À l’occasion des Game Awards, désormais rendez-vous de fin d’année assez populaire mettant en avant des récompenses façon Oscars du Jeu Vidéo, une idée assez intéressante à germée sur Steam. En partenariat donc, une quinzaine de démos jouables de jeux vidéo indépendants à venir sont proposées pendant 48H. Nous avons fait le tour de ces jeux et nous vous en proposons un cours avis rapide, histoire de savoir quoi suivre en 2020. N’oubliez surtout pas d’ajouter ces jeux dans vos listes de souhaits sur Steam, si jamais vous utilisez la plateforme. Ceci aide grandement les développeurs par la suite.

Plateformer bourrin divisé en tableaux, Acid Knife se montre dans une version de travail avancée mais pas encore totalement construite qui met surtout en exergue un gameplay intéressant. Du WallJump (sauts d’un mur à l’autre) se mélange à une gestion d’un inventaire particulier puisqu’il permet de stocker un bouclier, des armes, mais aussi et surtout des gemmes qui permettent d’ouvrir les portes vers le prochain niveau. Problème : stocker une gemme prend un slot d’inventaire et permet de moins s’équiper de plusieurs armes.

Comme si ça ne suffisait pas, les armes se détériorent vite et si on ne veut pas les perdre, il faut les réparer… Avec un autre objet à garder en main dans son inventaire. Heureusement pour la fluidité de l’action, on peut obtenir quelques raccourcis rapides. Mais surtout, c’est dans son traitement visuel que Acid Knife sort du lot. Il a encore beaucoup de soucis de précisions des collisions et de cadence, mais il est prometteur.

Le jeu de l’amour, de la créativité, de la détente. Chicory est, en une seule démo, déjà complètement envoutant. Vous y jouez ce drôle de personnage ayant “emprunté” un pinceau magique après que le monde ait perdu ses couleurs. Par votre faute, sans doute ? Introduction idéale à un jeu que l’on attend de pied ferme, Chicory permettra déjà aux plus artistes de s’en donner à cœur joie.

A travers le village, plusieurs personnages vous demanderont de recolorer leur maison. Rien ne vous empêche cependant de colorier le reste du monde à votre façon, dans un plus pur esprit de détente que ce qui est proposé dans ces fameux bouquins de coloriages “relaxant”. Mine de rien, dans Chicory, ça marche très bien !

Chicory est sans nul doute l’une des plus belles surprises de cette sélection. Préférez cependant y jouer à la souris, pour une efficacité à toute épreuve au dessin, là ou forcément à la manette c’est davantage compliqué…

On y découvre un monde dévasté, en pixels magnifiques au décor minutieusement construit sprite par sprite. L’occasion de suivre les aventures de John et Sam, l’un est adulte se battant au shotgun, aux bombes et à la poêle, l’autre est une magicienne. Chacun de ces personnages a ses propres pouvoirs et actions à réaliser dans ce jeu d’action/puzzle demandant souvent de passer d’un personne à l’autre.

Réellement marquant par son ambiance visuelle unique, Eastward propose une démo jouable en deux temps : un long moment de discussion en ville avec différents protagonistes, puis un donjon et un Boss pour bien en découvrir le gameplay. Ce petit aspect Zelda-like combiné à du narratif qui semble bien travaillé donne vraiment envie d’en savoir plus, même si la répétitivité guette fatalement ce genre de jeu.

Les sticks analogiques pour les bras, les petites gâchettes pour les pieds et les grandes gâchettes pour attraper des choses avec les mains : voilà le gameplay de ce jeu de physique d’une personne de l’espace qui va devoir jouer… des pieds et des mains (avouez, vous êtes fiers de moi) pour résoudre des énigmes, aller d’un point A à un point B sans rager à chaque mauvaise manipulation, tout cela dans un jeu s’inspirant évidemment de l’horrible Getting Over It with Bennett Foddy.

Clairement pas pour les nerfs les plus à vifs, Heavenly Bodies possède surtout une esthétique globale très propre qui lui concède quelques points devant un concept qu’on a quand même déjà vu et revu pas mal de fois maintenant. Mais en coopération, ça peut faire le job !

Revenez plus tard, on va tenter d’y jouer à deux pour une meilleure critique à chaud 🙂

Hybride d’un Point & Click et d’un jeu narratif moderne, RÖKI est une fable, un conte, une petite merveille visuelle qui, on l’espère bien fort, proposer une histoire à la hauteur de sa direction artistique. Calme et relaxant, RÖKI possède surtout une force : ses plans de caméra, ses mouvements souples et amples, ses transitions légères et qui en mettent pourtant plein la vue.

Déjà aperçu à Indiecade Europe, RÖKI est de ces jeux qui subjuguent au premier regard avant de nous laisser en plan devant une fin de démonstration un peu trop sèche. On en aurait bien repris un peu et même, on attend avec beaucoup d’impatience la sortie de ce titre à mettre absolument en liste de souhait si on aime le genre. Croisons bien fort les doigts pour que cette démo soit au moins fidèle à ce dont on aura le droit dans la version définitive.

