Shenmue 3

Shenmue III

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Koch media – Date de Sortie : 30 Mai 2019

Le stand de Koch media est constitué d’un gros bar central autour duquel s’articule plusieurs petites pièces proposant chacune une production ou société différente. Ayant rendez-vous pour Shenmue III, je passe par l’accueil, qui me dit juste “ok c’est à l’intérieur”. Je rentre, heureux comme un pape, et me dirige joyeusement vers le pupitre SEGA placé à l’intérieur pour me présenter. C’est quand l’employé de SEGA m’annonce que Shenmue n’est pas chez eux, en me pointant une petite porte en face, que le malaise s’installe. Shenmue 1 et 2 était chez SEGA, et leur à couté un bras à l’époque, ont-ils eu raison de ne pas lancer le 3e opus eux-même ?

Partager sur facebook
Partager sur twitter

À l'idée de voir la Chine, une étrange pâleur envahit le joueur

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, Shenmue III a pour principale qualité d’être Shenmue, et pour principal défaut d’être Shenmue. Je vous invite à relancer le premier épisode de la saga et vous pourrez redécouvrir avec joie la phrase “Did you any men in black suit this day ?” que Ryo pose à tous les PNJ. Vous remémorer la rigidité du gameplay, l’approximation des collisions et la traduction à la truelle des dialogues peu variés. Pour Shenmue III c’est un peu différent, la démo se passe plus tard dans le scénario et Ryo est à la recherche d’un homme à la cicatrice sur le visage. On passe donc de PNJ en PNJ en demandant “Did you see any men with a scraf on the face ?” Ma première impression à été d’abord de me dire qu’on se foutait un peu de ma gueule à me ressortir le même défaut qu’il y a 20 ans. J’ai ensuite découvert un gameplay rigide, des collisions approximatives et des dialogues peu variés, traduits à la truelle. Et oui, Shenmue III c’est la même daube que le premier épisode.

Mais à l’inverse le Shenmue de cet ancien temps était précurseur, proposant au delà du gameplay un dépaysement fou jamais vu auparavant. Shenmue III reproduit à merveille cette sensation, après ma première impression de foutage de gueule je me suis laissé absorber par son ambiance, ses couleurs, sa musique, et je me suis senti voyager en Chine. J’avais assez vite trouvé l’homme à la cicatrice mais j’ai profité du temps de la démo pour me balader, découvrir les paysages, acheter des babioles au distributeur du coin, bref j’ai joué à un Shenmue.

Shenmue III est le digne successeur de la série. Si les fans de la saga risquent de retrouver tous leurs repères, qu'ils soient bons ou mauvais, difficile d'imaginer le nouvel opus toucher de nouveaux joueurs. Dépaysant comme son ancêtre, il a aussi mal vieillit que celui-ci alors qu'il n'est pas encore sorti. Shenmue III ne s'annonce pas mauvais comme le crie la presse, ni bon d'ailleurs, il s'annonce fidèle à la série et sera juste le vrai Shenmue III, simplement sorti avec 15 ans de retard.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

Windjammers 2

Windjammers 2

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Dotemu – Date de Sortie : Inconnue

J’avais pu tester une première ébauche de Windjammers 2 l’an dernier. Celle-ci proposait seulement 2 personnages, et une nouvelle mécanique. En une petite année, le jeu a bien évolué et revient pour cette Gamescom avec une démo pleine de nouveau contenu.

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Quitter les bords de la plage

Pour les 2 du fond qui n’auraient jamais entendu parler de Windjammers, c’est une sorte de Pong, qu’on a gonflé aux stéroïdes et croisé avec Street Fighter. Le but étant de coller son disque dans un ersatz de cages derrière l’adversaire à l’aide de tirs en diagonale ou en courbe, ainsi que de lobs et d’attaques spéciales.

Ce nouvel opus s’annonce avec une direction artistique un peu plus urbaine que son grand-frère. Qu’il s’agisse du niveau tout de béton fait, d’un personnage très “streetwear” au niveau vestimentaire ou encore de la musique du trailer ci-contre, qui rappellera certains passages de Jet Set radio aux plus anciens. Les graphismes colorés aux gros cernes noirs mettent bien en avant l’aspect dynamique du titre, même si les couleurs de la démo testée semblaient un poil moins vives qu’un Street of Rage 4, présenté sur l’écran juste à côté.

