’esprit du hit de Nintendo à travers 8 petites heures de voyage et d’aventure. Un périple idéal à vivre entre 2 gros jeux. 

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Critiques

Awesome Pea

Développé par une personne seule dans son coin, Awesome Pea joue la carte du rétro avec des graphismes en pixel art monochrome et des filtres pour imiter votre bon vieil écran CRT. Côté gameplay aussi la carte du classic gaming est de mise, avec un plateformer tout ce qu’il y a de plus simple, votre personnage peut se déplacer, sauter et c’est tout. C’est plutôt (le chien de Mickey) concernant le level design que les efforts ont été mis. Des niveaux en progression horizontale assez classique, d’autres avec un scrolling parallax aussi gerbant qu’à l’époque, des tours à gravir et des grottes à dégringoler pour les niveaux verticaux.

Awesome Pea est assez court, et un poil redondant sur les derniers niveaux. Les décors s’enchaînent et se ressemblent malgré la variété de départ de ceux-ci, et le tout manque d’un réel équilibrage. Certains niveaux sont injustement difficiles, alors que le suivant est une partie de rigolade. Les complétistes qui voudraient attraper chaque pièce et chaque diamant verront vite l’aspect punitif du procédé et passeront sans doute leur chemin

Awesome pea est un petit jeu sans prétention, s’il était sorti en 1992 sur GameBoy il aurait eu sa place dans mon sac banane. Mais le monde a changé et ma Switch ne tient pas dans mon sac banane, Awesome Pea aura donc du mal à se faire une place, à moins d’être à tout tout petit prix.

Hey Love ! Adam

À la Gamescom on rencontre tout un tas de développeurs au koelmesse, mais aussi dans les soirées. En discutant à l’une d’entre elles, j’ai rencontré Justin et lui ai demandé sur quoi il travaillait. Et si la plupart se vantent de leur travail, Justin, quant à lui, m’a répondu timidement qu’il avait sorti un “jeu de drague pour gamine de 14 ans”. J’ai rangé sa carte dans mon portefeuille et sa phrase dans un coin de ma tête, puis j’ai testé ça il y a quelques semaines, juste pour voir, et j’ai finalement terminé le jeu à travers les 33 chapitres qui le composent.

Lire la suiteHey Love ! Adam

ToeJam & Earl: Back in the Groove!

En 2013, je testais Sega Vintage Collection: ToeJam & Earl, il est donc assez logique que mon bien aimé rédac’ chef m’ai alors confié le soin de tester ToeJam & Earl: Back in the Groove!

Les 2 extra-terrestres sont de retour des années 90 et vont comme par enchantement s’écraser sur terre. Pour repartir, il va falloir qu’ils retrouvent les pièces de leur vaisseau, éparpillées parmi les différents niveaux du jeu. En vue du dessus le protagoniste de votre choix devra explorer chaque étage à la recherche des morceaux de véhicule, de l’ascenseur pour passer à l’étage supérieure et de paquets cadeaux au contenu toujours aussi inconnu. Allons droit au but, le nouveau Toejam et Earl c’est le premier en plus vilain, en plus fouillis et surtout en 2019, la sauce ne prend plus.

Si les rééditions de 2013 pouvaient avoir un parfum de nostalgie, cette nouvelle mouture à plus un goût de réchauffé. Le jeu est globalement le même, avec des graphismes moins pixélisés mais aussi moins convaincants. Et ce qui pouvait fonctionner dans les années 90 n’ai plus forcément fun aujourd’hui. Aucune explication sur les ennemis, sur les objets, ni même l’univers et un scénario prétexte insipide, qui ne rendent pas la (courte) aventure bien passionnante. À moins d’être véritablement fan du titre originelle (et encore, rebranchez plutôt votre Megadrive), passez votre chemin.

Windjammers

Au départ je voulais juste faire une Rapid’ critique de Windjammers, parce que c’est un portage. Mais je me suis souvenu que pendant longtemps il fallait être un riche bourgeois propriétaire d’une NEO GEO AES pour pouvoir y jouer. Ou alors riche bourgeois propriétaire d’une borne d’arcade en MVS. Et puis Windjammers est sorti sur Vita, une console qui s’est mal vendue, ce qui n’a pas rendu le jeu plus accessible malheureusement. Et enfin, oui enfin, le célèbre jeu de Freesbie a débarqué sur Switch et je vais vous expliquer longuement en quoi c’est fantastique.

Lire la suiteWindjammers

Dans la peau d’un FEFFStivalier

Le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, qu’on va appeler le FEFFS parce que c’est quand même plus court à prononcer, se tenait fin Septembre dans la ville éponyme. Une partie de l’équipe de GameSideStory y était présente pour couvrir la partie jeu vidéo, mais aussi les films et le festival dans son ensemble.

Lire la suiteDans la peau d’un FEFFStivalier

Fallback

Loin, loin, loin, au fin fond du 10.1 de Koelnmesse, que les habitués comme moi appellent “La Cave”, se trouvait le stand d’Atlangames, regroupement des professionnels du jeu vidéo de l’Ouest de la France. Et parmi leur sélection de jeux, j’ai pu tester Fallback.