Mais c’était sûr en fait ! On s’enjaille sur la présentation d’un petit oiseau qui fait du skate et forcément, même s’il reprend tout le gameplay d’un jeu Tony Hawk des premières années, SkateBIRD est pour l’instant, dans cette version Alpha Bac à Sable, absolument pas prêt. Les animations, la rigidité, les caméras, la finition, rien n’est encore là.

Du coup, si le projet donnait envie, là on se dit que c’est quand même bien en retard sur ce qu’on nous montrait en trailer. Surtout, quel intérêt de proposer une telle démo qui donne une mauvaise image du jeu ? Allez, on oublie, on attend la prochaine preview et on se calme. Ajoutez le jeu en liste de souhait si l’idée vous plaît mais vraiment, ne lancez pas la démo. Attendez quelque chose de plus concluant.

Les créateurs de Jotun et Sundered reviennent avec un jeu encore plus beau, animé avec talent, qui nous raconte la vie d’une jeune fille qui, sur son bateau, va se lier avec des esprits et tenter de les apaiser en les menant à bon port. Cette démo est magnifique en tout points et augure du meilleur pour la suite, principalement parce qu’elle montre une diversité d’actions intéressantes : sur le bateau, il est possible de cuisiner, pêcher, planter des graines. En exploration, on tombe sur des événements plus ou moins aléatoires. Dans les endroits à visiter, plusieurs quêtes sont au rendez-vous permettant de débloquer de nouvelles capacités. Enfin, il est possible de construire des bâtiments sur notre bateau pour accueillir un maximum de monde.

Envoutant et semblant nous raconter quelque chose de vraiment intéressant, Spiritfarer est sans aucun doute l’une des démos à jouer absolument dans cette liste. Un jeu que l’on va surveiller de très près, désormais !

System Shock, l’original, est un jeu qui a marqué l’histoire du jeu vidéo. Sans lui, surement pas de Deus Ex, encore moins de Bioshock. Depuis quelque temps, une refonte se montre dans les salons et c’est la première fois que le grand public peut y toucher. Et mine de rien, ça souffle autant le chaud que le froid.

Prometteur pour son environnement glauque et froid, ses mécaniques de jeu intelligentes (il vous faut trouver vos éléments d’interface, comme la santé, la carte du niveau, etc) mais en même temps, tout à fait vieillot dans sa façon de se battre contre des mobs sans quotient intellectuel simulé. On va mettre ça sur le dos de la démo, évidemment loin de représenter le produit fini.

C’est sans doute, même si on n’aime pas trop les monstres et le froideur des niveaux, une démo à essayer au moins pour voir ce qui nous attends et surtout, sait-on jamais, voir si on n’accroche pas à cet univers particulier. Il a vraiment une “gueule” de jeu des années 90 sur PC et ça, c’est merveilleux. Le reste ? Employons l’habituel “Wait & See” pour bien s’en sortir.

Promis, si j’arrive à jouer après l’écran de chargement qui ne s’arrête jamais, je vous fais un retour.

Point & click de son état, The Drifter possède un style bien à lui. Reprenant les pixels et animations des meilleurs heures de LucasArts, il propose surtout une voix-off continuelle, du brisage de quatrième mur assez fin pour ne pas être lassant mais surtout, une progression qui joue et se joue des codes habituels du genre. Tout cela dans un univers hyper-glauque et crado, histoire de donner envie de s’y frotter.

Le jeu se définit comme un Pulp Adventure Thriller et c’est exactement ce qu’il semble être, par tous les pores de sa peau de pixels. Mais surtout, il propose une ambiance mêlant Pulp et Bizarreries (oui, mais ne comptez pas sur moi pour vous spoiler) entièrement narrée en anglais. Donnez-lui des sous-titres en français, tous les mois de développement nécessaires et vous aurez un Point & Click vraiment intéressant qui mérite qu’on le suive de près.

Jeu narratif au style visuel extrêmement épuré, Wooden Nickel semble raconter le Far West via un journal qui, tous les matins, vous permettra de choisir votre destination et votre récit. La journée est divisée en plusieurs moments pour autant de faits divers, d’évènements, de lieux à découvrir toujours à partir des articles du journal.

On ne sait pas encore si le tout servira un grand scénario, même si quelques pistes sont déjà au rendez-vous dans cette démo jouable très convaincante pour les amoureux des jeux lettrés qui y trouveront, qui plus est, un rythme de jeu lent mais sans ennui qui sied parfaitement à la lecture, les musiques et le charme global d’un titre qu’on attend avec curiosité. Au moins pour ce qu’il semble vouloir nous raconter.

Enfin, nous avions déja testé deux jeux à la Gamescom. Ces deux jeux nous ont semblé vraiment très prometteur, au top de ce qui devrait sortir en 2020. Voici ces deux jeux disponibles en Démo sur Steam pendant 48H, ainsi que le lien vers leur Preview Gamescom.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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