Côté Gameplay c’est la fête ! Le prototype de l’an dernier présentait une barre de EX, qui se remplissait au fur et à mesure des échanges pour permettre de déclencher une attaque super imparable une fois celle-ci pleine. Si cette jauge est toujours d’actualité l’attaque n’est plus imparable (mais cela peut encore changer qui sait), et déclenche une version augmentée du super de votre personnage. C’est très pyrotechnique sans être véritablement ultra efficace. De nouveaux coups viennent cependant apporter une dimension supplémentaire au gameplay, comme le contre. En appuyant sur la touche dédiée à la réception du disque, celui-ci est renvoyé d’un coup de coude ou d’une grande claque, au raz du filet. Oui vous avez bien lu, au raz du filet. Une mécanique qui va forcer les joueurs à bien gérer leur positionnement horizontal en plus du vertical, et rendre les personnages lourds, moins efficaces qu’ils ne l’étaient dans le premier Windjammers. 

Autre nouveauté, le saut et surtout le smash qui l’accompagne. Il est à présent possible d’attraper un disque au vol pour le balancer dans le fond du terrain, un peu à la façon d’un lob, mais en beaucoup plus précis. Le smash pouvant lui même être intercepté par un autre saut, il présente un bel atout mais aussi une grosse prise de risques. Une mécanique qui va une nouvelle fois pousser les joueurs à surveiller leur positionnement horizontal. Ajoutez à cela un passage en 16/9 au lieu d’un 4/3, et vous voilà avec une belle surface à gérer. 

Windjammers 2 n'est pas une simple version améliorée graphiquement du premier du nom. Les nouvelles mécaniques (encore à équilibrer) offrent une toute nouvelle expérience, qui va démarquer le titre comme un jeu à part entière et non comme une banale suite. Les nouveaux coups, sans rendre le tout trop complexe, vont sans doute réduire la difficulté entre néophytes et experts, tout en promettant déjà de futurs matchs plus qu'excitant à haut niveau.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

Dandy Ace

Dandy Ace

Preview Jouable : Non – Vu chez : Brazil Games – Date de Sortie : Juin 2020

Entre 2 rendez-vous j’ai réussi à trouver quelques minutes pour passer voir Thibaut, qui m’avait proposé de découvrir les jeux du stand Brésilien. Je n’ai eu le temps d’en voir qu’un seul, mais on sous-estime souvent ces pavillons regroupés par pays.

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Le magicien devant l'abîme du château

Dandy Ace est un Rogue Like prenant place dans univers magique. Ici les ennemis ne sont pas des robots, des zombis, des monstres sanguinaires, simplement la chaise ou le chandelier du château qui peut  vous sauter à la tronche à chaque instant. Il y a bien ce petit lapin, avec un chapeau mais il est loin de ce l’on peut appeler un monstre sanguinaire, et se fond à merveille dans l’ambiance colorée et exubérante des décors.

Pour se défendre (et accessoirement leur casser la gueule aussi) votre magicien dispose de plusieurs pouvoirs qu’il pourra sélectionner et équiper à l’aide d’un système de cartes. Chacune de celles-ci peut apporter une capacité, ou bien être équipée en complément d’une autre pour activer un effet passif. Les différentes cartes sont à glaner au fur et à mesure de l’aventure, permettant d’améliorer vos attaques.

Le développeur, ayant joué à pas mal d’autres rogue-like, à tenter de mettre en place un système moins punitif que ses confrères du genre. En effet dans la plupart d’entre-eux, l’équilibrage à la pisse fait que si vous loupez votre premier niveau/étage, vous êtes bon pour recommencer, car vous n’irez pas bien loin. Dans Dandy Ace, une phase entre chaque niveau vous permet de vous régénérer, ou bien d’obtenir une carte ultra forte si vous avez passé l’étage sans vous faire toucher. Un système qui permet de rendre le jeu moins punitif auprès des néophytes, tout en récompensant les plus doués.

