Captain Toad: Treasure Tracker
Nintendo Switch

Ce qu’il y a de bien avec la Switch, c’est que vous pouvez (re)découvrir les perles rares que Nintendo a pu sortir sur sa regrettée WiiU quand tout comme moi, vous avez fait l’impasse sur cette dernière. Ce n’est pas tellement qu’elle ne m’intéressait pas en tant qu’amoureux des consoles du géant japonais depuis bien longtemps déjà. Je me disais, sans doute comme beaucoup, que je la prendrai l’année prochaine, quand elle aura suffisamment de jeux pour me contenter. Puis finalement, la nouvelle console hybride de Nintendo pointa le bout de son nez avant que je ne puisse résoudre mon indécision. Et tant mieux.



Capitaine abandonné

A bien des égards, la Nintendo Switch est une machine au concept bien plus abouti que celui de sa grande sœur, et de ce fait, elle semble tout indiquée pour être peuplée des titres WiiU restés orphelins faute de ventes suffisantes de leur plateforme initiale. Captain Toad : Treasure Tracker fait partie de ces gemmes qui méritent qu’on leur donne une seconde chance. Alors bien évidemment, si vous faisiez partie de ceux ayant acheté une WiiU, il est fort possible que Captain Toad vous soit déjà connu, étant presque certain que voulant amortir votre achat, chacune des exclusivités Nintendo a forcément du trouver place au sein de votre foyer. La version Switch ne semble pas tellement faire plus par rapport à celle déjà très propre d’origine. Elle arrive quand même à se dandiner du champignon dans un très respectable soixante images par seconde en grande partie en version mobile. Pour faire court, c’est beau et fluide.

Et purée de pommes de terre, Captain Toad est magnifique. Ses niveaux sont de véritables petits dioramas soigneusement préparés pour notre plus grand plaisir. Le sceau de qualité Nintendo n’y est certainement pas pour rien, surtout que même l’aliasing se fait très discret. Un peu moins en mode docké sur la télévision, mais dans son ensemble, c’est tout bêtement mignon à croquer. Il y a relativement peu de différences apportées à cette version. Notre tonton Régis aimé l’avait déjà dit qu’ils sortiraient leurs anciens hits WiiU pour les faire découvrir au nouveau public venu avec la Switch en leur apportant juste une couche de polish et quelques bonus supplémentaires. C’est le cas ici avec quelques niveaux bonus inspirés par le dernier Mario. Mais ce qui change le plus, c’est la manière d’y jouer. Sans mablette, il fallait bien compenser son utilisation active dans le jeu de manière différente. En mode portable, l’écran de la Switch remplace les fonctions tactiles de la mablette par les siennes. Quand elle est dans son dock par contre, il va falloir compter sur un viseur calé sur les fonctions motrices des joycons. Ce n’est pas aussi précis mais la seule solution.



Indiana Toad en pantoufles

A première vue, Captain Toad : Treasure Tracker ne paye pas de mine. Derrière son côté mignon se cache pourtant un monstre d’efficacité vidéo-ludique. Ses dioramas lui servent en vérité de moyen pour créer des puzzles subtils basés sur l’observation puisqu’il faudra absolument faire tourner la caméra dans tous les sens pour espérer remarquer les bonus ou les passages cachés. Tel des Indiana Jones pantouflards, Toad et Toadette nous invitent dans une aventure au ralenti, loin des frasques électriques de ces deux-là dans les Mario Kart. Chacun des niveaux présents réutilisent avec une intelligence rare les différents pièges, ennemis ou plateformes mouvantes d’à peu près tous les Mario mais à leur sauce et adaptés aux mouvements posés de nos deux champignons. Il s’agit après tout d’un jeu de puzzles, et quand bien même il sera nécessaire à quelques rares occasions de faire preuve d’un zeste de réflexes, c’est belle et bien la réflexion qui l’emportera au final.

Avec plusieurs dizaines de niveaux sans parler des multiples éléments bonus à y récolter, sa durée de vie reste plutôt princière. Surtout que les niveaux ont beau se suivre, ils ne se ressemblent pas vraiment, excepté quand il s’agit de subvertir le thème d’un précédent niveau pour mieux le revisiter comme celui des boss par exemple. Qualité Nintendo oblige, Captain Toad sans être incroyablement ardu propose tout de même une difficulté progressive adaptée à tous, sachant que perdre toutes vos vies ne vous obligera jamais à refaire tous les niveaux depuis le début. Et si d’aventure vous perdiez trop de vies, il vous offrirait à terme un bonus d’invincibilité à ramasser par vous-même, le rendant accessible à tous. Vous n’y êtes heureusement pas obligé.

Si vous en aviez fait l’impasse sur WiiU ou n’en possédiez tout simplement pas, Captain Toad : Treasure Tracker est alors pour vous si vous aimez la plateforme pépère et les puzzles faisant appel à votre sens de l’observation. Pour les autres, il ne vous offrira que la maigre consolation de pouvoir être joué à peu près n’importe où avec la Switch en mode portable. Un bénéfice que vous devrez déterminer s’il est négligeable ou pas. Pour les autres, c’est une perle rare à ne pas rater sur la dernière console de Nintendo.

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

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