Après une introduction très amusante, à base de morceaux de vieux films en noir et blanc, je découvre un univers sombre dans un futur post-apocalyptique prenant place dans un labyrinthe souterrain. Sous forme de jeu de plateforme en 2 dimensions (mais modélisé en 3D), votre personnage devra traverser des espaces tantôt confinés, tantôt très vides, générés de façon aléatoire. Malgré une génération procédurale, les niveaux cachent de petite warpzones, dans lesquelles se trouveront des coffres au contenu lui aussi généré de façon procédurale. Le tout est d’ailleurs créé à base de “briques de niveaux” pré-construites à la main, garantissant au level design une certaine qualité et une cohérence globale.

Rythmé par un système de boss et d’étages, le jeu reprend les codes classiques du Rogue like, couplé à un gameplay de plateformer, on peut bien sûr sauter, mais aussi ramper, combattre, s’agripper à des rebords, monter à des échelles, etc. Entre chaque étage, le joueur sera invité à améliorer son équipement et ses capacités auprès de scientifiques en blouse blanches, dont on se demande un peu comment ils font pour garder des vêtements aussi propres à 6 pieds sou terre. Améliorant ainsi les statistiques du héros mais aussi quelques variantes de gameplay avec de nouvelles aptitudes (comme par exemple une roulade permettant d’esquiver des coups).

Actuellement en Alpha, Fallback est pour le moment assez prometteur. Mais comme pour la plupart des rogues like il faudra attendre la version finale pour voir si le procédural apportera assez de diversité pour éviter la monotonie d’un gameplay répétitif. À moins qu’un scénario surprise ne viennent s’insérer dans l’équation.

APE OUT

Les jeux Devolver se reconnaissent habituellement par leur profusion de pixels et de violence. Dans APE OUT, pas la moindre trace de pixels, alors pour équilibrer le tout, ils ont augmenté encore la dose de violence.

Vous incarnez un gorille s’échappant de sa cage et visiblement en colère. En vue du dessus il faudra réussir à traverser le bâtiment lourdement gardé par des hommes armés (on se demande d’ailleurs bien pourquoi il y a autant de gardes dans ces bâtiments). Vous ne disposez pas d’armes, pas d’objets et les éléments de décor ne vous serviront pas à grand chose, heureusement, vous êtes un gorille. Vos 2 gros bras musclés sont un atout idéal pour attraper ces frêles gardes humains et a les éjecter contre le mur le plus proche, par la bais vitré du 5e étage ou encore sur leurs compagnons. Le jeu pourrait très bien se faire calmement en neutralisant un par un les ennemis après les avoir attirés, mais la musique de fond, rythmée par le fracas de vos ennemis anéantis, donne une énergie folle au titre. On se prend en un rien de temps à courir  à travers les couloirs ensanglantés des corps de gardes, pris d’un sentiment de puissance extrême. Le tout est enrobé d’une direction artistique atypique clairement réussie autant au niveau musicale que graphique.

Brassens chantait “gare au gorille” mais celui de sa chanson était bien calme comparé à celui d’APE OUT, car s’il croisait un juge au coin du couloir c’est sans doute tout son bras qu’il lui enfilerai dans l’anus, avant de le balancer contre le mur le plus proche.

Fury Unleashed

J’ai eu du mal à trouver Fury Unleashed sur le stand polonais, sans doute parce qu’il a changé de nom et que j’avais l’ancien sur ma liste (The Badass Hero). Une fois trouvé, le dev’ me propose directement de tester le jeu, manette en main sur le PC, ou console en main sur la Switch. En bon consoleux qui se respecte, j’ai naturellement opté pour la seconde solution.

Fury Unleashed est un run n’gun largement inspiré de Métal Slug (de l’avoeu de ses créateurs) mélangé à des mécaniques de Comix Zone. On mitraille à peu près tout ce qu’on croise dans des niveaux prenant place dans les cases d’une bande dessinée. La génération des niveaux est aléatoire, et il ne faudra pas nécessairement suivre le sens de lecture d’une bande dessinée classique pour progresser jusqu’au boss. Les armes à glaner au fur et à mesure de l’aventure sont elles aussi générés aléatoirement mais sont accompagnées d’un petit arbre de compétences, pas du tout aléatoire, pour votre personnage. Les niveaux sont bien sûr ponctués d’un boss plus gros, plus fort et plus rapide que les trashs mobs que vous aurez découpé sur le chemin. Une formule simple mais efficace, qui a déjà fait ses preuves.

Jouable en coop locale Fury Unleashed semble atteindre son principal objectif : être une version moderne de Metal Slug. Plus accessible que le hit dont il s’inspire, il ne demandera pas de connaitre les niveaux par coeur pour progresser, ni de claquer tout votre argent de poche dans le monnayeur. Reste à voir si il saura maintenir le fun sur la durée, comme son grand frère de chez SNK à su le faire.