Petite surprise Brésilienne sortie de nul part, Dandy Ace tente d'apporter un nouveau regard sur le Rogue like. Coloré, au système d'équipement simple mais efficace, avec la volonté de rendre le tout équilibré, il a de sérieux atouts pour plaire. Reste à voir si la version définitive convaincra les habitués du genre et si elle arrivera à convertir de nouveaux joueurs moins expérimentés.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

YAGA

Street Of Rage 4

street of rage 4

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Dotemu – Date de Sortie : Inconnue

Street Of Rage c’est un peu comme Mad Max, c’est le dawa dans le turfu, et il faut faire la loi soit même. Un peu comme Mad Max aussi, parce qu’on a bien aimé le premier, vraiment kiffé le second, puis le troisième, pardon quel troisième ? Non vraiment jamais entendu parler…

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Nettoyage musclé dans la rue du quai

Street of Rage 4 reprend avec classique le concept de ses prédécesseurs : dans un futur, pas si lointain, c’est l’apocalypse et il faut lutter pour survivre. Une fois votre personnage sélectionné, à vous de nettoyer la ville de ces punks, ces putes et ces clodos qui pullulent dans nos rues. Pour ce, des poings dans la gueule, des coups de genoux dans le bide et des armes de fortune pour varier les plaisirs (tessons de bouteilles, tuyaux de canalisation, etc). Et pour vous remettre un peu d’énergie, des pommes, et surtout du poulet braisé, à ramasser par terre pour regagner un peu de vie.

Au niveau des contrôles, c’est fluide et réactif. Cherry, le nouveau personnage apporté dans cet épisode, propose un gameplay encore plus nerveux que les classiques Blaze et Axel, pourtant déjà bien réactif. Si le bouton pour appeler les flics à la rescousse n’était pas de la partie lors de la démo, il était en revanche possible d’activer un coup spécial par personnage, ayant aussi pour effet de nettoyer une bonne partie de l’écran. Ces attaques, comme tout le reste du jeu, mettant en avant une direction artistique moderne, peaufinée et vraiment réussie.

Les différents niveaux rendent hommage aux anciens opus, avec des clins d’œil parfois discrets et on l’espère un niveau de l’ascenseur digne de ce nom. 

Comme beaucoup, j'attendais d'avoir Street of Rage 4 en main pour vérifier si le jeu serait fidèle aux précédents titres de la série, et la démo m'a clairement convaincue. Manette en main on se croirait en train de jouer à SoR 2, mais avec des graphismes améliorés. J'attends à présent la sortie définitive du jeu pour savoir si à l'instar d'un Mad Max Fury Road, Street of Rage 4, sera l'épisode qui rendra ses lettres de noblesse à la série.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

Kunai

Kunai

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Dotemu – Date de Sortie : Inconnue

Le stand de Dotemu, qui se démarque par son magnifique look des années 90 et son poster de Terminator, se divise en 2 parties. D’un côté les  productions Dotemu tirées de classiques du jeu vidéo, comme Street of Rage 4 ou Windjammers 2 (dont je vous parlerai tout bientôt), de l’autre, le label indépendant, nommé The Arcade Crew (dont l’équipe porte des vestes toutes aussi classe que le stand). Kunaï fait partie de cette seconde catégorie. 

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Un robot qui ne fait pas du chiqué avec son sabre.

Dans le futur, l’homme a disparu et le monde post-apocalyptique appartient aux machines (je vous ai parlé du poster de Terminator ?). Vous incarnez l’une d’elle, une espèce de tablette tueuse, possédée par l’esprit d’un ancien guerrier ninja. Armé d’un arsenal de samouraï du futur, vous partirez explorer ce monde à la recherche du but de votre création. 

Metroidvania aux couleurs rappelant indéniablement le GameBoy, Kunaï propose à l’inverse des poncifs du genre, de vous donner rapidement toute votre palette de coups et mouvements. De votre katana, aux Kunaïs pour escalader les murs, en passant par des armes à feu, l’arsenal semble varié. Le level design un peu labyrinthique ne sera pas du goût de tout le monde et il faudra sans doute sortir crayon de papier et feuilles à petits carreaux pour s’y retrouver (vintage jusqu’au bout). Les contrôles sont nerveux et réactifs, dignes d’un véritable ninja, rendant la progression à travers les niveaux fluide et dynamique. On se fraye un chemin jusqu’aux boss sans trop de difficulté (à part se perdre) et ceux-ci semblent relativement équilibrés (celui de la démo l’était en tous cas).

Un robot ninja évoluant dans un futur post-apocalyptique, Kunai c'est un peu la promesse du metroidvania Gameboy que l'on a pas eu dans les années 90. Malgré un level design un peu confus, et un scénario à peine effleuré, la démo promet une aventure à la hauteur de ce que mon âme d'enfant peut en attendre. Le jeu final ne tournera clairement pas sur ma petite console portable fétiche, mais la Switch fera très bien l'affaire si le jeu final tient ses promesses.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

Young Souls

young souls

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Dotemu – Date de Sortie : Inconnue

Découvert l’an dernier sur ce même stand Dotemu, Young Souls était à nouveau jouable. Derrière une Direction Artistique aux petits oignons, les développeurs souhaitaient cette année nous expliquer plus en profondeur les mécanismes du jeu en lui-même.

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Les jumeaux redoutent l'averse.

Jenn et Tristan sont 2 jeunes adolescents orphelins, que le vieil homme qui habite au bout de la ville a recueilli. Plutôt mal intégrés au reste de la ville, ils sont un peu les ados rebelles incompris qui squattent en bas de chez vous. Ce que les habitants ne savent pas en revanche c’est que les jumeaux (enfin des faux jumeaux du coup) ont découvert un passage vers un autre monde sous le leur, celui des gobelins. 

Vous incarnez ces djeun’s (de préférence en coopération locale) et passez la journée à explorer la ville, et à faire du shopping pour vous préparer à la nuit, quand vous descendez dans le monde des gobelins pour les affronter. Votre équipement se fait donc à base de sneakers et de fringues à vous payez à la boutique de la ville. Et comme le disent les développeurs, ce qu’il y a de pratique avec les jumeaux c’est qu’ils peuvent facilement se saper avec les mêmes frusques (vous avez vu, je parle le vieux djeun’s). Les phases de journées sont assez colorés (les screenshots disponibles ne rendent malheureusement pas honneur à cette qualité) et la ville semble assez vivante d’après ce que la démo présentait. 

Une fois la phase de journée terminée, il ne sera plus possible de modifier son équipement ou son personnage, et la séquence de nuit, constituée de combats dans le monde des gobelins pourra commencer. Au niveau gameplay on retrouve un beat them all, assez réactif et dynamique qui colle bien avec l’ambiance générale du jeu.

 

Bien plus qu'un simple Beat them' all, c'est tout un système d'évolution des personnages et de l'équipement qui apporte une vraie mécanique de RPG au jeu. Si la direction artistique est magnifique (je vous invite vraiment à regarder le trailer), le jeu se cachant derrière se veut vraiment complet et les développeurs travaillent à proposer un titre qui soit beau mais pas seulement. On attend avec impatience la version finale de la petite équipe française, pour vérifier si le titre sera à la hauteur de ses promesses.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

YAGA

Shing !

shing !

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Pavillon polonais – Date de Sortie : 30 Mai 2019

Cette année le stand polonais était encore plus grand qu’à son habitude, grâce à un soutient conséquent du consulat qui a mis les petits plats dans les grands. Il fallait donc être courageux pour trouver un studio parmi la multitude de portes, de renfoncement et de comptoirs d’accueil différents sur le stand de plusieurs mètres de longs. Avec un peu d’insistance et beaucoup de patience j’ai fini par trouver Shing !

Partager sur facebook
Partager sur twitter

D'un coup de katana, en rasant, je lui ai coupé le lobe.

Shing ! est un beat’ theam all aux graphismes colorés ou chaque joueur incarne un personnage muni d’une épée ou d’un sabre. D’un stick vous vous déplacez et de l’autre, vous trancher. Pour ce, vous pouvez mettre un petit coup de stick dans la direction désirée, mais aussi exécuter des tours, ou demis-tours, de stick pour déclencher d’autres attaques. Il faut quelques minutes pour assimiler toutes les possibilités du gameplay, puis tout devient réactif et naturel. 

Le jeu propose bien évidemment un mode multijoueurs canapé qui fait la saveur du genre, d’autant que les attaques peuvent se compléter. Vous faites voler un ennemi pour le déchiquetez frénétiquement avant de retomber au sol, tandis que votre équipier saute à son tour pour reprendre au vol votre victime et continuer de la massacrer. Certains ennemis demanderont quant a eu des coups particuliers pour pouvoir les toucher, comme par exemple des rampants qu’il faudra décoller du sol à l’air d’un attaque basse pour les enchainer une fois en l’air. D’autres sont munis d’un bouclier qu’il faudra casser en renvoyant un projectile dessus, avant de dépecer son porteur. Quelques objets viennent aussi varier les plaisirs, pour ne pas jouer uniquement du couteau. 

Sans se montrer exceptionnel Shing ! semble remplir le cahier des charges d'un beat'em all de canapé. Le gameplay est nerveux, la coopération vraiment utile et amusante. Reste à voir si à travers ses quelques niveaux, le jeu final saura nous occuper plus d'une seule soirée entre amis.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

Fall Guys: Ultimate Knockout

Fall Guys: Ultimate Knockout

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Devolver digital – Date de Sortie : 2020

Le battle royal est à la mode et prend des apparences de plus en plus étranges et originales. Si les plus célèbres restent PUBG ou Fortnite, d’autres ont sur redéfinir le genre, comme Tetris 99. Et comme vous vous en doutez, Devolver, qui n’aime décidément pas faire comme tout le monde, prépare lui aussi son propre Battle Royal, avec ses propres règles.

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Il faut être habile pour survivre à une telle déroute.

La démo de Fall Guy présentait 3 niveaux sur les 5 en préparation, mais permettait déjà un bel aperçu du contexte. Vous débutez avec un personnage en vue à la 3e personne, aux côté d’une centaine de confrères. Au coup d’envoi, il faut être dans le premier tiers à passer la ligne d’arrivée pour être sélectionné. Pour ralentir votre course, des séries de portes alignées à passer, mais sur chaque ligne, une seule est véritablement ouverte. Il faudra donc beaucoup de chances pour traverser la bonne porte à chaque barrage, voyant le nombre de portes (mais aussi d’adversaires) décroitre au fur et à mesure. Vous êtes sélectionné  ? Passons à l’étape 2.

Dans une arène fermée, relativement restreinte et animée, la moitié des participants démarrent avec une queue de castor. À la fin d’un compte à rebours de quelques minutes, il faudra être l’heureux possesseur de l’une d’entre elle pour ne pas vous faire éliminer. Il suffit d’être touché par un adversaire pour vous faire voler votre précieuse queue, mais il sera tout aussi simple d’en récupérer une autre. Vous êtes encore là ? Passons à la dernière étape.

Des catapultes bombardes des boules en caoutchouc géantes, activant des portes, des marteau et divers obstacles jonchant la montagne à gravir pour atteindre la couronne. Le premier à l’attraper sera alors le grand gagnant. On pousse ses adversaires, se retrouve éjecté par les portes et les boules ou encore ralenti par un tapis roulant. Vous avez réussi à attraper la couronne ? Bravo vous êtes le vainqueur d’un battle royal ou l’on ne tue personne.

Des décors colorés, un design un peu ridicule, des épreuves rigolotes, des obstacles à moitié mous pour ne pas se faire mal, il ne manque plus qu'une vachette pour ne plus pouvoir nier l'évidence : Fall Guys : Ultimate Knockout c'est Interville en jeu vidéo. On attend d'en savoir plus sur les autres épreuves pour décider d'embaucher Lagaf' ou non, et surtout de savoir si ça sera marrant plus de quelques soirs d'été.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

Yooka-Laylee and the Impossible Lair

Yooka-Laylee and the Impossible Lair

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Team 17 – Date de Sortie : 08 octobre 2019

En 2017 je testais pour vous le prometteur Yooka-Laylee, malheureusement victime du mal des plateformers 3D : la caméra. Les créateurs reviennent à présent avec un autre jeu tiré du même univers et qui va résoudre ce problème d’un seul coup puisqu’il s’agit d’un jeu de plateforme en 2D cette fois-ci.

Partager sur facebook
Partager sur twitter

L'abeille coule

Dans la plupart des jeux de plateforme, il faut faire les niveaux bien dans l’ordre pour finalement arriver au dernier d’entre eux et terminer la partie. Dans Yooka-Laylee and the Impossible Lair, vous pouvez à l’inverse vous diriger directement vers le dernier niveau. Vous risquez de vous faire sévèrement botter l’arrière train, mais vous pouvez toujours tenter. Pour les humains normaux, comme vous et moi (du moins j’espère que vous êtes humain aussi) il faudra explorer la carte afin de collecter des abeilles qui feront office de points de vie mais aussi de renforts pour affronter le niveau final, le fameux impossible Lair !

Tout comme pour le précédent opus, votre duo regorge d’une palette de coups et de mouvements diversifiés permettant de se sortir de situations dangereuses. Les PNJ connus seront toujours de la partie, dont ce vieil escroc de serpent qui vous raquettera cette fois-ci pour déverrouiller des zones de la carte.

Les tonics seront eux-aussi toujours présent mais apporteront un nouvel intérêt puisque mélanger ceux-ci permettra de changer totalement les graphismes du jeu. Durant la démo les développeurs m’ont montré comment passer le jeu en mode Gameboy, ou comment astucieusement imiter le style de Limbo. C’est totalement inutile, et c’est pour ça que c’est indispensable.

Si Yooka-Laylee n'était qu'un simple Banjo-Kazooie 3 aux yeux de certains, il prend ici son envol et s'émancipe de son ancêtre pour affirmer sa personnalité et son univers à travers un nouveau style de jeu. Restant rétro dans l'âme, il devrait combler les fans du premier, avec un résultat bien mieux fini que l'était son prédécesseur (de ce que j'ai pu en voir), tout en attirant de nouveaux joueurs, autrefois allergiques aux mouvements de caméras vomitifs.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

Carrion

carrion

Preview Jouable : Oui – Vu chez : Devolver digital – Date de Sortie : 2020

Les jeux Devolver sont souvent orientés violence et pixels. Cette année sur les 3 titres présentés, 2 d’entre eux étaient plutôt colorés et “familiaux”. M’approchant de Carrion pour le tester, j’enfile le casque, tandis que son développeur me souhaite alors “de joyeux cris d’humains”, et on peut dire qu’à lui seul il a largement rattrapé le quota de violence habituel de l’éditeur.

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Un parasite me brouille l'écoute

Les films et jeux vidéo présentent souvent des héros chargés de détruire la menace d’un parasite envahisseur. De The Thing à Dead Space, en passant par The Faculty, tous ont sauvés l’humanité, Carrion c’est l’inverse. Aux commandes d’un parasite bien cradingue vous devrez vous échapper d’un complexe scientifique non sans bouffer quelques humains en route.

Le gameplay est un peu étrange puisque votre parasite n’a pas 2 jambes mais un nombre prononcé de tentacules. Quelques instants sont nécessaires avant de comprendre comment se déplacer et attraper un petit casse-croute humain. La progression se fait sous la forme d’énigmes à base de portes et d’interrupteurs, puis viennent s’ajouter de nouveaux pouvoirs à votre parasite pour diversifier les choses. Les lance-flammes, drônes tueurs et tout un tas de gadgets n’équipant que les complexes scientifiques tenteront bien sûr de vous éradiquer en cours de route pour corser l’aventure.

Les graphismes tout en pixels pourraient atténuer la violence du sujet s’ils n’étaient pas couplés à un sound design génialissime qui fait toute l’ambiance du jeu. Des Schploc schploc des tentacules, aux horribles cris des humains qu’on entend jusqu’à ce que le bruit de leurs os broyés ne viennent les étouffer. Une immersion sonore à la fois ignoble et passionnante.

Carrion m'a surpris dès ses premiers cris. Après cette première découverte s'est alors présenté un jeu aux mécaniques sachant se renouveler (du moins sur 30 minutes) mais qui manque encore d'une véritable histoire pour pouvoir tenir un joueur en haleine pendant plus d'une heure ou deux. Un titre à surveiller avec curiosité entre 2 films d'horreurs à base de parasite.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

D'autres Previews

YAGA